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C H O I S I R A U J O U R D ’ H U I P O U R N E P A S S U B I R D E M A I N
En nature comme en culture, la diversité s’efface peu à peu devant l’uniformité.
Une perte… Sans diversité, plus d’unité possible. Et en rognant la diversité, en réalité l’homme se réduit.
Je croyais à l’abondance et pour fi nir je découvre la rareté. J’imaginais une planète infi nie et elle est désespérément petite, toute fragile. Partout où je me rends, la
nature succombe, elle est en charpie.
En cause, notre inaptitude collective et individuelle à la limite. Nous consumons
plus que nous ne consommons. Nous vivons parfois sous la tyrannie du désir sans
trier parmi les possibles. Le matérialisme comme principale religion, posséder pour
exister, produire pour être puissant. Ajoutons à cela l’inimaginable inertie de nos
mentalités engluées dans nos habitudes, qui nous entraînent dans un élan incontrôlable, happés par la fulgurance du progrès, subjugués par la fascination de la croissance quantitative et bercés par l’illusion de la liberté.
Il n’y a pas de fatalisme à s’accommoder de la civilisation du gâchis. Dans une
planète aux ressources limitées, nous voyons bien qu’il nous faut tendre vers un nouveau paradigme mettant honnêtement, sincèrement, l’humain et la nature au cœur
de nos préoccupations.
Au-delà des clivages politiques et des écoles de pensée, cette véritable révolution culturelle suppose une libération de la créativité et la contribution de chacun
pour que l’avenir de notre Terre et de nos congénères devienne une priorité absolue.
Parce qu’à la fois acteur et responsable, chacun de nous a un rôle majeur à jouer dans
la construction de cette nouvelle société. Plus que jamais, le génie humain ou simplement le bon sens est nécessaire et la mobilisation doit être immédiate. Personne
ne doit s’exclure de l’enjeu car personne ne sera à l’abri des conséquences.
Être acteur du chapitre 2 de notre histoire individuelle et collective, c’est surmonter les diffi cultés de la situation présente pour envisager l’avenir, c’est dépasser
les frontières de nos peurs et de nos blocages, imaginer des solutions nouvelles pour
un monde différent.
De cette grande menace faisons la plus belle des opportunités. Concentrons-nous
sur l’essentiel, quitte à renoncer à quelques rêves de grandeur. N’ayons pas peur de
nous fi xer des limites pour ne pas épuiser les ressources de notre belle planète – des
limites comme autant de jalons auxquels nous fi er pour ne plus nous perdre.
Einstein disait : « Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la
confusion des intentions. » Nous avons les moyens. Il nous reste à préciser les intentions, et à ne pas nous tromper de fi n.
Avril 2010
C H O I S I R A U J O U R D ’ H U I P O U R N E P A S S U B I R D E M A I N
En nature comme en culture, la diversité s’efface peu à peu devant l’uniformité.
Une perte… Sans diversité, plus d’unité possible. Et en rognant la diversité, en réalité l’homme se réduit.
Je croyais à l’abondance et pour fi nir je découvre la rareté. J’imaginais une planète infi nie et elle est désespérément petite, toute fragile. Partout où je me rends, la
nature succombe, elle est en charpie.
En cause, notre inaptitude collective et individuelle à la limite. Nous consumons
plus que nous ne consommons. Nous vivons parfois sous la tyrannie du désir sans
trier parmi les possibles. Le matérialisme comme principale religion, posséder pour
exister, produire pour être puissant. Ajoutons à cela l’inimaginable inertie de nos
mentalités engluées dans nos habitudes, qui nous entraînent dans un élan incontrôlable, happés par la fulgurance du progrès, subjugués par la fascination de la croissance quantitative et bercés par l’illusion de la liberté.
Il n’y a pas de fatalisme à s’accommoder de la civilisation du gâchis. Dans une
planète aux ressources limitées, nous voyons bien qu’il nous faut tendre vers un nouveau paradigme mettant honnêtement, sincèrement, l’humain et la nature au cœur
de nos préoccupations.
Au-delà des clivages politiques et des écoles de pensée, cette véritable révolution culturelle suppose une libération de la créativité et la contribution de chacun
pour que l’avenir de notre Terre et de nos congénères devienne une priorité absolue.
Parce qu’à la fois acteur et responsable, chacun de nous a un rôle majeur à jouer dans
la construction de cette nouvelle société. Plus que jamais, le génie humain ou simplement le bon sens est nécessaire et la mobilisation doit être immédiate. Personne
ne doit s’exclure de l’enjeu car personne ne sera à l’abri des conséquences.
Être acteur du chapitre 2 de notre histoire individuelle et collective, c’est surmonter les diffi cultés de la situation présente pour envisager l’avenir, c’est dépasser
les frontières de nos peurs et de nos blocages, imaginer des solutions nouvelles pour
un monde différent.
De cette grande menace faisons la plus belle des opportunités. Concentrons-nous
sur l’essentiel, quitte à renoncer à quelques rêves de grandeur. N’ayons pas peur de
nous fi xer des limites pour ne pas épuiser les ressources de notre belle planète – des
limites comme autant de jalons auxquels nous fi er pour ne plus nous perdre.
Einstein disait : « Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la
confusion des intentions. » Nous avons les moyens. Il nous reste à préciser les intentions, et à ne pas nous tromper de fi n.
Avril 2010
