Généralités
forme, elles pouvent réfracter la lumière vers l'intérieur de la cellule, ce qui leur permet de vivre dans
les eaux profondes.
Les espèces de coccolithophores représentent une grande diversité dans les zones chaudes oligotrophes
(Winter, 1994) estimée à environ 50 % de la pompe biologique de carbone
1
océanique dans les eaux
du large (Shutler et al., 2013). L’identification des espèces de coccolithophores durant les épisodes des
efflorescences requit une discrimination du signal à partir des propriétés de rétrodiffusion des
particules optiquement significatives (Ackleson et al., 1994; Alvain et al., 2008; C. Brown, 1995; C.
W. Brown & Yoder, 1994; Holligan et al., 1983, 2010; Iida et al., 2002; Merico et al., 2003; Perrot et
al., 2016). L'existence de plusieurs capteurs satellites dédiés à la couleur de l'océan permet d'observer
les surfaces marines d’une manière quotidiennes et globale. Les efflorescences de coccolithophores ont
des propriétés bio-optiques spécifiques qui aident à les distinguer à partir de l’espace. Les techniques
de classification des Rrs dans les eaux de surface permettent de détecter la présence des efflorescences
de coccolithophores (Ackleson et al., 1994). En effet, la plupart des espèces phytoplanctoniques ont
une courbe de réponse spectrale commune et ne peuvent pas être identifiées individuellement à partir
de l’espace (Martin & Seelye, 2004). Quelques espèces, en revanche, ont une courbe de réponse
spectrale unique qui permet leur identification, comme les coccolithophores, diatomées, … . Les
coccolithophores sont une classe spéciale du phytoplancton, quand elles bloom, elles se développent et
déposent des coquilles de carbonate de calcium à l'extérieur de leurs cellules.
5.
Zone d’étude : Le Bassin Algérien (AB)
La zone d’étude se situe au Sud de la M-Med occidentale (Figure 6), localisée au Nord-Ouest du
contiennent Africain. Le AB s’étend sur un littoral de plus de 1200 km de côte où la majorité de
habitants exploitent les ressources marines. En général, la côte est très ouverte à la mer et ne présente
aucun phénomène naturel extraordinaire, à l’exception du courant Algérien, la présence des oueds
(faible débit) et les rejets domestiques qui sont rejetés directement en mer qui la caractérisent. Le AB
est connu pour son plateau continental très étroit par rapport au reste de la M-Med. Les côtes
Algériennes n’ont ni fleuves ni deltas ni estuaires qui embouchent dans la mer.
5.1. Description du Bassin Algérien
Pour une meilleure description du AB, nous l’avons divisé en 3 secteurs afin de mieux décrire les
processus à petites et à grandes échelles qui le caractérisent:
• Secteur Ouest (Western part of the Algerian Basin « W-AB ») : entre 2,2°W et 2°E de longitude.
• Secteur Centre (Centre part of the Algerian Basin « C-AB ») : entre 2°E et 5°E de longitude.
1 Pompe biologique de carbone : Le phytoplancton est le principal acteur de la « pompe biologique » océanique. La photosynthèse, qui
permet la croissance et le développement du phytoplancton, consomme de grandes quantités de CO2, dont le carbone est ainsi fixé
dans les organismes. La chaîne alimentaire fait ensuite le reste : le phytoplancton est absorbé par du zooplancton. Les pelotes fécales
du zooplancton et le phytoplancton mort migrent vers les grandes profondeurs où une partie du carbone finit en sédiments au fond des
océans (Futura, 2021).
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forme, elles pouvent réfracter la lumière vers l'intérieur de la cellule, ce qui leur permet de vivre dans
les eaux profondes.
Les espèces de coccolithophores représentent une grande diversité dans les zones chaudes oligotrophes
(Winter, 1994) estimée à environ 50 % de la pompe biologique de carbone
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océanique dans les eaux
du large (Shutler et al., 2013). L’identification des espèces de coccolithophores durant les épisodes des
efflorescences requit une discrimination du signal à partir des propriétés de rétrodiffusion des
particules optiquement significatives (Ackleson et al., 1994; Alvain et al., 2008; C. Brown, 1995; C.
W. Brown & Yoder, 1994; Holligan et al., 1983, 2010; Iida et al., 2002; Merico et al., 2003; Perrot et
al., 2016). L'existence de plusieurs capteurs satellites dédiés à la couleur de l'océan permet d'observer
les surfaces marines d’une manière quotidiennes et globale. Les efflorescences de coccolithophores ont
des propriétés bio-optiques spécifiques qui aident à les distinguer à partir de l’espace. Les techniques
de classification des Rrs dans les eaux de surface permettent de détecter la présence des efflorescences
de coccolithophores (Ackleson et al., 1994). En effet, la plupart des espèces phytoplanctoniques ont
une courbe de réponse spectrale commune et ne peuvent pas être identifiées individuellement à partir
de l’espace (Martin & Seelye, 2004). Quelques espèces, en revanche, ont une courbe de réponse
spectrale unique qui permet leur identification, comme les coccolithophores, diatomées, … . Les
coccolithophores sont une classe spéciale du phytoplancton, quand elles bloom, elles se développent et
déposent des coquilles de carbonate de calcium à l'extérieur de leurs cellules.
5.
Zone d’étude : Le Bassin Algérien (AB)
La zone d’étude se situe au Sud de la M-Med occidentale (Figure 6), localisée au Nord-Ouest du
contiennent Africain. Le AB s’étend sur un littoral de plus de 1200 km de côte où la majorité de
habitants exploitent les ressources marines. En général, la côte est très ouverte à la mer et ne présente
aucun phénomène naturel extraordinaire, à l’exception du courant Algérien, la présence des oueds
(faible débit) et les rejets domestiques qui sont rejetés directement en mer qui la caractérisent. Le AB
est connu pour son plateau continental très étroit par rapport au reste de la M-Med. Les côtes
Algériennes n’ont ni fleuves ni deltas ni estuaires qui embouchent dans la mer.
5.1. Description du Bassin Algérien
Pour une meilleure description du AB, nous l’avons divisé en 3 secteurs afin de mieux décrire les
processus à petites et à grandes échelles qui le caractérisent:
• Secteur Ouest (Western part of the Algerian Basin « W-AB ») : entre 2,2°W et 2°E de longitude.
• Secteur Centre (Centre part of the Algerian Basin « C-AB ») : entre 2°E et 5°E de longitude.
1 Pompe biologique de carbone : Le phytoplancton est le principal acteur de la « pompe biologique » océanique. La photosynthèse, qui
permet la croissance et le développement du phytoplancton, consomme de grandes quantités de CO2, dont le carbone est ainsi fixé
dans les organismes. La chaîne alimentaire fait ensuite le reste : le phytoplancton est absorbé par du zooplancton. Les pelotes fécales
du zooplancton et le phytoplancton mort migrent vers les grandes profondeurs où une partie du carbone finit en sédiments au fond des
océans (Futura, 2021).
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