Chapitre II : Matériels et Méthodes
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L'évaluation de la vulnérabilité côtière des régions comprend deux approches principales : la
première prend en compte les variables physiques pour évaluer la vulnérabilité locale d'une
côte particulière (Gornitz, 1990, Gornitz et al., 1994, Shaw et al., 1998, Thieler et
Hammar-Klose, 1999, Pendleton et al., 2010, Doukakis, 2005, Hegde et Reju, 2007,
Nageswara Rao et al., 2008, Yin et al., 2012, Kumar et Kunte, 2012, Bagdanaviciute et
al., 2015) ; et la seconde prend en compte des variables socioéconomiques telles que la
densité de la population et des paramètres physiques pour estimer la vulnérabilité
socioéconomique d’une zone (Boruff et al., 2005, Szlafsztein et Sterr, 2007, Devoy, 2008,
Murali et al., 2013, Kunte et al., 2014, Mahapatra et al., 2015).
Les travaux ultérieurs, ceux de Thieler et Hammar-Klose (1999) ont permis de l’améliorer
et en utilisant le même principe pour estimer le risque d'élévation du niveau de la mer en
Atlantique, au Golfe du Mexique et au niveau des côtes du Pacifique. L’IVC combine ainsi la
sensibilité du système côtier avec sa capacité naturelle à s'adapter à des conditions
environnementales changeantes, ce qui donne une mesure quantitative de la vulnérabilité
naturelle du littoral aux effets de l'élévation du niveau de la mer (Klein et Nicholls, 1999 ;
Pendleton et al., 2010).
En Algérie, l’évaluation de la vulnérabilité côtière à l’aide de l’IVC est rare, principalement
en raison de l'absence de données de base composant cet indice sur certaines zones restantes à
ce jour des endroits vierge de toutes études. La principale application académique de l'IVC en
Algérie était une approche physique appliquée à Alger en 2014 par Mihoubi et al. (2014), qui
ont produit un IVC selon la formule de Gornitz et White (Gornitz et al., 1994). Cet IVC ne
prend malheureusement pas en compte les paramètres socio-économiques. L’application de la
formule de McLaughlin et Cooper (2010) par Rabehi et al., (2018) et Otmani et (al., 2019)
est venue compléter la première application et démontre que l’IVC peut évoluer dans le temps
ou varier en fonction des facteurs de calcul et surtout la qualité de la donnée employée.
Dans l’optique de calculer l’IVC physique de la baie de Zemmouri, nous avons choisi la
méthode de Thieler et Hammar-Klose (1999 ; 2000). Après sélection des indicateurs, une
évaluation statistique du degré de fragilité par rapport à chaque variable est établie. Par la
suite, nous proposons des représentations graphiques (cartes de synthèse) intégrées dans une
base de données SIG afin de permettre le calcul des indices de vulnérabilité (IVC) physiques.
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