246
MÉTABOLISME DES MOLÉCULES BIOLOGIQUES
VOIE
URONIQUES
Récemment, a été découverte une nouvelle voie métabolique intéressant les
hexose-phosphates. Elle a pour fonction, sauf chez l’homme et le cobaye, la
synthèse de l’acide ascorbique à partir des acides uroniques comme précur:
seurs. L’existence d’une telle voie chez l’homme n’apparaît évidente que lors—
-
que, à la suite d’un blocage génétique, certains intermédiaires s’accumulent
comme dans la pentosurie congénitale.
_
FORMATION D’AGDE GLYCURONIQÜE
,
l) Le glucose l-phosphate en présence d’uridine triphosphate (UTP) donne
naissance à l’uridine diphosphoglucose (UDPG) et à du pyrophosphate.
La fonction la plus oxydable du glucose est ainsi protégée et l’oxydation
‘
ultérieure de la fonction alcool primaire de C—6 est rendue possible.
'2) En présence d’une enzyme spécique et de 2 NAD, il se forme de l’acide
uridine diphosphoglycuronique : Celui—ci est à l’origine de polyosides et le
donneur universel d’acide glycuronique (voir Biochimie humaine).
’
.
3) En présence d’une glycuronyl—transférase, il permet la conjugaison de
phénols et de nombreux autres composés.
.
MÉTABOLŒME DE L’ACIDE GLYCURONIQUE. —— La réduction de l’acide glycu—
_
tonique en acide L—gulonique est catalysée par une déshydrogénase à NADP.
En présence d’une seconde déshydrogénase à NAD, l’acide L—gulonique est
oxydé en un dérivé 3-cétonique ; celui—ci est converti par voie enzymatique soit
en acide ascorbique, soit chez l’homme en L—xylulose par décarboxylation. Chez
l’homme, qui ne synthétise pas l’acide ascorbique, seul existe vraisemblable—
ment le deuxième type de conversion, qui conduit au L—xylulose. Cette
substance a d’ailleurs été identiée dans l’urine humaine normale. On en trouve
des quantités beaucoup plus grandes au cours de la pentosurie congénitale
(voir Biochimie humaine). La transformation ultérieure du L—xylulose met en
jeu deux déshydrogénases : l’une effectue la réduction de L—xylulose en xylitol,
utilisant le NADP' comme coenzyme; la seconde catalyse l’oxydation du
xylitol en D-xylulose, avec le NAD comme coenzyme. Ainsi la conversion d’un
'
isomère du xylulose en un autre s’effectue par réduction du groupe cétonique
ICH
o
’
‘
cH20H
({:HZOH
cHZOH
_
COz
NADPH
NAD+
NADH
C=O
|
|
.
|
|
HO—ç—H
HO—(|3—H
\
Î HO—lC—H
Î HO—C|Z—H
.
H—ç—OH ,\v ZH
c=o
H—C|J—OH
H—c—OH
'
-
H—ç—OH
Vft°min.e @
CHp_OH
CHZOH
CHgOH«
,
.
COOH
'
Ac. glycuronîque
L-xylulose
Xylîtol
D—xylulose
en C4 suivie d’unéoxydation en C2. L’étape suivante est la formation de
-
D-xylulose—S-phosphate, qui entre à nouveau dans le métabolisme général des ’
glucides par la voie des. pentose—phosphates. Il est vraisemblable que dans
_
la péntosurie, le blocage métabolique se situe au niveau. de la xytol-déshydroL’apparition du L—xylulose dans l’urine ne ferait alors que traduire
,
’
l’incapacité de l’organisme à.cOnvertir ce sucre en‘l’isomère de la série natu—
’
telle, la série D.
'
‘
.
,
'
,
‘.
_
'
‘
Le cycle des acides moniques fait intervenir certains.sucres libres et non
-,
.
' leurs esters phosphoriqués, comme dans la voie des pentoses—phosphàtes ou
_
dans la glycogénolyæ.
