Chapitre 1
Généralités sur les herbiers à Posidonia oceanica
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d’autres écosystèmes où elle constitue la base de nombreux réseaux trophiques (RicoRaimondino 1995).
➢
Les feuilles et les algues épiphytes associées, assurent une large part de la production
d’oxygène de l’étage infralittoral et constituent de ce fait un important facteur d’oxygénation
de l’eau et du sédiment (Boudouresque et al., 2006).
➢
Les herbiers constituent un lieu de frayère, de nurserie, d’abris vis-à-vis des prédateurs
et d’habitat permanent pour des milliers d’espèces animales et végétales. Au total, plusieurs
centaines d’espèces végétales et plusieurs milliers d’espèces animales peuplent ces herbiers, et
font de ces prairies sous-marines un véritable « pôle de biodiversité » (Boudouresque et al.,
2006).
➢
Les herbiers à Posidonia oceanica constituent une barrière contre l’hydrodynamique qui
atténue l’énergie cinétique des particules en suspensions, qui se déposent plus rapidement,
contribuent ainsi à améliorer la clarté de l’eau et protègent les côtes de l’érosion (Terrados et
Duarte, 2000). Par ailleurs, la matte souterraine stabilise les fonds meubles en agissant comme
un piège à sédiments (Molinier et Picard, 1952). En outre, la taille des feuilles de Posidonia
oceanica, leur densité et les épiphytes qu’elles supportent réduisent efficacement l’action
hydrodynamique des houles et des courants, ce qui a pour conséquence une diminution nette de
l’érosion au niveau du fond mais également au niveau de la frange côtière (Jeudy de Grissac et
Boudouresque, 1985). Cette dernière profite également de l’effet antiérosif engendré par les
banquettes, constituées de feuilles de Posidonies rejetées sur les plages (Boudouresque et
Meinesz, 1982).
L’estimation de l’importance économique qui dérive des services suivants : rétention des
sédiments et atténuation de l’hydrodynamisme, production d’oxygène, rôle de nurserie et
production primaire, est estimée à 172 € m
-2 a
-1 (Vassallo et al., 2013).
Enfin, les herbiers à Posidonia oceanica sont considérés comme des formations
essentielles dans la séquestration du carbone atmosphérique, en raison de la lente dégradation
qui caractérise les rhizomes lignifiés et les racines au sein de la « matte ». Selon les estimations
effectuées par Marbà et al. (2014), 20 à 27 Tg de CO2 sont séquestrés annuellement par les
herbiers à Posidonia oceanica dans le bassin méditerranéen. Par conséquent, ces derniers
constituent des puits de carbone naturels contribuant à l’atténuation des changements
climatiques (Pergent et al., 2014). Toutefois, ce rôle peut être gravement compromis si la
régression des herbiers à Posidonia oceanica, actuellement observée, n’est pas arrêtée (Marbà
et al., 2014).
Généralités sur les herbiers à Posidonia oceanica
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d’autres écosystèmes où elle constitue la base de nombreux réseaux trophiques (RicoRaimondino 1995).
➢
Les feuilles et les algues épiphytes associées, assurent une large part de la production
d’oxygène de l’étage infralittoral et constituent de ce fait un important facteur d’oxygénation
de l’eau et du sédiment (Boudouresque et al., 2006).
➢
Les herbiers constituent un lieu de frayère, de nurserie, d’abris vis-à-vis des prédateurs
et d’habitat permanent pour des milliers d’espèces animales et végétales. Au total, plusieurs
centaines d’espèces végétales et plusieurs milliers d’espèces animales peuplent ces herbiers, et
font de ces prairies sous-marines un véritable « pôle de biodiversité » (Boudouresque et al.,
2006).
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Les herbiers à Posidonia oceanica constituent une barrière contre l’hydrodynamique qui
atténue l’énergie cinétique des particules en suspensions, qui se déposent plus rapidement,
contribuent ainsi à améliorer la clarté de l’eau et protègent les côtes de l’érosion (Terrados et
Duarte, 2000). Par ailleurs, la matte souterraine stabilise les fonds meubles en agissant comme
un piège à sédiments (Molinier et Picard, 1952). En outre, la taille des feuilles de Posidonia
oceanica, leur densité et les épiphytes qu’elles supportent réduisent efficacement l’action
hydrodynamique des houles et des courants, ce qui a pour conséquence une diminution nette de
l’érosion au niveau du fond mais également au niveau de la frange côtière (Jeudy de Grissac et
Boudouresque, 1985). Cette dernière profite également de l’effet antiérosif engendré par les
banquettes, constituées de feuilles de Posidonies rejetées sur les plages (Boudouresque et
Meinesz, 1982).
L’estimation de l’importance économique qui dérive des services suivants : rétention des
sédiments et atténuation de l’hydrodynamisme, production d’oxygène, rôle de nurserie et
production primaire, est estimée à 172 € m
-2 a
-1 (Vassallo et al., 2013).
Enfin, les herbiers à Posidonia oceanica sont considérés comme des formations
essentielles dans la séquestration du carbone atmosphérique, en raison de la lente dégradation
qui caractérise les rhizomes lignifiés et les racines au sein de la « matte ». Selon les estimations
effectuées par Marbà et al. (2014), 20 à 27 Tg de CO2 sont séquestrés annuellement par les
herbiers à Posidonia oceanica dans le bassin méditerranéen. Par conséquent, ces derniers
constituent des puits de carbone naturels contribuant à l’atténuation des changements
climatiques (Pergent et al., 2014). Toutefois, ce rôle peut être gravement compromis si la
régression des herbiers à Posidonia oceanica, actuellement observée, n’est pas arrêtée (Marbà
et al., 2014).
