Généralités
Dans la région E-AB, les faibles précipitations sont observées en été, et les fortes en hiver (Figure 7h)
avec un maximum en Novembre 2013 avec 231,14 mm et ce dans toute la série temporelle (Figure
7h). La courbe bleu de la Figure 7h représente la tendance des précipitations qui est en hausse de
2000 à 2020 et des anomalies positives de précipitation sont rencontrées pendant 10 années (voir
histogrammes rouge dans la Figure 7h).
Le maximum de la vitesse de vent est observé en Décembre 2003 avec 17,1 km h
-1
sur toute la série
temporelle (Figure 7i) avec une tendance vers la diminution observée sur la courbe verte de la série
temporelle de la région (Figure 7i). Onze anomalies positives ont eu lieu entre 2000 et 2020 (voir
histogrammes rouge dans la Figure 7i).
5.2. Le Bassin Algérien, une zone Oligotrophe et/ou Mésotrophe, sous pressions naturelles
et anthropiques
La M-Med Ouest est classée comme une zone oligotrophe (D’Ortenzio et Ribera D’Alcalà, 2009 ;
Siokou-Frangou et al., 2010 ; Sournia, 1973), mais dans certaines de ses régions, elle peut passer du
régime oligo-mésotrophe (concentration de la Chl-a >3 mg m
-3
) l’hiver au régime oligotrophe
(concentration de la Chl-a <3 mg m
-3
) en été. D’autre part, les études océanographiques ont montré
des résultats qui reflètes le grand impact du réchauffement climatique sur la Méditerranée (Bianchi et
Morri, 2000; Coll et al., 2010; Giorgi, 2006; Giorgi et Lionello, 2008; Salgado-Hernanz et al., 2019)
ainsi que sur l’océan global (Doney, 2006; Franz et al., 2018). Le lien climat-phytoplancton se trouve
principalement dans les régions, où le brassage vertical est limité à cause de la stabilisation de la
colonne d’eau par la stratification thermique, ce qui cause généralement un appauvrissement en
éléments nutritifs de surface limitant la croissance du phytoplancton (Doney, 2006). En M-Med, les
échanges d’eaux à travers le détroit de Gibraltar ont une grande influence sur sa circulation générale
(Béranger et al., 2005 ; Peliz et al., 2009) et sur le contrôle du budget des éléments nutritifs (Bethoux
et al., 2002 ; Crispi et Pacciaroni, 2009 ; Elbaz-Poulichet et al., 2001 ; Huertas et al., 2009 ; Rı́ os et
al., 2001), influençant directement la production du phytoplancton marin. Ce dernier représente la
base de la chaîne alimentaire et le moteur dynamique de l’écosystème marin Méditerranéen. En effet,
l’étude de la variabilité spatio-temporelle des efflorescences algales est essentielle pour comprendre la
dynamique des écosystèmes marins (Mann et Lazier, 2006). Actuellement, la communauté
scientifique se pose beaucoup de question sur les changements menaçant l’équilibre de la M-Med.
Le Bassin Algérien, considéré comme une unité biogéographique de la M-Med (Ayata et al., 2018) est
soumis à l’influence directe des eaux Atlantiques rentrant par le détroit de Gibraltar (Mayot et al.,
2016), ainsi qu’au courant très turbulent qui longe les côtes Algériennes (Millot, 1989) qui alimente
par la suite en particulier le bassin du Nord (Millot, 1989 ; Moutin et Prieur, 2012). La variation
saisonnière de la Chl-a dans le AB est indépendante du régime hydrologique local (Bosc et al., 2004)
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