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Chapitre II :
Description de la zone d’étude
Chapitre 2 : Description de la zone d’étude
2.1. Contexte géodynamique du bassin algérien
Le bassin algérien est un domaine complexe dont la configuration résulte de l’interaction
entre les phénomènes orogéniques et extensifs dans le contexte de la convergence AfriqueEurasie.
De nombreux modèles d’évolution géodynamique de la Méditerranée Occidentale ont été
proposés. Il est actuellement admis que la marge algérienne a subi diverses changements
depuis le Cénozoïque, la situation était la suivante ; collision entre deux masses continentales
Afrique/Europe il s’agit d’une subduction continentale, la Téthys maghrébine coincé entre
l’Eurasie qui va Sud-Est et l’Afrique qui remonte au nord est progressivement subduite sous
le continent eurasien.
La zone de distension liée à la subduction extensive fait que plusieurs blocs vont se détacher
du continent européen et dériver vers le sud, aspirés par le retrait de la zone de subduction de
la Téthys. Ce sont les blocs Co (Corse), S (Sardaigne), B (Baléares), Al (Alboran), K Pe
(Kabylie, Monts Péloritains), Ca (Calabre). Un évènement important s’ensuit qui est
l’ouverture du bassin Algéro-provençal c’est-à-dire du bassin en arrière arc de la subduction,
l’ouverture du bassin océanique entraîne la dérive du domaine AlKaPeCa, les blocs Co (Corse)
et S(Sardaigne) d’une part et KPe (Kabylie-Péloritains), Ca(Calabre) d’autre part, dérivent vers
le Sud-Est, tandis qu’Al (Alboran) dérive vers le sud-ouest. Le bloc B (Baléares) ne bougera
plus beaucoup, bloqué par une faille. Autre fait important est la formation d’un prisme
d’accrétion (formé des unités de flysch) entre les Kabylie et la marge Africaines.
L’ouverture du bassin algérien se termine au moment où les Kabyle sont totalement accrétés à
la plaque africaine indiquant la poursuite de la convergence entre les blocs AlKaPeCa et la
marge Africaine3. Les fonds marins de la Mer Méditerranée se modifient encore aujourd’hui
car les plaques africaines et eurasiennes se rapprochent à une vitesse d’environ 5 mm/an à la
longitude d'Alger (Domzig, 2006).
Chapitre II :
Description de la zone d’étude
Chapitre 2 : Description de la zone d’étude
2.1. Contexte géodynamique du bassin algérien
Le bassin algérien est un domaine complexe dont la configuration résulte de l’interaction
entre les phénomènes orogéniques et extensifs dans le contexte de la convergence AfriqueEurasie.
De nombreux modèles d’évolution géodynamique de la Méditerranée Occidentale ont été
proposés. Il est actuellement admis que la marge algérienne a subi diverses changements
depuis le Cénozoïque, la situation était la suivante ; collision entre deux masses continentales
Afrique/Europe il s’agit d’une subduction continentale, la Téthys maghrébine coincé entre
l’Eurasie qui va Sud-Est et l’Afrique qui remonte au nord est progressivement subduite sous
le continent eurasien.
La zone de distension liée à la subduction extensive fait que plusieurs blocs vont se détacher
du continent européen et dériver vers le sud, aspirés par le retrait de la zone de subduction de
la Téthys. Ce sont les blocs Co (Corse), S (Sardaigne), B (Baléares), Al (Alboran), K Pe
(Kabylie, Monts Péloritains), Ca (Calabre). Un évènement important s’ensuit qui est
l’ouverture du bassin Algéro-provençal c’est-à-dire du bassin en arrière arc de la subduction,
l’ouverture du bassin océanique entraîne la dérive du domaine AlKaPeCa, les blocs Co (Corse)
et S(Sardaigne) d’une part et KPe (Kabylie-Péloritains), Ca(Calabre) d’autre part, dérivent vers
le Sud-Est, tandis qu’Al (Alboran) dérive vers le sud-ouest. Le bloc B (Baléares) ne bougera
plus beaucoup, bloqué par une faille. Autre fait important est la formation d’un prisme
d’accrétion (formé des unités de flysch) entre les Kabylie et la marge Africaines.
L’ouverture du bassin algérien se termine au moment où les Kabyle sont totalement accrétés à
la plaque africaine indiquant la poursuite de la convergence entre les blocs AlKaPeCa et la
marge Africaine3. Les fonds marins de la Mer Méditerranée se modifient encore aujourd’hui
car les plaques africaines et eurasiennes se rapprochent à une vitesse d’environ 5 mm/an à la
longitude d'Alger (Domzig, 2006).
