Chapitre (4)
Résultats et discussion
44
Selon les résultats obtenus sur les cartes, on observe une similitude de distribution de la salinité sur
toutes les années ; elles marquent un gradient de salinité en allant de nord vers le sud. Les valeurs
des salinités sont plus élevé au-dessus des latitudes 37°00’ nord où elles prennent leurs maximum
tandis qu’elles sont minimal au voisinage de la côte algérienne (Figure 14).
Selon les valeurs statistiques obtenues à travers ces cartes, nous avons découvert quelques
adaptations de la salinité de surface vis-à-vis les conditions météorologiques durant cette dernière
décennie. La salinité en surface de ce bassin est pour ses maximums des valeurs qui dépassent les
37 PSU pendant les années 2014,2015, et 2019, tandis qu’elles sont minimums pendant les années
restante; (voir annexe 03). Par analogie à l’état météorologique de cette période, on trouve que la
salinité de la surface de cette zone, varie inversement proportionnelle au taux des précipitations; qui
a enregistré les précipitations les plus élevées en 2013 et 2017 contrairement à la salinité (voir
annexe 01). Par ailleurs, les températures atmosphériques varient de la même manière que la
salinité, on enregistre des valeurs maximales pour les mêmes années que la salinité atteint son
maximum (voir annexe 02) ; donc il semblerait peut-être que la variation de la salinité en surface,
dépend conditions météorologiques.
Corrélation entre la salinité et la température en surface :
IV.2.3
La comparaison des résultats de distribution de salinité et des températures en surface n’implique
pas vraiment le rapport de proportionnalité entre la salinité et les températures.
Pendant la période (2010-2019) les valeurs de salinité au voisinage de la côte Algérien ont été entre
~36,7 et 36,9 PSU, ce qui confirme la salinité minimum sur la côte algérienne ; contrairement au
nord, au-dessus des latitudes 37°00’, la salinité est en moyen supérieure à 37 PSU (Figure 14).
Le bassin méditerranéen, est connu avec sa forte évaporation, il se caractérise donc par sa salinité
élevée en surface de l’ordre de 37, 5 PSU ou parfois un peu plus élevée.
Donc la présence des eaux avec une salinité moins élevée (~36 5PSU) sur la zone d’étude et
l’indépendance enregistrée entre la salinité et les températures en surface donne des signes d’un
troisième facteur qui influence les eaux de cette zone. Il semblerait qu’il s’agit des masses d’eau
« atlantique modifie MAW » qui ont récemment pénétrer à travers le détroit de Gibraltar, en
allant de ouest vers l’est suivant la cote Algérienne (Perkins et al, 1990).
Le plus souvent, les isohalines parallèles à la côte algérienne se rencontrent à la côte au fur et à
mesure en allant vers l’est. Ceci apparait sur toutes les années, donc la salinité de la masse d’eau
Précédent

Etude de la circulation hydrologique dans la partie Est du Bassin Algérien (Chlef-Oran) - 50/78

Suivant