Conclusion
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Le milieu côtier se caractérise par une forte spécificité naturelle. Sa position
géographique et sa richesse en matière d’écosystèmes le rend un espace souhaitable pour
l’homme et un milieu d’échange favorable provoquant une forte concentration d’activités, ce
qui explique l’indispensable relation entre l’homme et le littoral.
Le risque de l’érosion n’est source d’inquiétude que s'il s’opère dans un site porteur
d’enjeux ou d’intérêt exceptionnel. Ici l'enjeu se traduit par la présence de l'aéroport de Bejaia
d'une grande valeur : économique, sociale et stratégique.
Le but de cette étude est de proposer la meilleure solution pour la protection du bout
de piste d’atterrissage de l’aéroport de Béjaia qui subit des problèmes néfastes, le
franchissement des houles est considéré le plus grave.
La première partie de ce travail consistait à établir une étude bathymétrique locale près
du rivage du site à protéger à base des données du LEM de 2019 qui a montré que la pente est
forte dans les petites profondeurs (jusqu’à -6 m de profondeur, environ de 100m de la côte), audelà de cette profondeur, la pente est douce ( -9 m à 1 km de la côte). Cette étude a servi à son
tour de base à une étude de réfraction de la houle à l’aide d’un modèle de Mike 21 (Mike 21
SW) ayant but d’extraire les caractéristiques de la houle à la cote. Ces derniers ont pour ont été
exploités lors de dimensionnement des variantes proposées dans le dernier chapitre.
Une analyse diachronique de la cinématique du trait de côte de quatre (4) périodes
différentes s’est réalisée et a montré que la zone étudiée est majoritairement stable et équilibrée
puisqu’il s’agit d’une côte déjà protégée provisoirement par une digue en enrochements. Cela,
ne signifie pas que la côte bougiote est stable, bien au contraire, plusieurs plages subissent une
énorme érosion vu que le golfe de Béjaia est exposé à un fort hydrodynamisme et l’action
humaine accélère le phénomène.
Pour réduire voire éliminer les problèmes de la piste d’atterrissage de l’aéroport, après
l’analyse des études réalisées dans la seconde partie de ce mémoire, trois (3) différentes
variantes de protection ont été proposées : une digue frontale, un brise-lame émergé et une série
de géotubes immergés.
Une étude comparative des trois variantes est réalisée, il semble que la protection par
une digue frontale est le choix qui répond le plus aux objectifs visés.
Néanmoins, pour une meilleure maitrise des problèmes et érosions futures qui pourront
être induites par la protection choisie, il est judicieux de prévoir l’étude sur modèle réduit
physique en bassin à houle qui englobe la protection proposée et les deux épis à ses extrémités.
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