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R É C O N C I L I E R A G R I C U LT E U R S E T É C O L O G I S T E S
Au Mali, en pays dogon, comme dans de nombreux
pays de l’Afrique subsaharienne, l’association entre
certaines espèces d’arbres et de cultures permet
d’améliorer le rendement de ces dernières. Ici une
plantation d’oignons.
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juillet 2009 : un cheval meurt asphyxié alors qu’il traverse une plage couverte d’algues vertes à Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes-d’Armor. Son
cavalier, victime d’un malaise, a pu être sauvé. S’agit-il d’un simple « fait divers » ou
est-ce la preuve que notre agriculture « productiviste » porte sérieusement atteinte à
l’environnement ? Le mouvement Eau et Rivières de Bretagne ne dénonce-t-il pas
depuis longtemps déjà le rôle joué par les effl uents d’élevage (lisiers, purins, etc.) et
les épandages inconsidérés d’engrais azotés et phosphatés dans la pollution en nitrate
des eaux souterraines et de surface de la région ? Tant et si bien que les exploitants
agricoles bretons se plaignent d’être systématiquement et injustement stigmatisés par
les mouvements écologistes. Ainsi, quelle n’a pas été leur consternation lorsqu’ils ont
pris connaissance d’une note « confi dentielle » sur ce sujet rédigée par le préfet des
Côtes-d’Armor et révélée en septembre 2009 sur les sites Internet du Télégramme
de Brest et de Ouest-France ! La note affi rmait sans détour : « La diminution visible et
notable de ce phénomène ne pourra passer que par un changement profond des pratiques agricoles concernées, ce que la profession agricole n’est pas prête à accepter
pour le moment. » Le ton était donné.
Pollution de l’air, des eaux et des sols, dioxine dans les poulets, hormones dans
le lait, pesticides cancérigènes sur nos fruits et légumes, « vache folle », effondrement
des populations d’abeilles et d’autres insectes pollinisateurs, perte de biodiversité, paysages défi gurés, odeurs nauséabondes sur les sites touristiques… Les sujets de querelle ne manquent pas entre les agriculteurs et les écologistes. À quelles
conditions une réconciliation est-elle
envisageable ? Ne conviendrait-il pas
de promouvoir de toute urgence la
mise en place de nouveaux systèmes
« Il y a deux façons de vaincre la résistance de la nature :
l’une est répressive, l’autre est libératrice. Grâce à la seconde
la misère, la violence, la cruauté diminuent. »
Herbert Marcuse (1968).
C H A P I T R E
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Réconcilier agriculteurs
et écologistes
Marc Dufumier
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