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Le cycle de vie des diatomées, comme celui de nombreux autres protistes eucaryotes, comporte
deux phases ; la première phase correspond à la reproduction asexuée. Une simple division
mitotique aura lieu, et chaque cellule fille conserve une des valves de la cellule mère. La nouvelle
partie de la frustule est toujours formée à l'intérieur de celle du parent. En raison de la rigidité de
la paroi cellulaire, les valves nouvellement formées sont légèrement plus petites que la valve
parentale. Au fur et à mesure que les cellules se divisent, on observe une réduction de la taille des
cellules (Rimet, 2012). La deuxième phase est la reproduction sexuelle qui permet aux cellules de
retrouver leur taille maximale, des gamètes sont produits. Selon le taxon, la reproduction est
isogamique ou hétérogène. Une auxospore est produite, se développe et se divise par mitose pour
produire deux cellules (Rimet, 2012).
III.2.1.1- Les Diatomées et les activités anthropiques
Les diatomées peuvent être un excellent indicateur de la qualité de l'eau (Anderson & Vos,
1992), cette communauté a fait preuve d'une grande vulnérabilité et de réactions directes au
réchauffement climatique, dont les êtres humains sont les premiers responsables (Berthon et al.,
2014; Rimet, 2012), par exemple un changement de température affecte le développement des
diatomées (Patrick, 1971).
Plusieurs auteurs ont signalé que les niveaux de pollution augmentent au fur et à mesure que la
composition des assemblages des diatomées s'homogénéise dans les régions touchées par
l'eutrophisation (Leira & Sabater, 2005; Pan et al., 2000; Tornés et al., 2007). La communauté des
diatomées est exclusivement altérée par l’activité humaine. Cependant leurs microalgues toxiques
ont une préoccupation importante pour les scientifiques. D'autre part, certains auteurs ont voulu
déterminer s'il existe un seuil au-delà duquel la pollution l'emporte sur les écorégions en
considérant les assemblages de diatomées (Rimet, 2012). En générale, le carbone inorganique, le
phosphore, l’azote, et la silice sont des nutriments indispensables pour croissance et reproduction
des diatomées, la moindre variation peut entrainer une déstabilisation dans la production des
espèces (KELLY, 1998) d’autre part, la capacité d’adaptation des diatomées aux variations de la
concentration de la salinité (NaCl, MgCl2) est parfois élevée grâce à leur pouvoir d’osmorégulation
(diatomées euryhalines) ou au contraire très limitée (diatomées sténohalines) (Bouchez Dorigo, U.,
Rimet, F., 2010).
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