Conclusion
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Conclusion
Cette étude rentre dans le cadre du suivi du réseau de surveillance de l'herbier de
Posidonia oceanica mis en place en juillet 2015 au niveau d’une portion de la limite supérieure
de l’herbier à Posidonia oceanica situé en face du front de mer de la ville de Bou Ismaïl.
Le suivi de cette limite montre son caractère vulnérable qui résulte d’une part de l’action
anthropique caractérisé principalement par le diversement les rejets (domestiques et
industriels), et d’autre part de l’important hydrodynamisme qui règne dans ce secteur (Braïk,
1989). L’herbier se développe principalement sur un substrat rocheux, ce qui d’ailleurs n’a pas
permis d’enfoncer profondément les piquets d’ancrage des balises, les rhizomes sont en
majorité de type orthotrope (croissance verticale), et sont enfouis dans le sédiment (pas de
déchaussement), le sédiment de l’intermatte est caractérisé par des cailloux dits sablo-rocheux.
Les paramètres caractérisant la vitalité des herbiers à Posidonia oceanica - à l’échelle
de la population - montrent quelques fluctuations entre 2015 et 2022, dont l’augmentation de la
densité et une diminution sensible du recouvrement, avec une structure en patchiness, associée
à la dégradation du milieu en raison des rejets d’effluents. Selon Boumaza (2015) cette
corrélation négative entre la densité et le recouvrement semble constituer une réponse aux
variations locales des ressources disponibles, telle que la concentration en nutriments – suite
aux rejets d’effluents – et/ou à la nature hétérogène du substrat – sableux à sablo-rocheux.
Concernant les paramètres biométriques, c'est-à-dire à l’échelle individuelle, ils
montrent également une variabilité entre 2015 et 2022. L’augmentation de la surface foliaire -
paramètre intégrateur de l’ensemble des paramètres biométriques, semble traduire une
amélioration des conditions du milieu. En outre, la diminution de la biomasse des épiphytes des
feuilles vient conforter notre hypothèse.
Les zones de régression observées se situent principalement au milieu du balisage entre
les balises N°6 et 7. La tendance générale de l’évolution de l’herbier de Posidonie est plutôt
régressive de faible ampleur. La cartographie de limite permet également de visualiser
l’évolution de l’herbier sur un plus long terme. Cette affirmation doit rester prudente et les
futures suivis permettront de confirmer ou non celle-ci. Un retour sur le site tous les cinq ans
serait plus indiqué. Néanmoins, il serait judicieux d’installer des nouvelles balises de référence
en arrière des balises N° 6 et 7, afin de suivre l’évolution régressive à long terme dans cette
zone. Un entretien annuel des structures mises en place, du fait de l’importance de
l’hydrodynamisme.
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Surveillance de la limite supérieure de l\'herbier à Posidonia océanica du front de mer de la ville de Bou Ismail - 55/66

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