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7 Chapitre VI : Analyse de la littoralisation
En méditerranée, le concept de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) s’est
récemment vu consacrer juridiquement dans le cadre du « système de Barcelone » pour la
protection du milieu marin et du littoral méditerranéen, à travers l’adoption du protocole sur la
gestion intégrée des zones côtières de la Méditerranée (Rochette, 2007 ; Billé et Rochette,
2008).
Le protocole définit la GIZC comme : Un processus dynamique de gestion et d’utilisation
durables des zones côtières, prenant en compte simultanément la fragilité des écosystèmes et
des paysages côtiers, la diversité des activités et des usages, leurs interactions, la vocation
maritime de certain d’entre eux, ainsi que leurs impact à la fois sur la partie marine et la partie
terrestre. Il est particulièrement clair dans le cas des littoraux méditerranéens que le
changement climatique rendra plus obsolètes encore des modes de développement d’ores et
déjà non soutenables (Benoit et Comau, 2005).
Il y à différentes manières d’appliquer le protocole GIZC, mais deux approches sont
prépondérantes, une approche globale à l’échelle des pays et des régions, une approche locale
à l’échelle communale. Nous avons opté pour la deuxième approche, car elle permet
d’identifier les acteurs qui régissent la dynamique des différentes problématiques de notre
zone d’étude, la synergie entre elles et les différentes solutions aménagistes appropriées pour
protéger les différents écosystèmes littoraux de la commune d’Ain Taya dans une optique de
développement durable.
7.1 Impact du changement climatique sur la bande littorale :
Les conclusions du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC)
sont formelles, le changement climatique est en marche et ses effets dans le demi-siècle à
venir sont pour partie inévitables (IPCC, 2007). Les enjeux sont donc aujourd’hui à la fois
environnementaux (Protection des habitats, maintien des dynamiques naturelles, préservation
des ressources, réduction des pollutions, …) et anthropiques (Régulation des flux d’estivants
sur les côtes, établissement de réseaux d’assainissement, Sensibiliser les populations à la
nécessité de protéger l’environnement littoral,..).
Le changement climatique est un phénomène complexe mais dont l’effet le plus directement
et fréquemment perceptible est l’élévation des températures, ce qui engendre un
accroissement des températures des eaux de surface de la mer. La conséquence est une
élévation du niveau de la mer par expansion thermique des couches d’eau de surface plus
chaudes dû à leurs contacts avec l’atmosphère par l’interface air-mer.
Une augmentation globale de la température d’environ 0.4°C a été en effet mesurée entre
1860 et 1940, suivie d’une légère baisse jusque vers la fin des années quatre-vingts, pour
remonter encore de 0.4°C depuis lors. Les grands glaciers continentaux et les calottes polaires
ont par conséquent vu leur volume diminuer, augmentant de ce fait la quantité d’eau liquide
dans les océans, mais surtout, l’eau chaude occupant plus de volume que l’eau froide, la
7 Chapitre VI : Analyse de la littoralisation
En méditerranée, le concept de la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC) s’est
récemment vu consacrer juridiquement dans le cadre du « système de Barcelone » pour la
protection du milieu marin et du littoral méditerranéen, à travers l’adoption du protocole sur la
gestion intégrée des zones côtières de la Méditerranée (Rochette, 2007 ; Billé et Rochette,
2008).
Le protocole définit la GIZC comme : Un processus dynamique de gestion et d’utilisation
durables des zones côtières, prenant en compte simultanément la fragilité des écosystèmes et
des paysages côtiers, la diversité des activités et des usages, leurs interactions, la vocation
maritime de certain d’entre eux, ainsi que leurs impact à la fois sur la partie marine et la partie
terrestre. Il est particulièrement clair dans le cas des littoraux méditerranéens que le
changement climatique rendra plus obsolètes encore des modes de développement d’ores et
déjà non soutenables (Benoit et Comau, 2005).
Il y à différentes manières d’appliquer le protocole GIZC, mais deux approches sont
prépondérantes, une approche globale à l’échelle des pays et des régions, une approche locale
à l’échelle communale. Nous avons opté pour la deuxième approche, car elle permet
d’identifier les acteurs qui régissent la dynamique des différentes problématiques de notre
zone d’étude, la synergie entre elles et les différentes solutions aménagistes appropriées pour
protéger les différents écosystèmes littoraux de la commune d’Ain Taya dans une optique de
développement durable.
7.1 Impact du changement climatique sur la bande littorale :
Les conclusions du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC)
sont formelles, le changement climatique est en marche et ses effets dans le demi-siècle à
venir sont pour partie inévitables (IPCC, 2007). Les enjeux sont donc aujourd’hui à la fois
environnementaux (Protection des habitats, maintien des dynamiques naturelles, préservation
des ressources, réduction des pollutions, …) et anthropiques (Régulation des flux d’estivants
sur les côtes, établissement de réseaux d’assainissement, Sensibiliser les populations à la
nécessité de protéger l’environnement littoral,..).
Le changement climatique est un phénomène complexe mais dont l’effet le plus directement
et fréquemment perceptible est l’élévation des températures, ce qui engendre un
accroissement des températures des eaux de surface de la mer. La conséquence est une
élévation du niveau de la mer par expansion thermique des couches d’eau de surface plus
chaudes dû à leurs contacts avec l’atmosphère par l’interface air-mer.
Une augmentation globale de la température d’environ 0.4°C a été en effet mesurée entre
1860 et 1940, suivie d’une légère baisse jusque vers la fin des années quatre-vingts, pour
remonter encore de 0.4°C depuis lors. Les grands glaciers continentaux et les calottes polaires
ont par conséquent vu leur volume diminuer, augmentant de ce fait la quantité d’eau liquide
dans les océans, mais surtout, l’eau chaude occupant plus de volume que l’eau froide, la
