Le Petit Prince nous avait prévenus : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour nos yeux. » Dans son acception la plus large, dérivée de son étymologie, l’environnement représente en effet tout ce qui nous entoure. Les éléments et les paysages, les animaux, les
micro-organismes et nos alter ego. Tous devenus invisibles à force d’être là ; invisibles, et pourtant essentiels à notre existence.
Depuis un siècle, la perception individuelle et collective de notre environnement a beaucoup évolué, passant d’une approche locale à une vision planétaire. Les images de la conquête
de l’espace et les clichés de la Terre que nous envoient les satellites ont fortement contribué à
cet élargissement du champ. Ainsi l’environnement est-il aujourd’hui perçu à la fois comme un
droit (mais aussi un devoir vis-à-vis des générations futures), une réussite à imiter, un territoire
à ménager, voire à restaurer, un capital-nature à faire fructifi er sans le ruiner.
Sans doute faut-il parler non pas de l’environnement mais des environnements – de la même
façon qu’en sciences humaines on s’intéresse aujourd’hui aux biodiversités. C’est l’approche
privilégiée dans ce livre, qui au fi l des pages se penche par exemple sur les interactions qui
existent entre les gènes et leurs multiples niveaux d’environnement, entre les différentes espèces
qui constituent la microfaune du sol ou encore entre les virus, les bactéries et les hommes.
Sont sollicités ici non seulement des systématiciens – pour débusquer l’arbre dans la forêt
du vivant –, mais aussi des écologues, des biologistes évolutionnistes et des anthropologues,
des philosophes et des géochimistes, des généticiens et des économistes, qui tous aident à
comprendre la trame complexe de ce « tissu planétaire ».
Un environnement dont l’être humain n’est évidemment pas absent. La sédentarisation
d’Homo sapiens, sa croissance démographique et son incroyable expansion ont, pour partie,
contribué à fragiliser ce tissu qui l’entoure. Or « ce n’est pas l’homme qui a tissé la trame de
la vie : il en est seulement un fi l », rappelait Sitting Bull dans sa Lettre au président des ÉtatsUnis en 1886, ajoutant : « Tout ce qu’il fait à la trame, il le fait à lui-même. » Dans la lignée des
précédents ouvrages de la collection, Aux origines de l’environnement a pour ambition de relier,
voire de renouer, un à un, tous ces fi ls.
Caractéristiques techniques de l’ouvrage
• Format : 180 x 245
• Environ 542 pages
• Broché cousu
• Papier couché demi-mat 115 g
• 130 illustrations, couleur et noir et blanc
• Glossaire
• Bibliographie
• Index
Parution octobre 2010
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