_
'
MÉTABOLISME DES MOLÉCULES BIOLOGIQUES
VOIE
URONIQUES
Récemment, a été découverte une nouvelle voie métabolique intéressant les
hexose-phosphates. Elle a pour fonction, sauf chez l’homme et le cobaye, la
synthèse de l’acide ascorbique à partir des acides uroniques comme précur:
seurs. L’existence d’une telle voie chez l’homme n’apparaît évidente que lors—
-
que, à la suite d’un blocage génétique, certains intermédiaires s’accumulent
comme dans la pentosurie congénitale.
_
FORMATION D’AGDE GLYCURONIQÜE
,
l) Le glucose l-phosphate en présence d’uridine triphosphate (UTP) donne
naissance à l’uridine diphosphoglucose (UDPG) et à du pyrophosphate.
La fonction la plus oxydable du glucose est ainsi protégée et l’oxydation
‘
ultérieure de la fonction alcool primaire de C—6 est rendue possible.
'2) En présence d’une enzyme spécique et de 2 NAD, il se forme de l’acide
uridine diphosphoglycuronique : Celui—ci est à l’origine de polyosides et le
donneur universel d’acide glycuronique (voir Biochimie humaine).
’
.
3) En présence d’une glycuronyl—transférase, il permet la conjugaison de
phénols et de nombreux autres composés.
.
MÉTABOLŒME DE L’ACIDE GLYCURONIQUE. —— La réduction de l’acide glycu—
_
tonique en acide L—gulonique est catalysée par une déshydrogénase à NADP.
En présence d’une seconde déshydrogénase à NAD, l’acide L—gulonique est
oxydé en un dérivé 3-cétonique ; celui—ci est converti par voie enzymatique soit
en acide ascorbique, soit chez l’homme en L—xylulose par décarboxylation. Chez
l’homme, qui ne synthétise pas l’acide ascorbique, seul existe vraisemblable—
ment le deuxième type de conversion, qui conduit au L—xylulose. Cette
substance a d’ailleurs été identiée dans l’urine humaine normale. On en trouve
des quantités beaucoup plus grandes au cours de la pentosurie congénitale
(voir Biochimie humaine). La transformation ultérieure du L—xylulose met en
jeu deux déshydrogénases : l’une effectue la réduction de L—xylulose en xylitol,
utilisant le NADP' comme coenzyme; la seconde catalyse l’oxydation du
xylitol en D-xylulose, avec le NAD comme coenzyme. Ainsi la conversion d’un
'
isomère du xylulose en un autre s’effectue par réduction du groupe cétonique
ICH
o
’
‘
cH20H
({:HZOH
cHZOH
_
COz
NADPH
NAD+
NADH
C=O
|
|
.
|
|
HO—ç—H
HO—(|3—H
\
Î HO—lC—H
Î HO—C|Z—H
.
H—ç—OH ,\v ZH
c=o
H—C|J—OH
H—c—OH
'
-
H—ç—OH
Vft°min.e @
CHp_OH
CHZOH
CHgOH«
,
.
COOH
'
Ac. glycuronîque
L-xylulose
Xylîtol
D—xylulose
en C4 suivie d’unéoxydation en C2. L’étape suivante est la formation de
-
D-xylulose—S-phosphate, qui entre à nouveau dans le métabolisme général des ’
glucides par la voie des. pentose—phosphates. Il est vraisemblable que dans
_
la péntosurie, le blocage métabolique se situe au niveau. de la xytol-déshydroL’apparition du L—xylulose dans l’urine ne ferait alors que traduire
,
’
l’incapacité de l’organisme à.cOnvertir ce sucre en‘l’isomère de la série natu—
’
telle, la série D.
'
‘
.
,
'
,
‘.
_
'
‘
Le cycle des acides moniques fait intervenir certains.sucres libres et non
-,
.
' leurs esters phosphoriqués, comme dans la voie des pentoses—phosphàtes ou
_
dans la glycogénolyæ.
_
'
