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montrés que les résultats de la simulation sur des modèles développés affirment que l'effet du fond
est mesurable sur une profondeur d'environ 20 m dans le domaine visible et que l'effet est maximal
autour de 550 nm.
I.5.2.2- Le coefficient d'atténuation diffuse verticale (Kd)
Le coefficient d'atténuation diffuse verticale est généralement dérivé de la réflectance spectrale
de la télédétection à une longueur d'onde de 490 nm. Les propriétés optiques inhérentes (POI) de
l'eau, telles que les processus d'absorption (a) et de diffusion (b) et la distribution angulaire de la
lumière, contrôlent le Kd (Austin & Petzold, 1981; Hu et al., 2000; Z. Lee et al., 2013).
I.6- Classification optique des eaux océaniques
Divers auteurs ont tenté de définir un système de classification des eaux naturelles en fonction
de leurs propriétés optiques (Anclré Morel & Prieur, 1977) et ont proposé une classification des
eaux marines en deux grandes classes : les eaux de "cas 1" et les eaux de "cas 2".
a. Les eaux du « cas 1 »
Les eaux du cas 1 représentent environ 95% de l'océan mondial. Les propriétés optiques sont
déterminées d'une part par les propriétés optiques de l'eau de mer pure, et d'autre part par celles du
phytoplancton ainsi que, tous ses produits associés (détritus organiques sous forme de particules
ou de substances dissoutes et organismes hétérotrophes) d’origine terrigène (Antoine, 2000). Les
propriétés optiques de ces eaux sont généralement indexées sur la concentration en chlorophylle a
(Chl a), c'est-à-dire que l'évolution des propriétés optiques s'exprime en fonction des changements
de la concentration de la chlorophylle, pigment commun à tous les organismes végétaux. Ainsi, de
nombreuses études statistiques réalisées sur les propriétés optiques mesurées dans différentes
parties de l'océan mondial ont établi une relation moyenne entre ces propriétés et la concentration
de la Chl a (Bricaud et al., 1995; Loisel & Morel, 1998; A Morel & Gentili, 2009). Pour une
concentration donnée de Chl a, la valeur moyenne des propriétés optiques est donc connue. La
dispersion est observée de part et d'autre des relations moyennes entre les POI et la concentration
de la Chl a. En effet, pour une concentration fixe de la Chl a, les cellules phytoplanctoniques
diffusent ou absorbent la lumière différemment. Cette variabilité naturelle observée autour de ces
relations moyennes peut résulter, premièrement, d'une variation de la composition pigmentaire
et/ou de l'effet de discrétisation des pigments au sein de la communauté phytoplanctonique,
deuxièmement, de la variabilité de la proportion des particules phytoplanctoniques et nonphytoplanctoniques, troisièmement, de la variabilité de la taille et de la distribution des particules
et quatrièmement, de la proportion entre le matériau particulaire et le CDOM.
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