Chapitre II :
Etude bathymétrique de Cap Djinet
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la présence maintiendra à cet endroit le déferlement des autres vagues, même si leur amplitude
ou la hauteur d'eau viennent à varier un peu. On voit par-là que ces barres, nommées à juste titre
d'avant-côte, ne peuvent se former que sous une certaine profondeur d'eau, en avant du trait de
côte instantané. Bien entendu, elles peuvent émerger à marée basse, si l'amplitude de la marée le
permet.
Leur migration vers le rivage est le fait des houles courtes et hachées, de faible hauteur, émues
par les vents locaux ; ces houles ont en effet plus de force dans le jet de rive que dans le retrait ;
cette propriété est surtout marquée le long du trait de côte, et c'est pourquoi les migrations les
plus rapides sont observées sur des barres découvrant à marée basse. Les barres migrent dans la
même direction que les vagues, remontant la pente de l'estran, soit jusqu'à ce qu'elles atteignent
le rivage et se fondent au cordon littoral, soit jusqu'à ce qu'elles s'arrêtent sur l'estran parce que
les houles sont trop vite amorties pour les repousser plus loin. Dans ce cas, des barres formées
successivement au large s'empilent les unes sur les autres (ou devant les autres), permettant à une
flèche littorale autonome de se constituer.
II.4 Morphologie sous-marine :
Malgré le caractère tridimensionnel des plages (Castelle et al, 2007), l'analyse
bidimensionnelle des profils de plage transversaux est un point clé de la dynamique
globale (Price et Ruessink, 2008). Notre objectif dans cette partie est d'analyser lamorphologie
des barres.
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