Chapitre (2)
Des cription de la zone d’étude
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le bassin de Chelif et la Soummam, le plateau devient plus étendu et peu atteindre quelques
dizaines de kilomètres. Cette disharmonie est due à deux aspects principaux :
Il est étroit (plateau pratiquement inexistant-littoral rectiligne, à falaises), devant les massifs
élevés.
Il est plus large (plateau nettement différencié-littoral bas et échancré) au droit des dépressions
comme c’est le cas des baies et des golfes (Figure10).
Cette étroitesse et diversité caractérisent le précontinent algérien, les variations de déclivité de sa
pente continentale le singularisent encore davantage. C’est ainsi que dans le Golfe de Ghazaouet
(anciennement Golfe de Nemours) l’abrupt est de 1° alors que près des massifs de Kabylie, il est
d’environ 15 à 20°, ainsi le dénivelé moyen est proche de 3500 m sur une largeur d’environ 20 à
30 km. Cette pente continentale présente une orientation générale E-W avec cependant des
indentations NE-SW (large d'Oran, frontière algéro-tunisienne) et NW-SE qui sont à l'origine de
l'aspect des golfes sur le rivage algérien. (Auzende, 1978).
Le rebord de la plate-forme est entaillé par de nombreux vallées sous-marines ou canyons qui
dissèquent la pente et débouchent vers -2000m , ces vallées prennent en effet naissance dans de
véritables cirques de type torrentiel ou des ravins entaillent le rebord continental en dessinant la
très classique patte d'oie (Leclaire, 1972), servant de voies de transits pour les sédiments
favorisant ainsi l’évacuation des matériaux détritiques fournis par l’érosion, alimentant ainsi les
éventails sédimentaires profonds (Fernane, 2014)
De plus, les canyons qui coupent la pente continentale fonctionnent comme "pièges à sédiments»,
permettant à l'eau dense sur le plateau quelle que soit sa direction d'écoulement d'être capturée et
d'atteindre de grandes profondeurs
9 .
Par ailleurs le glacis continental, zone de transition entre la pente continentale et la plaine
abyssale généralement étroit, et est beaucoup plus large sur les marges continentales
septentrionales que méridionales cela s’explique simplement par le fait que les fleuves
susceptibles d’apporter des sédiments se trouvent au Nord occidental, tandis que dans le Nord de
l’Afrique, les apports de sédiments sont très réduits (Chaouche et al, 1993).
9 Note de cours Doglioli,2020
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