Zone d’étude
34
2.4 La Méditerranée : un « hot spot » du changement climatique
La mer Méditerranée est considérée comme un point chaud du changement climatique
(Palmiéri, 2014). C’est-à-dire une région particulièrement vulnérable où les changements
seront marqués en termes d’élévation des températures et de diminution des précipitations
moyennes, de variabilité interannuelle et d’événements météorologiques extrêmes (Milano,
2009).
2.4.1 La température des eaux méditerranéennes
Les températures moyennes des eaux de surface du bassin méditerranéen ont
considérablement augmenté surtout dans le bassin oriental (Egée, Adriatique et nord de la mer
Ionienne). Selon le GIEC (2014), d’ici 2100, la température des eaux méditerranéennes de
surface vont se réchauffer de 1,1-2,1 à 2,7- 3,8 °C. Ceci modifiera vraisemblablement sa
circulation thermohaline (Milano, 2009). Selon GREC-SUD (2017) , le réchauffement des
eaux de la mer Méditerranée aura des conséquences dramatiques, c’est notamment le cas pour
les gorgones et les moules qui ont subi des épisodes de mortalité massive lors de pics de
températures.
2.4.2 L’acidification des eaux méditerranéennes
La Méditerranée a la capacité d’absorber plus de CO2 d’origine anthropique par unité de
surface par rapport au système océanique global en raison de : la rapide ventilation des eaux
profondes et de la forte alcalinité de ses eaux. Les eaux profondes de cette mer affichent une
acidification plus importante que celle de l’océan mondial. Touratier and Goyet (2011)
estiment une acidification comprise entre - 0,05 et - 0,14 unités de pH. Hassoun (2014) estime
que la variation d’acidification (ΔpHpréindustrielle-2013) varie de 0,055 à 0,156 unités de pH. En se
basant sur le scénario le plus optimiste du GIEC de 2001, le modèle établi dans cette étude
prédit en 2100 une augmentation de l’acidification égale à 0,5263 dans le bassin oriental et
0,5571 dans le bassin occidental (Hassoun, 2014).Plusieurs autres étude ont montré aussi que
le pH de la Méditerranée a baissé au cours des dernières décennies telles que Flecha et al.
(2019) , Hassoun et al. (2015) , Palmiéri et al. (2015) et Touratier and Goyet, (2011).
2.4.3 La salinité
Selon Bethoux et al. (1998), l'élévation des taux d'évaporation et la diminution des
précipitations peuvent être responsables de l’augmentation de 50% des salinités des eaux de
la Méditerranée.
34
2.4 La Méditerranée : un « hot spot » du changement climatique
La mer Méditerranée est considérée comme un point chaud du changement climatique
(Palmiéri, 2014). C’est-à-dire une région particulièrement vulnérable où les changements
seront marqués en termes d’élévation des températures et de diminution des précipitations
moyennes, de variabilité interannuelle et d’événements météorologiques extrêmes (Milano,
2009).
2.4.1 La température des eaux méditerranéennes
Les températures moyennes des eaux de surface du bassin méditerranéen ont
considérablement augmenté surtout dans le bassin oriental (Egée, Adriatique et nord de la mer
Ionienne). Selon le GIEC (2014), d’ici 2100, la température des eaux méditerranéennes de
surface vont se réchauffer de 1,1-2,1 à 2,7- 3,8 °C. Ceci modifiera vraisemblablement sa
circulation thermohaline (Milano, 2009). Selon GREC-SUD (2017) , le réchauffement des
eaux de la mer Méditerranée aura des conséquences dramatiques, c’est notamment le cas pour
les gorgones et les moules qui ont subi des épisodes de mortalité massive lors de pics de
températures.
2.4.2 L’acidification des eaux méditerranéennes
La Méditerranée a la capacité d’absorber plus de CO2 d’origine anthropique par unité de
surface par rapport au système océanique global en raison de : la rapide ventilation des eaux
profondes et de la forte alcalinité de ses eaux. Les eaux profondes de cette mer affichent une
acidification plus importante que celle de l’océan mondial. Touratier and Goyet (2011)
estiment une acidification comprise entre - 0,05 et - 0,14 unités de pH. Hassoun (2014) estime
que la variation d’acidification (ΔpHpréindustrielle-2013) varie de 0,055 à 0,156 unités de pH. En se
basant sur le scénario le plus optimiste du GIEC de 2001, le modèle établi dans cette étude
prédit en 2100 une augmentation de l’acidification égale à 0,5263 dans le bassin oriental et
0,5571 dans le bassin occidental (Hassoun, 2014).Plusieurs autres étude ont montré aussi que
le pH de la Méditerranée a baissé au cours des dernières décennies telles que Flecha et al.
(2019) , Hassoun et al. (2015) , Palmiéri et al. (2015) et Touratier and Goyet, (2011).
2.4.3 La salinité
Selon Bethoux et al. (1998), l'élévation des taux d'évaporation et la diminution des
précipitations peuvent être responsables de l’augmentation de 50% des salinités des eaux de
la Méditerranée.
