12
et TRANSUTAPANIT, 1979) , alors que son optimum de croissance, variable entre les
souches, est compris entre 25°C et 30°C. (TRIGUI, 2017).
4.4 pH
Selon CAMARGO et al., (2004), l’artémia vit dans des biotopes neutre (pH=7) ou légèrement
alcalins (pH>7). Le pH qui est entre 8 et 8.5 favorise l’activité enzymatique qui provoque la
destruction de la membrane et favorise l’éclosion.
4.5 Compétition, Prédation et Parasitisme
Cette espèce n’a pas de compétiteurs, du moins dans les milieux hyper salés, mais à des salinités
inférieures à 70 PSU, quelques groupes d’invertébrés peuvent entrer en compétition avec
elle, comme les rotifères, les ciliés et plus rarement divers crustacés (anostracés et
copépodes). (TRIGUI, 2017)
Les prédateurs de cette espèce sont nombreux et le sont d’autant plus lorsque la salinité est
proche de celle de l’eau de mer, car tous les zooplanctophages trouvent dans l’Artémia un
aliment facile à capturer à cause de la lenteur de sa nage en pleine eau en position renversée
(ALOUI, 2003).
L’Artemia est sujette à des maladies dues à des parasites mais peu de littérature existe sur ce
point (SORGELOOS, 1980 in MAHLOUL et MADDI, 2018).
4.6 L’Alimentation
L’Artemia est une espèce typiquement « filter feeder » phagotrophe qui peut filtrer toutes
particules inertes ou vivantes en suspension grâce aux soies garnissant les thoracopodes
(PROVASOLI et SHIRAISHI, 1959), capable d’absorber des particules alimentaires
(phytoplancton, bactéries et détritus) dont la taille se situe entre 1 et 30 microns, généralement
elle peut atteindre jusqu’au 60 microns.
Le processus d’alimentation de cette espèce diffère selon les stades de développement :
-Chez les nauplii, elle est assurée par la deuxième paire d’antennes.
-Chez l’adulte, elle est assurée par les thoracopodes (11 paires d’appendices thoraciques
remplacés au fil des mues).
La taille optimale des particules alimentaires qui est de 25 à 30 microns pour le nauplius et 40
à 50 microns pour l’adulte (DOBELLEIR et al. 1980). La composition des aliments ne présente
pas une préférence particulière chez l’Artémia, d’où l’intérêt économique indéniable pour son
élevage. Cette absence de sélectivité augmente considérablement l’éventail des aliments
nécessaires au développement de l’Artémia. Donc, quel que soit la matière choisie, vivante ou
inerte, elle doit présenter deux caractéristiques primordiales pour être ingérée par l’Artémia :
Précédent

Estimation de la croissance d’Artemia salina en élevage - 25/67

Suivant