Résultats et discussion
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4.2.1 Utilisation Apparente de l’Oxygène (UAO)
Les concentrations de l’UAO révèlent que, d’une manière générale, les eaux de surface de la
Méditerranée sont proches de l’équilibre avec l’atmosphère avec une légère sursaturation en
oxygène (Figure 14). Les sursaturations maximales sont notées en été dans la majorité des sous
bassins : Algérien, Liguro provençal, Adriatique et Egée (-6,4 ±9,3 ; -5,6 ±8,3 ; -12,0 ±11,5 ; -
6,1 ±5,0, respectivement) ; Tandis que les sursaturations maximales de l’Alboran et du
Tyrrhénien sont au printemps (-7,1 ±7,2 ; -4,2 ±10,8, respectivement) et celles de l’Ionien et
le Levantin sont en automne (-8,2 ±12,0 ; -9,4 ±16,3, respectivement). On remarque qu’en
hiver, il y a une sous-saturation en oxygène dans l’Alboran, le Tyrrhénien et l’Adriatique (1,1
±5,4 μmol/kg et 1,2 ± 14,8 μmol/kg et 11,3 ±8,1 respectivement). Dans le reste des saisons, la
sursaturation persiste pour tous les sous bassins sauf dans le Liguro-provençal où une légère
sous-saturation en oxygène est observée. Les sursaturations sont le résultat de l’effet combiné
des échanges air-mer et de la photosynthèse, alors que les sous-saturations résultent
probablement d’une faible activité photosynthétique ou de phénomènes locaux de remontée
d’eaux profondes, riches en sels nutritifs et moins oxygénées (cas du sous bassin Liguroprovençal en hiver). Dans le bassin occidental, la distribution de l’oxygène semble être
affectée par l’activité à méso-échelle dans la partie Sud du bassin, et par le brassage vertical
dans la partie Nord. Le courant Nord est connu pour présenter une nette variabilité saisonnière
(Millot, 1987). Ce dernier devient particulièrement instable en hiver et génère des turbulences
qui gagnent l’ensemble du bassin. Hainbucher et al. (2015) ont également mis l’accent sur la
grande variabilité spatiale des gyres et tourbillons de la Méditerranée.
Figure 14 : Climatologie saisonnière de l'UAO durant l'année 2011
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4.2.1 Utilisation Apparente de l’Oxygène (UAO)
Les concentrations de l’UAO révèlent que, d’une manière générale, les eaux de surface de la
Méditerranée sont proches de l’équilibre avec l’atmosphère avec une légère sursaturation en
oxygène (Figure 14). Les sursaturations maximales sont notées en été dans la majorité des sous
bassins : Algérien, Liguro provençal, Adriatique et Egée (-6,4 ±9,3 ; -5,6 ±8,3 ; -12,0 ±11,5 ; -
6,1 ±5,0, respectivement) ; Tandis que les sursaturations maximales de l’Alboran et du
Tyrrhénien sont au printemps (-7,1 ±7,2 ; -4,2 ±10,8, respectivement) et celles de l’Ionien et
le Levantin sont en automne (-8,2 ±12,0 ; -9,4 ±16,3, respectivement). On remarque qu’en
hiver, il y a une sous-saturation en oxygène dans l’Alboran, le Tyrrhénien et l’Adriatique (1,1
±5,4 μmol/kg et 1,2 ± 14,8 μmol/kg et 11,3 ±8,1 respectivement). Dans le reste des saisons, la
sursaturation persiste pour tous les sous bassins sauf dans le Liguro-provençal où une légère
sous-saturation en oxygène est observée. Les sursaturations sont le résultat de l’effet combiné
des échanges air-mer et de la photosynthèse, alors que les sous-saturations résultent
probablement d’une faible activité photosynthétique ou de phénomènes locaux de remontée
d’eaux profondes, riches en sels nutritifs et moins oxygénées (cas du sous bassin Liguroprovençal en hiver). Dans le bassin occidental, la distribution de l’oxygène semble être
affectée par l’activité à méso-échelle dans la partie Sud du bassin, et par le brassage vertical
dans la partie Nord. Le courant Nord est connu pour présenter une nette variabilité saisonnière
(Millot, 1987). Ce dernier devient particulièrement instable en hiver et génère des turbulences
qui gagnent l’ensemble du bassin. Hainbucher et al. (2015) ont également mis l’accent sur la
grande variabilité spatiale des gyres et tourbillons de la Méditerranée.
Figure 14 : Climatologie saisonnière de l'UAO durant l'année 2011
