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Introduction générale
Depuis l’antiquité, pour ne citer que la période à partir de laquelle on commence à disposer de
sources écrites, documentées, la Méditerranée a été constamment scrutée, décrite et observée
par des savants et des scientifiques de tous bords.
A partir de ce savoir, qui s’est considérablement enrichi et spécialisé au fil du temps et des
progrès techniques et technologiques réalisés durant les époques modernes, on connaît mieux
l’histoire naturelle de cette mer, les évolutions et les grands changements qu’elle continue
de subir depuis des siècles, notamment sous l’effet des activités anthropiques.
Grâce à ces connaissances, on dispose également de repères et de marqueurs scientifiques qui
montrent que, si l’environnement marin et littoral méditerranéen a été constamment modifié,
le rythme de ce phénomène s’est aujourd’hui accéléré.
Les menaces sur l’équilibre de cet environnement et sur la biodiversité sont devenues plus
nombreuses. Elles sont également plus inquiétantes dans le contexte du réchauffement
climatique désormais avéré et sous la pression combinée de facteurs puissamment dégradants
et destructeurs comme les pollutions industrielle et domestique, l’urbanisation effrénée et la
bétonisation des côtes, la poussée démographique et le tourisme de masse. Les incidences,
elles, sont écologiques mais aussi économiques.
Car en dépit de sa taille réduite (0.8 % de la surface de l’océan global et 0.3 % de son volume),
la Méditerranée abrite entre 4 et 18% des espèces marines connues dans le monde pour 0.8%
de la surface des océans mondiaux 1 , Elle est à l’origine de 20% de la production marine du
monde ; et elle est au cœur d’une zone économique importante où la population devrait
dépasser les 570 millions d’individus d’ici 2030. L’intérêt pour son écosystème et les moyens
de le préserver sont donc cruciaux tant sur le plan scientifique que sur celui du développement.
Dans son 5ème rapport, en 2014, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du
climat (GIEC), a ainsi alerté sur le fait que le bassin méditerranéen est un « hot spot » du
changement climatique. Il se réchauffe plus vite et les températures devraient augmenter de 2
à 3°C à l’horizon 2050 et de 3 à 5°C à l’horizon2100, selon ses experts (GIEC,2014). Ces
scientifiques annoncent un bouleversement qui se traduira entre autres par une diminution des
précipitations estivales de 35 % sur la rive sud et de 25 % sur la rive nord d’ici la fin du siècle.
1 La mer Méditerranée : une richesse unique en déclin rapide | WWF France. (Consulté le 10 juin 2021).
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Etude de la circulation marine dans le bassin ouest Algérien - 7/72

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