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Chapitre I :
Descriptif de la Méditerranée
1.4. Circulation océanique
1.4.1. Circulation superficielle
Les courants de surface sont le résultat d'une interaction entre l'océan et l'atmosphère.
L'atmosphère exerce, par l'intermédiaire des vents une force d'entrainement mécanique sur les
eaux de surface. Du fait du frottement du vent sur cette surface océanique, il va y avoir
entraînement des molécules d’eau superficielles. Une fois en mouvement, ces molécules vont
subir l’action de la force de Coriolis et être déviés vers la droite dans l’hémisphère Nord, vers
la gauche dans l’hémisphère Sud. La pellicule de surface, ainsi mue, va à son tour, par
frottement, entraîner la couche immédiatement sous-jacente, dans la direction de son
mouvement (Foucault, 2009). Cette couche va elle aussi être déviée par la force de Coriolis,
davantage que la pellicule de surface qui l’a entraînée, et ce processus va se poursuivre vers
le bas à une certaine profondeur dite « profondeur de frottement » (Petit et Orsenna, 2015) à
une direction du courant s’établissant à 180° de la direction initiale : « c’est l’hélice d’Ekman
» la profondeur D est réglée par l’équation :
𝐷 = (7.6 W)/√ (sin𝜑)
W = vitesse du vent (m/s),
𝜑 = latitude.
Légende : Ce dessin schématise classiquement l’action de la force de Coriolis sur des masses d’eaux
entraînées par le vent. Les mouvements de ces couches d’eau sont représentés par des flèches dirigées dans le sens
du mouvement et qui sont d’autant plus longues que le mouvement est plus rapide. On voit que ces flèches forment
une sorte d’escalier en colimaçon dont les marches sont de plus en plus courtes en allant vers le bas. C’est ce que
l’on nomme spirale d’Ekman, le mouvement lui-même étant appelé transport d’Ekman. Un vent de surface peut donc,
en définitive, engendrer à une certaine profondeur, un mouvement des masses d’eau dans le sens inverse du sien
propre.
Figure 7:L'hélice d’Ekman [1]
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Etude de la circulation marine dans le bassin ouest Algérien - 23/72

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