CHAPITRE I
GÉNÉRALITÉS
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Cette partie ne cherche pas à décrire de manière exhaustive l’anatomie ou la physiologie
des tortues marines, mais plutôt les particularités qui pourront être déterminantes pour faciliter
leur identification et étude. Ces spécificités ont surtout un lien avec le milieu marin.
La carapace est la partie du corps la plus importante des tortues marines. Elle est adaptée
à la vie aquatique, notamment par sa forme hydrodynamique. Elle est constituée d’os et d’écailles.
Ces dernières sont faites de kératine. L’axe central est formé par des os dont les vertèbres
thoraciques, au nombre de dix ou onze, les clavicules et d’autres petits os tel que l’os nuchal
et l’os suprapygal. La fusion des côtes entre elles forme le reste de la dossière. La carapace
délimite la cavité cœlomique, laquelle regroupe les organes vitaux de la tortue, excepté
le cerveau et le début de la moëlle épinière. Les tortues n’ont pas la capacité de rétracter
leur tête ou leurs membres (Mettee et al., 2017).
Le système cardio-vasculaire est adapté pour la plongée. Le cœur se compose de deux atria
et d’un seul ventricule. Il est entouré d’un sac péricardique plutôt opaque chez les tortues adultes.
(Garcia-Parraga , 2017).
Les poumons sont dans la cavité cœlomique, longeant la totalité de la partie dorsale. Les tortues
marines ne possèdent pas de diaphragme ; la ventilation se réalise par modification de la pression
cœlomique. Les poumons ne sont pas totalement adhérents à la carapace, si bien qu’ils peuvent
recouvrir une partie des gonades, des reins et des glandes surrénales (Boylan et al., 2017a).
Les glandes lacrymales sont un organe particulier des tortues marines, le plus volumineux
du crâne. Elles sont situées médialement et caudalement à l’orbite oculaire. Aussi appelée
la « glande à sel », la glande lacrymale joue un rôle fondamental dans le maintien de l’hydratation
des tortues en éliminant les excès de sel de leur corps (Innis et al., 2017).
Enfin, l’œsophage possède de longues papilles pointues qui peuvent atteindre plusieurs
centimètres de longueur. Leur taille décroit de l’extrémité crânienne de l’œsophage à l’extrémité
caudale. Ces papilles sont nécessaires pour leur alimentation. En effet, lorsqu’elles ingèrent leurs
aliments, de l’eau de mer se retrouve dans l’estomac. Ces papilles permettent à la tortue de retenir
le bol alimentaire tout en régurgitant l’eau ingérée (Wyneken, 2001).
I.4. PARTICULARITÉS ANATOMIQUES ET PHYSIOLOGIQUES
I.4.1. PARTICULARITÉS ANATOMIQUES
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Contribution à l\'étude des échouages des tortues marines le long du littoral algérien - 22/110

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