Généralités
formes pigmentaires. Dans le milieu marin, la Chl-a est la forme la plus importante chez les algues
phytoplanctoniques (sauf chez les cyanobactéries
1
). En effet, dans le domaine de la couleur de l’océan,
l’estimation des concentrations de la Chlorophylle sont sous forme de concertations de Chl-a.
Selon la définition des eaux hauturières, la signature spectrale de la surface de la mer est liée à la
présence unique du matériel biologique, i.e. les pigments du phytoplancton, essentiellement la Chl-a.
1.4. La matière particulaire
Dans les eaux côtières, la composition de la masse d’eau contient un mélange de matériel ; biologique
et particulaire. La Matière en suspension Particulaire (SPM : Suspended Particulate Matter) ne jouent
pas seulement un rôle important dans la construction et l’évolution des estuaires, du littoral et de la
géomorphologie continentale, mais elle a aussi un effet considérable sur la qualité des eaux côtières et
les écosystèmes marins (Schoellhamer et al., 2007). L’atténuation de la lumière due à la présence de la
SPM dans l’eau affecte la photosynthèse du phytoplancton (Krause‐Jensen et Sand‐Jensen, 1998).
Garver et al., (1994) ont analysé environ 400 spectres d'absorption in situ et ont conclu que plus de
99% des variations des spectres d'absorption sont liées à la présence de la matière particulaire et seul
un signal < 0,5% est lié à la présence de pigments du phytoplancton. Les particules en suspension sont
d'une grande diversité en termes de taille, de forme et de composition, ce qui influence leurs
propriétés optiques.
Traditionnellement, en océanographie optique, la profondeur d’atténuation de la lumière est considérée
comme l'inverse du coefficient d'atténuation diffuse, comme expliqué dans Gordon et McCluney
1 Cyanobactéries : anciennement dénommées cyanophycées (du grec cyano, bleu), elles tirent leur nom d’un pigment accessoire, la
phycocynanine, même si ces algues sont plutôt jaunes ou orange car elles possèdent également un pigment rouge, la phycoérythrine.
Certaines sont après à utiliser l’azote moléculaire comme source d’azote.
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Figure 4: Structure et masse molaire des Chlorophylles a et b .
Chl-a
C 55 H 72 O 5 N 4 Mg
Molar mass = 893.48 g.mol
-1
Chl-b
C 55 H 70 O 6 N 4 Mg
Molar mass = 907.47 g.mol
-1
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Etude par télédétection et mesures in situ des efflorescences algales et de la matière en suspension dans le Bassin Algérien - 29/200

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