Résultants et discussions | Section 2.
3.
Processus gouvernant la variabilité de la Chl-a dans le AB
La ligne côtière du AB est interrompue par plusieurs oueds, rejets domestiques, etc. En effet, un
enrichissement des eaux côtières par des éléments nutritifs d’origine terrestre peut ne pas être
négligeable.
3.1. Processus à méso-échelle
Le AB est caractérisé par 2 saisons extrêmes (Figure 34a) : une saison de production précoce de 3,5mois entre les 2
éme
quinzaine de Décembre et de Mars et une saison de faible production de 4,5-mois
entre début Juin et début Octobre, caractérisée par une forte stratification des eaux. Ces 2 saisons sont
séparées par des périodes de transition quasi symétriques et linéaires de 2 mois, très marquées au
printemps et en automne (Figure 34a). L'extrême précocité de la période productive entre Octobre et
Novembre i.e. pendant l'élévation la plus basse du soleil, montre clairement que la lumière n'est pas un
facteur limitant pour l’apparition des efflorescences d’hiver. En revanche, la saisonnalité de la Chl-a est
étroitement liée à la dynamique de la MLD (courbe marron dans la Figure 34a, et la Figure 41), qui
est maximale en hiver entre Décembre et Février et très faible en été de Mai à Septembre.
Il est bien connu que les efflorescences d’hiver et de printemps dans cette région sont presque
exclusivement déterminées par les apports de nutriments consécutifs dus au mélange vertical
d'automne et d'hiver (Millot et al., 1990). Ce constat est bien quantifié par notre indice de biomasse
(Figure 40d). Les résultats obtenus montrent que les enrichissements côtiers dominent des parties
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Figure 41: Hovmöller de la climatologie mensuelle de la MLD calculée à partir des données satellitaires dans le AB
entre 1969 et 2013 (Houpert et al., 2015) (https://www.seanoe.org/data/00354/46532/ ). Cette figure est générée en
utilisant le langage IDL version 7.1 (2009).
-2
-1
0
1
2
3
4
5
6
7
8
Longitude (°)
Chl-a (mg m-3)
Month
10
20
30
40
50
60
70
Mixed Layer Depth (m)
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