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Lorsque la houle déferlante s’abat sur l’ouvrage, elle va entrainer une remontée d’eau sur ce
dernier. Le niveau maximum de cette remontée est appelé le Run up. Pour calculer la hauteur
du Run up, nous avons utilisé la méthode basé sur l’utilisation d’Abaques (Annexe)
représentant l’ascension des lames sur un talus lisse et imperméable obtenus à partir du
manuel CERC, afin de déterminer plusieurs paramètres relatifs au talus des brises lames.
Parmi ces paramètres nous avons la pente au pied de l’ouvrage (m=0.05), la hauteur d’eau au
pied de l’ouvrage (H à la côte) et la hauteur de la houle au large (H 0 ).
Nous avons obtenus les hauteurs de houles à la côte pour chaque de profondeur à partir du
modèle de réfraction de la houle à l’état actuel pour la Direction N360° et la période T=8s.
Nous avons choisis la direction des houles de direction de propagation Nord, car elles sont les
plus à même de créer un déferlement assez puissant pour générer les Run up les plus
importants de par son attaque frontale sur la construction quasi-verticale du brise lame.
Tableau 7.1: Paramètres et résultats du calcul de la hauteur du Run-Up.
Type
de
profondeur
d (m)
H à la côte
(m)
H 0 (m)
(H 0 )
/
(g*T
2
)
Run up (m)
Côtière
2
1.98
1.71
0.0027
3.76
Côtière
4
1.84
1.74
0.003
3.83
Intermédiaire
8
2.12
2.23
0.0035
4.46
Intermédiaire
18
2.11
2.31
0.0036
4.62
Les résultats du Run Up permettent d’indiquer que les houles venant du large en déferlant sur
l’ouvrage au niveau de la côte génèrent une hauteur moyenne du Run up de l’ordre de 4.2m.
Pour améliorer le diagnostic, il faudrait prendre en compte d’autres paramètres propre au
dimensionnement de l’ouvrage, comme l’indice de vide entre les blocs, le nombre de blocs
perdus sur une échelle diachronique, pour évaluer la résistance de la structure et le niveau de
son tassement dû à l’action destructrice répétitive des lames.
7.2 Impact anthropique sur la zone littorale :
Les travaux réalisés sur les fleuves, ont réduit, parfois considérablement, leur rôle de
pourvoyeur des côtes en matériaux solides. Les barrages en particuliers représentent des
pièges à sédiments très efficaces. Or, on les a multipliés au cours des dernières décennies dans
les régions de la Terre à tendance sèche, pour étendre les superficies cultivées et accroitre les
rendements grâce à l’irrigation. Il se trouve que ce sont justement les fleuves de ces régions
qui transportent une charge solide, grossière et abondante jusqu’à la mer parce que, pour des
raisons climatiques, l’érosion mécanique est active dans leurs bassins versants (Paskoff,
1998).
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