Résultants et discussions | Section 2.
du littoral (Rabehi et al., 2019). Dans la baie d’Annaba, les apports d’oued Seybouse
1
(Figure 48, oued
n°1) sont très riches en PO4 et NH4 par rapport aux autres rivières de la M-Med (Ounissi et al., 2014).
Durant la saison de production, les apports de Seybouse sont principalement limités à la baie
d'Annaba et entraînent un risque potentiel d'eutrophisation (Ziouch et al., 2020). En raison des très
faibles débits des oueds, la biomasse côtière de la Chl-a (Figure 48) ne bénéficie pas uniquement des
enrichissements terrestres. Les pics de la biomasse observés dans la Figure 48 s'expliquent par un
ensemble de facteurs environnementaux et pas uniquement par le type de côte sableuse et/ou rocheuse
ou encore par les apports des oueds. Par exemple, entre Skikda et Annaba (Figure 48), nous observons
un pic à 7,3°E associé à la présence d’un oued (n°2), qui disparaît juste après vers la longitude 7,5°E,
malgré la présence d’une côte sableuse (donc, il n'y a pas d'effet de la côte sableuse). Dans la baie
d’Oran, il y a un pic de IB côtier, malgré l’absence de côte sableuse et d’oued (Figure 48). Cependant,
la ville d’Oran est marquée par une populations de plus de 100.000 habitants (Figure 48), ces derniers
sont généralement à l’origine d’une importante pollution marine (Houma, 2009) (i.e. décharge des
égouts dans l’eau de mer, … ) qui provoque une augmentation à des nutriments dans les eaux côtières.
Un autre exemple sur les types d’enrichissement côtiers locaux est observé à proximité de 1,3°W où
des cages flottantes d’aquaculture sont installées (Figure 48) qui provoquent une augmentation des
nutriments dans les eaux côtières (Cao et al., 2007).
Les faibles débits des oueds de la côte Algérienne suggèrent que les SPM d’origine terrestre sont très
faibles dans les eaux côtières. En effet, la source majeure de ces SPM provient probablement de la
remise en suspension des sédiments locaux, en particulier dans les côtes sableuses. D’autre part, le AB
est caractérisé par un plateau continental étroit, qui peut disparaître rapidement sur la côte rocheuse et
s'étendre sur la côte sableuse (Grimes et al., 2010). En effet, si le fond est sableux, le sédiment mobile
peut atteindre le plateau continental par sa remise en suspension, ce qui génère un flux de nutriments
vers le large (Robinson & Hill, 2005). La partie remise en suspension qui ne fournit pas les
nutriments, apporte donc des SPM (particules fines de sédiment, ...).
Dans la zone côtière contrairement à la zone du large, les facteurs et les processus qui gouvernent la
production sont différents ils sont soit naturels soit anthropiques. En revanche, la partie intérieure des
golfes et des baies (Figure 48) piège les nutriments des apports terrestres et modifie leur
hydrodynamique locale (Okubo, 1973; Pingree & Maddock, 1979; Signell & Geyer, 1991; Wolanski
& Hamner, 1988).
Ces modifications créent une structure hydrodynamique comme les upwellings
2
côtiers, les tourbillons,
1 Oued Seybouse : est une rivière du Nord-est de l’Algérie formée près de Guelma par l’oued Cheref et l’oued Zenati, son bassin est le
plus étendu d’Algérie et ses terres sont des plus fertiles. Elle rejoint la Méditerranée près d'Annaba (« Seybouse », 2018).
2 Upwelling : phénomène où les eaux de surface sont chaussées vers le large et remplacées à la côte par des eaux profondes relativement
froides et riches en sels nutritifs. Au large, quand les vents ou des courants provoquent une ascendance de l’eau profonde, le terme
divergence est généralement préféré.
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du littoral (Rabehi et al., 2019). Dans la baie d’Annaba, les apports d’oued Seybouse
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(Figure 48, oued
n°1) sont très riches en PO4 et NH4 par rapport aux autres rivières de la M-Med (Ounissi et al., 2014).
Durant la saison de production, les apports de Seybouse sont principalement limités à la baie
d'Annaba et entraînent un risque potentiel d'eutrophisation (Ziouch et al., 2020). En raison des très
faibles débits des oueds, la biomasse côtière de la Chl-a (Figure 48) ne bénéficie pas uniquement des
enrichissements terrestres. Les pics de la biomasse observés dans la Figure 48 s'expliquent par un
ensemble de facteurs environnementaux et pas uniquement par le type de côte sableuse et/ou rocheuse
ou encore par les apports des oueds. Par exemple, entre Skikda et Annaba (Figure 48), nous observons
un pic à 7,3°E associé à la présence d’un oued (n°2), qui disparaît juste après vers la longitude 7,5°E,
malgré la présence d’une côte sableuse (donc, il n'y a pas d'effet de la côte sableuse). Dans la baie
d’Oran, il y a un pic de IB côtier, malgré l’absence de côte sableuse et d’oued (Figure 48). Cependant,
la ville d’Oran est marquée par une populations de plus de 100.000 habitants (Figure 48), ces derniers
sont généralement à l’origine d’une importante pollution marine (Houma, 2009) (i.e. décharge des
égouts dans l’eau de mer, … ) qui provoque une augmentation à des nutriments dans les eaux côtières.
Un autre exemple sur les types d’enrichissement côtiers locaux est observé à proximité de 1,3°W où
des cages flottantes d’aquaculture sont installées (Figure 48) qui provoquent une augmentation des
nutriments dans les eaux côtières (Cao et al., 2007).
Les faibles débits des oueds de la côte Algérienne suggèrent que les SPM d’origine terrestre sont très
faibles dans les eaux côtières. En effet, la source majeure de ces SPM provient probablement de la
remise en suspension des sédiments locaux, en particulier dans les côtes sableuses. D’autre part, le AB
est caractérisé par un plateau continental étroit, qui peut disparaître rapidement sur la côte rocheuse et
s'étendre sur la côte sableuse (Grimes et al., 2010). En effet, si le fond est sableux, le sédiment mobile
peut atteindre le plateau continental par sa remise en suspension, ce qui génère un flux de nutriments
vers le large (Robinson & Hill, 2005). La partie remise en suspension qui ne fournit pas les
nutriments, apporte donc des SPM (particules fines de sédiment, ...).
Dans la zone côtière contrairement à la zone du large, les facteurs et les processus qui gouvernent la
production sont différents ils sont soit naturels soit anthropiques. En revanche, la partie intérieure des
golfes et des baies (Figure 48) piège les nutriments des apports terrestres et modifie leur
hydrodynamique locale (Okubo, 1973; Pingree & Maddock, 1979; Signell & Geyer, 1991; Wolanski
& Hamner, 1988).
Ces modifications créent une structure hydrodynamique comme les upwellings
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côtiers, les tourbillons,
1 Oued Seybouse : est une rivière du Nord-est de l’Algérie formée près de Guelma par l’oued Cheref et l’oued Zenati, son bassin est le
plus étendu d’Algérie et ses terres sont des plus fertiles. Elle rejoint la Méditerranée près d'Annaba (« Seybouse », 2018).
2 Upwelling : phénomène où les eaux de surface sont chaussées vers le large et remplacées à la côte par des eaux profondes relativement
froides et riches en sels nutritifs. Au large, quand les vents ou des courants provoquent une ascendance de l’eau profonde, le terme
divergence est généralement préféré.
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