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î15 ——
Le 27 juillet j’aperçus une larve de Z. Wagneri à abdomen trés dis—
tendu dont la mue semblait ne pas être très éloignée. C’est la seule qu’il
’
me fut donné d’apercevoir des 10 ou 12 mises en deux fois dans le tube
en
expérience; peut—être les premières s’étaient-elles évadées, mais cela
laisse soupçonner aussi l’existence de luttes fratricides pour la posses—
sion de la nourriture. L’évolution de ces larves paraît des plus rapides,
puisque le début de l’expérience ne remontait qu’à cinq jours, c’est—
a—dire au 22 juillet. La larve que j’apercevais au fond du tube était deve—
nue
très lourde, et ne pouvait se mouvoir qu’avec difculté. Sa taille
avait plus que doublé, et les espaces membraneux intersegmentaires for-maient des bandes claires transversales alternant avec les tergites chiti—
neux
colorés. Le 28 juillet au matin cette larve semblait prête à éclater
tellement elle était gonflée. Après déjeuner je trouvai une larve secon—
(laire toute blanche, sauf les yeux qui se détachaient sous forme d’un
point noir. La nouvelle forme larvaire avait pour ce qui concerne la
partie antérieure du corps sensiblement le même aspect que la larve pri—
maire; les pattes notamment étaient bien développées; mais l’arrière—
eorps n’était pas conique ;
il était à bords parallèles, de même largeur
que la région thoraco—céphalique, avec les anneaux bien accusés; la
partie postérieure arrondie, le dernier segment moins large. L’insecte
avait perdu ses longues soies caudales et son revêtement chitineux,
mais il paraissait avoir des poils dorsaux que je distinguais de prol à
la loupe. Cette larve secondaire était fort agile, non certes comme la
larve primaire, mais elle allait et venait fort lestement. Je remarquai
que comme la larve primaire elle se servait parfois de son anus connue
d’un pseudopode.
Dès ce moment l’histoire du Zonabris Wagneri était complètement
élucidée:
je connaissais depuis longtemps déjà la ponte et la larve
primaire; je savais désormais que celle—ci peut s’élever dans les cellules des Osmia Saundersi, très probablement aux dépens des larves plu—
tôt que du miel. J’avais observé d’autre part successivement l’hypno—
théque, la forme larvaire prénymphale (30 larve de J.—H. FABRE), la
nymphe, et obtenu nalement l’imago. Le cycle était donc complet. Il
me
restait il est vrai à suivre la larve secondaire jusqu’à la forme contractée, ce qui évidemment avait bien son intérêt, mais ne pouvait
guère en somme selon toute vraisemblance apporter aucun élément
nouveau
important.
Le 30 juillet au soir j’aperçus, errante dans le tube, la larve secondaire
sortie sûrement d’une cellule d’Osmie ouverte, dont la larve me parut
singulièrement a’aissée. Cette larve secondaire avait d’ailleurs considé—
rablement augmenté de volume, et je ne serais pas étonné qu’elle eût
déjà effectué une mue de croissance : elle était blanche ; sa tête et son
prothorax avaient un aspect brillant, une teinte légèrement jaune rou—
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Le 27 juillet j’aperçus une larve de Z. Wagneri à abdomen trés dis—
tendu dont la mue semblait ne pas être très éloignée. C’est la seule qu’il
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me fut donné d’apercevoir des 10 ou 12 mises en deux fois dans le tube
en
expérience; peut—être les premières s’étaient-elles évadées, mais cela
laisse soupçonner aussi l’existence de luttes fratricides pour la posses—
sion de la nourriture. L’évolution de ces larves paraît des plus rapides,
puisque le début de l’expérience ne remontait qu’à cinq jours, c’est—
a—dire au 22 juillet. La larve que j’apercevais au fond du tube était deve—
nue
très lourde, et ne pouvait se mouvoir qu’avec difculté. Sa taille
avait plus que doublé, et les espaces membraneux intersegmentaires for-maient des bandes claires transversales alternant avec les tergites chiti—
neux
colorés. Le 28 juillet au matin cette larve semblait prête à éclater
tellement elle était gonflée. Après déjeuner je trouvai une larve secon—
(laire toute blanche, sauf les yeux qui se détachaient sous forme d’un
point noir. La nouvelle forme larvaire avait pour ce qui concerne la
partie antérieure du corps sensiblement le même aspect que la larve pri—
maire; les pattes notamment étaient bien développées; mais l’arrière—
eorps n’était pas conique ;
il était à bords parallèles, de même largeur
que la région thoraco—céphalique, avec les anneaux bien accusés; la
partie postérieure arrondie, le dernier segment moins large. L’insecte
avait perdu ses longues soies caudales et son revêtement chitineux,
mais il paraissait avoir des poils dorsaux que je distinguais de prol à
la loupe. Cette larve secondaire était fort agile, non certes comme la
larve primaire, mais elle allait et venait fort lestement. Je remarquai
que comme la larve primaire elle se servait parfois de son anus connue
d’un pseudopode.
Dès ce moment l’histoire du Zonabris Wagneri était complètement
élucidée:
je connaissais depuis longtemps déjà la ponte et la larve
primaire; je savais désormais que celle—ci peut s’élever dans les cellules des Osmia Saundersi, très probablement aux dépens des larves plu—
tôt que du miel. J’avais observé d’autre part successivement l’hypno—
théque, la forme larvaire prénymphale (30 larve de J.—H. FABRE), la
nymphe, et obtenu nalement l’imago. Le cycle était donc complet. Il
me
restait il est vrai à suivre la larve secondaire jusqu’à la forme contractée, ce qui évidemment avait bien son intérêt, mais ne pouvait
guère en somme selon toute vraisemblance apporter aucun élément
nouveau
important.
Le 30 juillet au soir j’aperçus, errante dans le tube, la larve secondaire
sortie sûrement d’une cellule d’Osmie ouverte, dont la larve me parut
singulièrement a’aissée. Cette larve secondaire avait d’ailleurs considé—
rablement augmenté de volume, et je ne serais pas étonné qu’elle eût
déjà effectué une mue de croissance : elle était blanche ; sa tête et son
prothorax avaient un aspect brillant, une teinte légèrement jaune rou—
