Résultants et discussions | Section 2.
biomasse côte-large intégrée est calculée pour chaque point en allant de la côte vers le Nord. Cette
intégration horizontale de la Chl-a est estimée jusqu’à une distance variable (Figure 40b) déterminée
en fonction de la première valeur de la Chl-a qui descend en dessous d'une valeur prédéfinie de 0,5 mg
m
-3
en allant vers le Nord. Ce dernier a été soigneusement choisi comme le meilleur seuil β=0,5 mg m
-
3
qui intersecte les différents profils climatologiques côte-large moyens durant toutes les saisons de
l’année (Figure 34b). La ligne rouge sur la Figure 40a représente la distance maximale effectivement
atteinte pendant la saison productive (nous avons considéré les concentrations de la Chl-a < 0.5 mg m
-
3
comme oligotrophe, et ne peuvent être représentatives d’un enrichissement).
La distance Dist ( β, max ) obtenue (Figure 40b) montre que la zone productive varie dans le temps de
quelques kilomètres pendant l'été ( zone bleue de la Figure 40b) avec un minimum de 1 km (lorsqu'un
seul pixel de mer est considéré). En hiver, cette distance atteint un maximum de 80 km,
principalement près de la mer d'Alboran à l'Ouest du bassin. Le gradient longitudinal le long du
littoral montre une nette diminution de cette distance vers l'Est (Figure 40b), qui est bien en phase
avec l'influence décroissante de l'enrichissement des eaux Atlantiques entrant dans la mer d'Alboran et
se déplaçant vers l'Est. La moyenne de la Chl-a le long du même transect (Figure 40c) montre une
extrême variabilité selon les régions, à partir de valeurs < 0,5 mg m
-3
en été à des valeurs > 2 mg m
-3
entre Avril et Septembre, i.e. en dehors de la saison de production.
L’indice de biomasse IB (Figure 40d) est défini comme le produit de la distance précédente par la
moyenne de la concentration de la Chl-a le long du même transect (Éq. 27). Cet indice représente
l’intégration spatiale (horizontale) des valeurs significatives de la Chl-a le long du transect côte-large.
La dimension verticale est partiellement prise en compte par la profondeur d'atténuation de la mesure
de la Chl-a par satellite. Néanmoins, cette profondeur représente une fraction variable de la couche
euphotique, selon la forme du profil vertical de la Chl-a. La concentrations de cette dernière (Figure
40c) représente un proxy de la biomasse phytoplanctonique moyenne le long du profil côte-large,
tandis que l’indice intégré spatialement IB (Figure 40d) est principalement déterminé par la longueur
du profil (Figure 40b).
L’indice IB est exprimé en g m
-2
et varie entre 20 et 50 g m
-2
durant la saison productive (Figure 40d),
avec une diminution régulière vers l’Est du bassin. Plusieurs pics de la biomasse phytoplanctonique
sont observés : IB est >45 g m
-2
; entre 2,2°W et 0,5°E de Janvier à Mars, entre 5,1 à 5,5°E en Janvier
et Février, et à 7,7°E de Janvier à Mars-Avril. Ces pics correspondent soit à des extensions prononcées
des Dist0.5mg (Figure 40b) ou à des efflorescences de la Chl-a (Figure 40c). Durant la saison de faible
production, IB est < 10 g m
-2
partout, à l’exception de la baie d’Alger et la baie d’Annaba (Figure 40d).
Le IB est pratiquement nul de Juin à Septembre dans quelques endroits où la concentration de la Chl-a
dépasse à peine les 0,5 mg m
-3
(Figure 40c).
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