Chapitre I : Généralités
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I.1.3 Mode de reproduction
La reproduction des Gobiidae est peu commune en comparaison avec la plupart des poissons.
Elle nécessite un plus grand soin paternel, car souvent les gobies mettront leurs œufs démersaux
dans un nid territorial préparé et surveillé par le mâle. Les œufs comportent des filaments
adhésifs qui à leur tour seront fixés sur des traces de sperme adhésif. La garde de la ponte des
œufs est assurée par le mâle, jusqu’à ce que les larves éclosent et entament une phase
planctonique prolongée (Breder et Rosen (1966), Ruple (1984) in Patzner et al., (2011))
Certaines espèces côtoyant les récifs, exhibent un hermaphrodisme protogyne, dont les femelles
qui se transforment en mâles comme réponse aux signaux socio-environnementaux (Cole (1990,
2008) in Patzner et al. (2011)). Les gobies sont aussi remarquables pour leur longue durée de vie
à l’état larvaire qui est considéré comme un grand pourcentage de leur durée de vie totale. Car
comme l’indiquent les otolithes la vie larvaire du petit gobie (Trimma nasa) a été estimée à 33,9
jours soit 38,7% de sa vie totale de 87 jours (Winterbottom et Southcott (2008) in Patzner et al.,
(2011)). Une autre espèce Eviota sp vit pour une courte durée de 59 jours dont 41,8% se
déroulant à l’état larvaire (Depczynski et Bellwood (2005, 2006) in Patzner et al., (2011)).
I.1.4 Régime alimentaire
Les gobies sont généralement carnivores, souvent des algues et d’autres plantes sont ingérées en
second mais rarement comme proie primaire, dans certains cas ces poissons se nourrissent de
périphyton, digérant ainsi des animaux sessiles tels que les polychètes et les éponges (Heymer et
Zander (1978), in Patzner et al. (2011)).
I.1.5 Habitat
L’habitat des gobies semble plutôt homogène, mais leur morphologie peut varier par rapport à
leur mode de vie spécial. Ces aspects d’altérations morphologiques devraient être groupés dans
quatre catégories d’après une idée de Miller (1979). Cela dit quatre environnements seront pris
en compte : (1) adaptation à une vie supra- et necto-benthique dans les eaux libres ; (2)
adaptation aux zone (surf) et intertidales ; (3) adaptation à une vie epi-benthique d’amphibiens
sur terre ; (4) adaptation à une vie crypto-benthique dans les caves avec des symbiontes (Patzner
et al. (2011)).
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Contribution à l’étude des Gobiidae (Actinopterygii, Perciformes): inventaire d’espèces de quelques ports et plages de la côte algérienne. - 14/75

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