Chapitre I
Synthèse bibliographique
18
liaison, leur tolérance et leur bioaccumulation de métaux par l’expression de métallothionéines
hétérologues ou de peptides de liaison aux métaux (Mejáre and Bülow, 2001).
L’immobilisation microbienne se fait in situ et utilise la capacité des bactéries à diminuer ou
adsorber les métaux via les EPS. Cette méthode permet de réduire la solubilité et donc la toxicité
des métaux. Les métaux précipités par les bactéries peuvent alors être récupérés par
sédimentation ou filtration. La propriété des EPS capables d’adsorber les métaux offre des
perspectives prometteuses pour le développement de nouveaux biomatériaux pour la remédiation
de zones contaminés. (Bauvais, 2015).
Des phénomènes de biominéralisation en aérobiose ont également été décrits chez Pseudomonas
aeruginosa ainsi que chez diverses souches affiliées aux genres Citrobacter, Rahnella, Bacillus
et Arthrobacter. Chez ces bactéries, la formation intra- ou extracellulaire de précipités minéraux
insolubles de phosphate d’uranyle a été observée (POLLMAN et al., 2006).
Dans le cas de Citrobacter, la réaction met en jeu une phosphatase acide membranaire qui
catalyse la synthèse de phosphate dans le périplasme. Le phosphate se complexe avec le métal,
formant des précipités insolubles de NaUO2PO4 ou NH4UO2PO4. Ces complexes s’accumulent
alors en microcristaux à la surface de la cellule selon un processus de nucléation impliquant les
lipopolysaccharides(MACASKIE et al., 2000). Chez Citrobacter, le phénomène de
biominéralisation peut avoir lieu même si les bactéries sont mortes, ce qui permet d’envisager
l’utilisation de ces cellules comme pièges à uranium pour la décontamination des solutions
aqueuses (RENNINGER et al., 2004).
Synthèse bibliographique
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liaison, leur tolérance et leur bioaccumulation de métaux par l’expression de métallothionéines
hétérologues ou de peptides de liaison aux métaux (Mejáre and Bülow, 2001).
L’immobilisation microbienne se fait in situ et utilise la capacité des bactéries à diminuer ou
adsorber les métaux via les EPS. Cette méthode permet de réduire la solubilité et donc la toxicité
des métaux. Les métaux précipités par les bactéries peuvent alors être récupérés par
sédimentation ou filtration. La propriété des EPS capables d’adsorber les métaux offre des
perspectives prometteuses pour le développement de nouveaux biomatériaux pour la remédiation
de zones contaminés. (Bauvais, 2015).
Des phénomènes de biominéralisation en aérobiose ont également été décrits chez Pseudomonas
aeruginosa ainsi que chez diverses souches affiliées aux genres Citrobacter, Rahnella, Bacillus
et Arthrobacter. Chez ces bactéries, la formation intra- ou extracellulaire de précipités minéraux
insolubles de phosphate d’uranyle a été observée (POLLMAN et al., 2006).
Dans le cas de Citrobacter, la réaction met en jeu une phosphatase acide membranaire qui
catalyse la synthèse de phosphate dans le périplasme. Le phosphate se complexe avec le métal,
formant des précipités insolubles de NaUO2PO4 ou NH4UO2PO4. Ces complexes s’accumulent
alors en microcristaux à la surface de la cellule selon un processus de nucléation impliquant les
lipopolysaccharides(MACASKIE et al., 2000). Chez Citrobacter, le phénomène de
biominéralisation peut avoir lieu même si les bactéries sont mortes, ce qui permet d’envisager
l’utilisation de ces cellules comme pièges à uranium pour la décontamination des solutions
aqueuses (RENNINGER et al., 2004).
