Introduction
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Introduction :
Posidonia oceanica, et les herbiers qu’elle constitue sont devenus, au cours des
dernières décennies, un objectif majeur de protection et de gestion du milieu marin en
Méditerranée en effet ce fragile écosystème joue un rôle fondamental, en termes de maintien
de la biodiversité et de la productivité des zones côtières (Boudouresque et al., 2006).
Depuis quelques décennies, surtout aux abords des grands centres urbains, les herbiers
sont rentrés en phase de régression de façon alarmante. Les causes de la régression des herbiers
à Posidonia oceanica en Méditerranée sont attribuées pour 67% d’entre eux à des impacts
physiques, 30% à l’eutrophisation et 2% à la compétition avec les algues invasives, selon Marbà
et al. (2014).
Par conséquent, les herbiers à Posidonia oceanica, sont devenus l’objet de toutes les
attentions et leur suivi apparaît comme une priorité. C’est dans cet optique que de nombreux
réseaux de surveillance des herbiers à Posidonia oceanica sont mis en place, en particulier ceux
basés sur le modèle Réseau de Surveillance Posidonies (RSP), initié par le GIS posidonies
(Groupement d’Intérêt Scientifique, basé à l'université de Luminy à Marseille) - depuis le début
des années 80 dans la région Provence-Alpes-Côte-D’azur (France) - et régulièrement optimisé
(Boudouresque et al., 2007). Il constitue l'un des plus grands programmes d'observation, à long
terme, des herbiers à Posidonia oceanica en Méditerranée et hautement reconnu pour sa rigueur
scientifique (Boudouresque et al., 2006).
Le RSP consiste en l’installation de repères fixes – balisage, transects et carrés
permanents - à laquelle est associé l’étude des paramètres de vitalité mesurés sur 2 échelles
spatiales, la plante et l’herbier (Habitat), et ce, dans le but de mettre en évidence l’évolution des
herbiers à Posidonia oceanica – recul, stabilité, régression.
Sur la base des techniques utilisées par le RSP - qui ont servi de base méthodologique
et grâce aux initiatives du Centre d'Activités Régionales pour les Aires Spécialement Protégées
(CAR/ASP, PNUE), et plus particulièrement depuis 1999, suite à l’adoption du Plan d’Action
pour la Conservation de la Végétation Marine en Méditerranée (Pergent et al., 2012), plus de
360 sites, répartis dans 12 pays méditerranéens, sont répertoriés par Pergent et Bertrandy
(2013). Le long du littoral méditerranéen algérien 7 sites de surveillance basés sur ce modèle
ont été mis en place dans le cadre de projets divers : Ile de Rachgoune (Ain Témouchent), Anse
de Kouali (Baie de Bou Ismaïl), Bou Ismail (Baie de Bou Ismaïl), El Djamila (Baie de Bou
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Surveillance de la limite supérieure de l\'herbier à Posidonia océanica du front de mer de la ville de Bou Ismail - 12/66

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