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-Introduction générale :
La notion de trait de côte est à la fois évidente (séparation terre/mer) et éminemment
mouvante puisqu’elle varie en fonction du temps, qu’elle qu’en soit l’échelle d’où la difficulté
de définir le trait de côte ou comment « représenter le variable dans sa variabilité, le fixer
tout en laissant le mouvement être un mouvement » (Heideger).
En d’autres termes, le littoral est de par sa nature un système variable selon des facteurs
endogènes à ce dernier ; virulence et fréquence des tempêtes, régime des marées, changement
climatique. Si l’on y rajoute les facteurs exogènes dans le principal est l’impact anthropique,
le caractère variable n’on est qu’accentué, mais jusqu’à quel point et le changement survenu
est-il irrémédiable ?
Notre zone d’étude se situe sur la bande littorale la plus chargée par l’occupation urbaine du
territoire algérien du fait de son statut de capitale. Cet engouement urbanistique est en
ascension exponentielle en accord avec l’augmentation démographique de ces dernières
années. Cette pression sur la frange littorale va fragiliser le système côtier en diminuant les
surfaces de dissipation de l’énergie hydrodynamique surtout en saison hivernale où les houles
atteignent leur maximum de hauteur générant le phénomène de franchissement qui peut
donner lieu à une inondation si l’on rajoute le fort taux de précipitations qui vont générer des
crues dans les cours d’eau qui s’acheminent à travers le bassin versant. Ce dernier n’ayant
plus de couvert végétal dû à l’occupation anarchique anthropique, qui aurait pû freiner les
eaux des crues des cours d’eau, le débit des eaux conjuguée aux franchissements des vagues
ne peut que conduire à une inondation de la bande côtière occasionnant des dommages
matériels et humains.
La commune d’Ain Taya n’as pas échappé à ce phénomène. Le but de ce mémoire est
d’identifier l’impact des pressions anthropiques générées de par la construction d’ouvrages de
protection de type lourd qui vont influencer directement ou indirectement le régime des
courants et le transit sédimentaire ayant pour conséquence une perturbation dans la
dynamique naturelle d’érosion/accumulation de la plage et d’autre part, les conséquences du
non respect du texte de loi littoral 02-02 , article 18 qui atteste que « Sans préjudice des
dispositions légales en vigueur en matière de servitudes de non-aedificandi et sous réserve du
cas des activités et des services pour lesquels la proximité immédiate de la mer est une
nécessité, ces servitudes peuvent être portées à trois cents (300) mètres pour les motifs liés au
caractère sensible du milieu côtier ».
La construction des ouvrages longitudinaux d’avant plage dits brise-lames qui ont pour but
de protéger la côte de la virulence des vagues en brisant ces dernières avant leurs déferlements
sur la plage, perturbe la dynamique sédimentaire de la côte, la géomorphologie de la plage, et
les paramètres hydrodynamiques dont l’érosion, l’ensablement et la qualité des eaux aux
abords des brise lames.
Pour analyser ce système complexe de par les variables qui le composent, nous allons suivre
un cheminement sur une échelle spatio-temporelle large afin de permettre une visualisation du
développement de notre zone d’étude en utilisant des outils de gestion du littoral dans une
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Etude d’impact des brise lames de la commune d’Ain Taya sur les points: Érosion/accumulation et qualité des eaux de baignade - 17/148

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