Chapitre 2
Matériels et Méthodes
16
Quand les feuilles de Posidonia oceanica meurent, le limbe se détache et tombe, alors
que sa base foliaire appelée pétiole reste rattachée au rhizome, il est alors désigné sous le nom
d’écaille. L’épaisseur des écailles ainsi que plusieurs paramètres anatomiques varient de façon
cyclique en fonction de leur rang d’insertion sur le rhizome (Pergent, 1993).
L’évolution au cours du temps de l’épaisseur de l’écaille apparue à l’apex du rhizome
est un phénomène : les écailles « fines » apparaissant à la fin de l’hiver ou au début du
printemps, tandis que les écailles épaisses apparaissent en automne. Le terme « année
lépidochronologique » définie la période de temps comprise entre deux minima d’épaisseur
(Pergent, 1993).
La possibilité, en particulier, de délimiter le long des rhizomes des tronçons
correspondant exactement à une année lépidochronologique et la possibilité d’identifier cette
année, permet d’évaluer : la vitesse de croissance des rhizomes, sa production et le nombre de
feuilles produites chaque année.
Mode opératoire
Les écailles sont détachées soigneusement du rhizome en respectant l’ordre distique de
leur insertion, la dissection se fait des plus anciennes aux plus récentes. Les écailles sont
numérotées, en fonction de leur position sur le rhizome : l’écaille se trouvant juste en dessous
de la feuille vivante porte le N°1. Leur rang augmente donc des plus récentes au plus anciennes.
La position des minima et des maximas d’épaisseur est notée pour chaque rhizome. Le rhizome
est coupé au niveau de l’insertion de l’écaille fine. Nous obtenons ainsi une série de traçons de
rhizome, délimités par deux minima d’épaisseur et correspondent chacun a une année (Pergent,
1993) (Figure 9). Ils sont ensuite mesurés et placés dans une étuve (70°C, 72h), puis pesés sur
une balance de précision.
Figure 9. Photo représentant les cycles lépidochronologiques de Posidonia oceanica avec les
tronçons de rhizomes correspondants (Boumaza, 2015).
Matériels et Méthodes
16
Quand les feuilles de Posidonia oceanica meurent, le limbe se détache et tombe, alors
que sa base foliaire appelée pétiole reste rattachée au rhizome, il est alors désigné sous le nom
d’écaille. L’épaisseur des écailles ainsi que plusieurs paramètres anatomiques varient de façon
cyclique en fonction de leur rang d’insertion sur le rhizome (Pergent, 1993).
L’évolution au cours du temps de l’épaisseur de l’écaille apparue à l’apex du rhizome
est un phénomène : les écailles « fines » apparaissant à la fin de l’hiver ou au début du
printemps, tandis que les écailles épaisses apparaissent en automne. Le terme « année
lépidochronologique » définie la période de temps comprise entre deux minima d’épaisseur
(Pergent, 1993).
La possibilité, en particulier, de délimiter le long des rhizomes des tronçons
correspondant exactement à une année lépidochronologique et la possibilité d’identifier cette
année, permet d’évaluer : la vitesse de croissance des rhizomes, sa production et le nombre de
feuilles produites chaque année.
Mode opératoire
Les écailles sont détachées soigneusement du rhizome en respectant l’ordre distique de
leur insertion, la dissection se fait des plus anciennes aux plus récentes. Les écailles sont
numérotées, en fonction de leur position sur le rhizome : l’écaille se trouvant juste en dessous
de la feuille vivante porte le N°1. Leur rang augmente donc des plus récentes au plus anciennes.
La position des minima et des maximas d’épaisseur est notée pour chaque rhizome. Le rhizome
est coupé au niveau de l’insertion de l’écaille fine. Nous obtenons ainsi une série de traçons de
rhizome, délimités par deux minima d’épaisseur et correspondent chacun a une année (Pergent,
1993) (Figure 9). Ils sont ensuite mesurés et placés dans une étuve (70°C, 72h), puis pesés sur
une balance de précision.
Figure 9. Photo représentant les cycles lépidochronologiques de Posidonia oceanica avec les
tronçons de rhizomes correspondants (Boumaza, 2015).
