LE PROBLÈME DES VIRUS
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Ceux qui considèrent tous les virus Comme des êtres vivants
pensent que leur origine peut être expliquée de'diverses manières.
Les uns admettent que lesvirus—protéines sont des gènes (cf. p. 357)
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isolés qui ont acquis un grand pouvoir de multiplication, à
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condition de se trouver à l’intérieur de cellules bien déterminées.
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Il est exact que les gènes ressemblent aux virus—protéines tant
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par leurs dimensions que par leur composition chimique (1);
l’hypothèse est séduisante, et il est facile de comprendre que de
telles particules soient pathogènes puisqu’elles perturbent le
métabolisme des cellules infectées.
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Les mêmes auteurs admettent que ces virus peuvent évoluer,
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…
acquérir une organisation plus ‘ou moins complexe et par consé—
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quent donner naissance aux virus de grande taille, aux rickettsies
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et même aux bactéries. Mais cette notion de caractère évolutif
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progressif des virus soulève de. nombreuses difcultés d’inter—
prétation.
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Une
autre
hypothèse admet que les virus représentent
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‘le terme d’une évolution régressive de certains types de
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Celles—ci s’adaptant à un parasitisme de plus en plus étroit '. '
abandonneraient la‘plupart de leurs systèmes enzymatiques; f
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leur organisation se simplierait, leurs dimensions dimiueràient ;
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lesparasites les plus stricts seraient alors réduits à des particules
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de nucléoprotéines, siège deleur pouvoir de multiplication. Les
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virus-bactéries ”ne représenteraient donc qu’une étape de cette
évolution régresSivè. Ce p0int de vue semble conrmé par le
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fait que si les petits virus sont incapables de tout métabolisme
,
individuel, les grands virus ont une certaine activité métab01iqué
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Commé0n le voit, les problèmes posés par les virus sont parmi
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les plus intéressants de la biologie moderne,
mais ilsiso'nh—èhcorç '
loin d’être résolus
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(l) Certains_gènee cytoplasmiques_z les”
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_desrib‘onucléoprotéines….
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