Introduction
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Introduction
Les inondations sont le risque naturel qui a le plus d’impact dans le monde à la fois en
raison de leur fréquence et des pertes socio-économiques et environnementales qu’elles
produisent, car dans de nombreux cas, elles sont liées à d’autres phénomènes tels que les
glissements de terrain et les phénomènes météorologiques violents (LLASAT, 2021). Le problème
d’inondation n’est pas une nouveauté, de tout temps l’homme a eu de bonnes raisons de s’installer
dans des zones occasionnellement inondables où il avait un meilleur accès à la ressource en eau.
Depuis longtemps aussi, l’homme a tenté de domestiquer ce « capital eau » au travers des
aménagements hydrauliques afin de mieux maitriser les risques associés dont le risque
d’inondation (GILARD and GENDREAU, 1998). Les tendances des pertes mondiales dues aux
inondations ont augmenté au cours des dernières décennies et ont été principalement attribuées à
l’augmentation de l’exposition due à la forte croissance démographique et au développement
économique dans les zones sujettes aux inondations (IPCC, 2012; MOHLEJI and PIELKE, 2014).
De plus, les régimes et les intensités des précipitations peuvent changer sous l’effet du changement
climatique (IPCC, 2014; KUNDZEWICZ et al., 2014) ce qui pourrait influencer le risque
d’inondation (DANKERS et al., 2014; MILLY et al., 2002).
Les crues soudaines sont beaucoup plus fréquentes dans certaines parties de la région
méditerranéenne (GAUME et al., 2009; LLASAT et al., 2010), cela est dû au climat local, qui est
sujet à de courtes et intenses rafales de pluies dévastatrices. En outre, la croissance démographique
est particulièrement élevée le long des côtes méditerranéennes, entrainant une augmentation rapide
des agglomérations urbaines et des populations exposées aux inondations (GAUME et al., 2018).
En Algérie, de tels phénomènes sont fréquents. Selon GAUME et al. (2018), l’Algérie fait
partie des pays méditerranéens qui ont déclaré le plus grand nombre de personnes tuées dans
chaque inondation documentée. Les inondations et les coulées de boues de Bab El Oued (Alger)
du 11 novembre 2001 (ARGENCE et al., 2006; HEGGLIN et al., 2004; KÄSTNER, 2003;
SANTOS-MUÑOZ et al., 2006; THOMAS et al., 2003), de Ghardaïa en septembre 2008, Bechar,
Naama, Mechria et Telemcen en octobre 2008, ont fait un grand nombre de victimes et causé des
dégâts considérables. À Ghardaïa, le débordement de l’oued M’Zab, en septembre 2008, a
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Introduction
Les inondations sont le risque naturel qui a le plus d’impact dans le monde à la fois en
raison de leur fréquence et des pertes socio-économiques et environnementales qu’elles
produisent, car dans de nombreux cas, elles sont liées à d’autres phénomènes tels que les
glissements de terrain et les phénomènes météorologiques violents (LLASAT, 2021). Le problème
d’inondation n’est pas une nouveauté, de tout temps l’homme a eu de bonnes raisons de s’installer
dans des zones occasionnellement inondables où il avait un meilleur accès à la ressource en eau.
Depuis longtemps aussi, l’homme a tenté de domestiquer ce « capital eau » au travers des
aménagements hydrauliques afin de mieux maitriser les risques associés dont le risque
d’inondation (GILARD and GENDREAU, 1998). Les tendances des pertes mondiales dues aux
inondations ont augmenté au cours des dernières décennies et ont été principalement attribuées à
l’augmentation de l’exposition due à la forte croissance démographique et au développement
économique dans les zones sujettes aux inondations (IPCC, 2012; MOHLEJI and PIELKE, 2014).
De plus, les régimes et les intensités des précipitations peuvent changer sous l’effet du changement
climatique (IPCC, 2014; KUNDZEWICZ et al., 2014) ce qui pourrait influencer le risque
d’inondation (DANKERS et al., 2014; MILLY et al., 2002).
Les crues soudaines sont beaucoup plus fréquentes dans certaines parties de la région
méditerranéenne (GAUME et al., 2009; LLASAT et al., 2010), cela est dû au climat local, qui est
sujet à de courtes et intenses rafales de pluies dévastatrices. En outre, la croissance démographique
est particulièrement élevée le long des côtes méditerranéennes, entrainant une augmentation rapide
des agglomérations urbaines et des populations exposées aux inondations (GAUME et al., 2018).
En Algérie, de tels phénomènes sont fréquents. Selon GAUME et al. (2018), l’Algérie fait
partie des pays méditerranéens qui ont déclaré le plus grand nombre de personnes tuées dans
chaque inondation documentée. Les inondations et les coulées de boues de Bab El Oued (Alger)
du 11 novembre 2001 (ARGENCE et al., 2006; HEGGLIN et al., 2004; KÄSTNER, 2003;
SANTOS-MUÑOZ et al., 2006; THOMAS et al., 2003), de Ghardaïa en septembre 2008, Bechar,
Naama, Mechria et Telemcen en octobre 2008, ont fait un grand nombre de victimes et causé des
dégâts considérables. À Ghardaïa, le débordement de l’oued M’Zab, en septembre 2008, a
