Chapitre IV :
Evolution spatio-temporelle du trait de côte de Cap Djinet
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Introduction :
Les littoraux sont aujourd’hui des espaces très attractifs et de nombreux enjeux y sont présents.
Les aléas côtiers, c’est-à-dire l’érosion du trait de côte et la submersion marine, y sont une
composante importante. Dans un contexte de changements climatiques, les événements tendent à
être plus fréquents avec des conséquences plus élevées. Pour une meilleure gestion, il faut
connaître ces aléas et le passé.
Par ailleurs l’évolution du trait de côte est par nature un phénomène qui n’est pas linéaire : les
reculs consécutifs à un événement extrême peuvent être brutaux tandis que la période de
reconstruction qui peut lui succéder peut s’étaler sur plusieurs années. Sur une période de suivi
trop courte, il devient alors difficile de distinguer un engraissement du trait de côte qui fait suite
à une tempête d’une progression liée à un contexte global qui est susceptible de se maintenir sur
le plus long terme. La résilience du trait de côte ou son aptitude à retrouver sa position initiale à
la suite d’un événement extrême et le rythme de ces évolutions sont aussi des paramètres
importants car ils conditionnent les impacts que pourront avoir des conjonctions hydrométéorologiques de moindre ampleur mais rapprochées dans le temps.
L’objectif principal de ce chapitre s’articule, d’une part sur la théorie d’érosion côtière, et d’autre
part sur l’analyse de l’évolution du trait de côte. Dans ce chapitre, l’objectif spécifique est
d’établir une analyse de l’évolution de l’érosion de la côte meuble du cap Djinet après 1980 en se
basant sur une étude diachronique, ensuite pour avoir une information complémentaire sur le
déplacement des sédiments, et les dynamiques morphologiques côtières.
IV.1 Définition du trait de côte :
La définition du trait de côte peut être variable selon son usage. Lorsque l’objectif est d’étudier
ses fluctuations et leurs impacts sur les enjeux environnementaux, sociaux et économiques des
littoraux, le trait de côte constitue moins une ligne qu’une bande côtière de largeur variable, qui
intègre des facteurs à la fois humains, climatiques, géologiques, écologiques, socio-économiques
mais aussi historiques et culturels.
Cette notion de bande côtière, qui s’étend du domaine marin au domaine continental, permet de
mieux rendre compte de la diversité des environnements littoraux
Dans les documents sur la reconnaissance côtière, "littoral" et « le trait de côte » est souvent
considéré comme synonyme, mais certains chercheurs estiment qu'il est nécessaire de les
distinguer. (Lam and Qiu 1992) considéraient que la côte représentait la limite
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