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IV.2.2- Les sources de pollution
Selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), plus de 80 % de la
pollution marine est d'origine terrestre proviennent principalement des oueds, des ruissellements et
les rejets des zones côtières, dont environ 30 % sont apportés par l'atmosphère, recevant plusieurs
types de pollution. Les eaux usées sont chargées de matières organiques, de matières en suspension,
de détergents et d'huiles lubrifiantes, générant une pollution organique et chimique. Au cours des
dernières décennies, l'altération de la qualité des eaux marines côtières a été très sensible dans la
baie d'Alger, qui a connu de nombreux projets d’aménagement du littoral. Ces projets ont contribué
de manière significative à l'augmentation des nutriments et des sédiments en suspension (Benamar
et al., 1999). Cette situation est aggravée et les eaux côtières de la baie d'Alger peuvent être
considérées comme polluées en raison du manque de traitement et de contrôle des eaux usées
domestiques et industrielles qui se déversent dans des différents flux (Seridi et al., 2007). Les vents
dominants d'Ouest ou de Nord-Ouest générant un afflux d'eau polluée dans la partie orientale de la
baie(Rebzani et al., 1997). Cette région a un potentiel de vulnérabilité très élevé. La dissipation
d'énergie est principalement due à la submersion par les vagues, et les facteurs hydrodynamiques
sont très élevés en raison de la variation de l'intensité des vagues et de l'amplitude moyenne des
risques de la marée (microtidale) (Mihoubi et al., 2014). La houle et les courants suivent le régime
des vents, qui est saisonnier comme pour toute la côte algérienne (Leclaire, 1972).
Malgré de nombreux projets d’aménagement au cours des dix dernières années afin de rendre la
région plus propre et non polluée, ces eaux étaient encore considérées comme polluées en raison
de l'absence de stratégies de traitement efficaces, de contrôle de l'eau et de gestion des rejets des
eaux usées à différents débits (Seridi et al., 2007). Ces instabilités génèrent de fortes fluctuations
des activités biologiques telles que, la biomasse phytoplanctonique (Morán et al., 2001; Raimbault
et al., 1993; Taupier-Letage, 1988; Taupier‐Letage et al., 2003).
Le littoral est une interface entre l'eau douce et l'eau salée. L'eau douce amenée dans la zone
côtière par les oueds et les rejets des eaux usées quitransportent des polluants, à l'état dissous ou
sous forme de particules solides. Ces apports terrigènes, généralement riches en substances
organiques et minérales, provoquent des changements écologiques dans les zones marines à partir
de leur réceptacle et peuvent être à l'origine de l'accumulation de divers polluants. Une partie des
rejets directs des eaux usées domestiques et industrielles s'écoule dans deux oueds qui se jettent
dans la baie d'Alger : El Hamiz et El Harrach (Chabane et al., 2018). La baie d'Alger a fait l'objet
de plusieurs projets d’aménagement visant à améliorer les activités touristiques à savoir : Les sites
de Lido (Bordj El Kiffan), la Sablette et El Marsa, situés respectivement au centre et à l'Ouest
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Evaluation de la couleur et de la qualité biologique des eaux marines de la côte algéroise à partir de l\'imagerie satellite et modélisation du phytoplancton marin - 64/202

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