Chapitre I
Synthèse bibliographique
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Les cinquante-trois ETM sont définis comme des métaux métalliques naturels, des métaux ou
des métalloïdes de densités supérieures à 5 g.cm‫³־‬ et sont représentés en gris. Les métaux les
plus courants sont encadrés en orange, les métaux moins courants sont encadrés en rouge, les
métaux rares sont encadrés en bleu et les métaux très rares sont encadrés en vert. (Figure I.1)
I.2. Classification des métaux lourds
D'un point de vue biologique, deux types de métaux lourds peuvent être distinguées en fonction
de leurs effets physiologiques et toxiques.
I.2.1. Métaux essentiels
Les métaux essentiels sont des éléments indispensables à l’état de trace pour de nombreux
processus cellulaires et qui se retrouvent en très faible proportion dans les tissus biologiques
(Loué, 1993), ils interviennent dans de nombreuses réactions enzymatiques et joue un rôle
important dans le métabolisme des protéines, des lipides et des glucides, cependant ils peuvent
devenir toxiques lorsque leur concentration dépasse un certain seuil (Kabata Pendias et Pendias,
2001).
I.2.2. Métaux non essentiels
Métaux non essentiels ont un caractère polluant avec des effets toxiques pour les organismes
vivants même à faible concentration. Ils n’ont aucun effet bénéfique connu pour la cellule, c’est
le cas du plomb (Pb), du mercure (Hg) et du cadmium (Cd) (Chiffoleau et al., 2004).
I.3. Propriétés physico-chimiques des métaux lourds :
Un métal est une matière, issue le plus souvent d’un minerai ou d’un autre métal, dotée d’un
éclat particulier, bon conducteur de chaleur et d’électricité (Boufligha et al, 2013).
La solubilité des métaux lourds dépend de l'élément concerné, du chimisme de la phase aqueuse
(pH, potentiel redox, concentration en ligands) et des phases solides environnantes, qui
interagissent avec la composition de cette phase (Boufligha et al, 2013).
L'hydrosolubilité de nombre de métaux est fortement accrue par l'acidité. Les valeurs de pH
inférieures à 6, rares dans les sols naturels, peuvent se rencontrer en présence d’autres
contaminants (Boufligha et al, 2013).
Les métaux lourds sont à considérer comme non volatils et indéfiniment stables. Leur stabilité en
solution est la durée nécessaire pour qu'ils rencontrent un piège chimique (phase précipitée) qui
les fixe (Lemière et al, 2001).
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