dscsdcs
Chapitre IV :
Résultats et discussion
60
tourbillons à noyau chaud (masses d’eau chaude tournant dans des eaux méditerranéennes plus
froides) ou à noyau froid (masses d’eau froide dans les tourbillons chauds) pouvant voyager
pendant des mois ou même des années sur des centaines ou des milliers de kilomètres. Leur
genèse résulte d’un processus d’instabilités dans lequel le flux (courant algérien) est
décomposé en caractéristiques à plus petites échelles, ces processus dits «de moyenne échelle»
transportent de l’eau, de la chaleur mais également des nutriments, du sel et d’autres produits
chimiques (Cochran et al., 2019) entraînant ainsi des changements dans la circulation de
surface localement (mais aussi globalement). Lors des automnes 2014 et 2015 (Septembre
2014, Novembre 2014, Décembre 2014 et Octobre 2015), plusieurs méandres se sont formés
et détachés du courant algérien générant à la fois des tourbillons côtiers et des filaments qui se
sont répandus sur le bassin algérien. Un exemple clair en 2014 (carte des isothermes de 2014
ou l’on voit des anneaux s'étendent au large) peut être identifié ou le (CA) développe un
méandre qui crée un tourbillon anticyclonique intense (Aulicino et al., 2018) favorisant de ce
fait la recirculation et la distribution des eaux atlantiques de surface dans tout le bassin
algérien. D’ailleurs l’évolution temporelle de la circulation dans le Bassin Algérien durant les
années 2012, 2013, 2014,2015, montre une succession de tourbillons anticyclonique et
cyclonique le long de ce Bassin Algérien (Bachouch, 2017), des tourbillons observables
pendant toute l’année et d’autres périodiques qui apparaissent que dans certaines périodes de
l’année.
De manière générale, nous pouvons dans ces conditions, distinguer globalement des cellules
d’eau plus chaudes avec des salinités faibles qui laissent supposer que cette artère est en fait
constituée de toute une série de tourbillons anticycloniques mais aussi des masses d’eau froides
au nord avec des salinités élevées qui sont probablement dus à un phénomène d’upwelling.
Cependant, les régions côtières sont vraisemblablement influencées par les pluies et l’apport
d’eau douce qui peuvent localement baisser la salinité.
A cela, il ne faut pas négliger l’influence de la topographie (de la côte ouest dans notre étude
singularisé par un plateau continental large et une pente douce) dans l’orientation des
écoulements des masses d’eau.
Précédent

Etude de la circulation marine dans le bassin ouest Algérien - 58/72

Suivant