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MAMMIFÈRES QUADRUMANES.
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également de plus ou moins blanches, soit accidentellement, soit par al’binisme. Le crâne présente
des différences Considérables suivant l‘âge ou le sexe; la tête, d’abord éou'rte et arrondie, nit par
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devenirtrès—longue, avec 'le crâne très-déprimé et le museau très-proéminent. Le'Gorille est le plus
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grand des Singes connus, et il peut atteindre et même dépasser assez considérablement une longueur
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totale de lm,65; les femelles sont toujours plus petites que les mâles; et, s’il n’a" pas'toujours la taille
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d’un Homme, o’est—à—dire s’il est inférieur à un Homme” ordinaire, il lui est très-supérieur par les
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dimensions dela tête,‘du cou et du corps, et la différence de taille résulte de la brièveté relative
des membres inférieurs que l’animal, en outre,.tienthabituellement plus ou moins échis.
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Ce Singe habite la côte occidentale d’Afrique, au nord et au sud de la ligne équatoriale; on l’a
rencontré à peu de distance de la rivière lll'oney; il existe aussi assez communément au Gabon, et
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on le trouve surtout sur la rive gauche5du cours d’eau du même nom, à trente kilomètres environ
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au-dessus du village de Denis. D’après le docteur Ford, on l’aurait pris encore plus au sud, jusqu’au
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Congo, et il habiterait la chaîne des Montagnes de _Ci'istal,_qu;i :_s’étend a cent milles environ dans
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l’intérieur de la Guinée.
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C’est un habitant des_forêts, et il__se tient constamment sur les arbres, où on le voit tantôt assis,
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tantôt grimpant, parfois suspendu par les bras, etc. Les Gorilles vivent, assure—ten, en troupes
assez nombreuses, dans}.léSqu_elles il n’y_ aurait qu’un seulmâlé adulte, car le plus—faible serait tou—;
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]OUI‘S tué par le plus fort, qui veht.seùl dominer. Ces troupes changent parfois del—ion d’habitation,
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et il est probable qu’elles font souvent de véritables"émigrfations. Cette” habitude, si elle était bien
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constatée,
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point, comment il se fait que ces animaux, jadis
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signalés par les voyageurs, n’ont plus été revus pendant—: tant
d’années dans les temps modernes. _Le
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ordinaire desCdrilléseStessentiellement végétal.; ils se nourrissent de canne à sucre, des
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fruits du palmier a huile,'du bananier, du gu_ier, du papayer, de diverses racines, etc.; cependant,
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selon M. Ford, ils feraient aussi u”"sage,'.à l’occasion, de subStan'cés animales, ce que pourrait, jus”
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qu’à un certain point, conrmer la forme et la disposition des dents des adultes. L’instinct des Go_
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'rilles'est moins développé que celui des Chimpanzés; il se construisent bien, de même que ces der'
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niers, des sortes de nids recouverts d’un toit, mais ces abris sont beaucoup plus grossièrementfaits; '
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l’eau passe assez aisément à travers les branches et les feuilles qui 'constitu‘ent le toit, et l’animal
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ne semble se retirer dans sa cabane que la n‘uit,restant pendàntléjour àl’air libre, souvent exposé
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à la pluie et.dans une immobilité complété. Le 'Gorillemarche‘ rarement debout, comme le Chim'
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panzé, et, quand il est dans cette position, il se courbe en avant, avance les bras, "pose ses mains
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'sur le sol et imprimeà s’0n corps unm0uvement moitié de saut, moitié débalancemeñt; le plus ha—
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bituellement, il marche à quatrépatte‘s, les pieds appuyés à plat, comme l’Homme, les cuisses pliées
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àangle aigu sur la jambe et les_mainsouvértes‘,-appuyantàterre en arrière et en dehors des pieds,
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les bras-parallèles à la” base du corps, qu’ils supportent en arrière des pieds et non pas en avant. —
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Mais son véritable mouvement de locomotion consiste dans L’action de monter sur les arbres,ce qu’il
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fait avec une très-grandea‘gilité,_malgréSon poids énorme.
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Les Gorilles ne se mêlent pas aux Chimpanzés; ils n’attaqu‘erit pas les premiers l’—HOmme et.‘les '
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animaux; les femelles, ainsi que les jeunes, fuient même à l’approche de. l’ennemi-, mais les mâles,
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adultes l’attendént, se précipitentsui‘ lui, les poils'.d’u. cou hérissé_s, les narihes _dilatées,=_làlëvré ' :
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supérieure tombante, en faisant entendre un cri de guerre a_ssezanalogue à'_celuiduCh-impanzé, et,—
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grâce à leur force herculéenne, ils sont presque
_ren猌esdu-Gorille
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trés—rares, par suite dela terreur° qu’ilinspire;'le's
redoutent beau:
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coup et les fuient;
quenous possédons dans nos musées proviennent—iljs“;pres'cju_e
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tous des ohasseurs_id{’ËlÈéph'a‘rits établis au Gabon, ou de v0yag‘eurs européens. LBSTD1€$
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netriômphent pas toujours du G0rille, et l’on rapporte que s‘il n’est;pas tué. roide_par uneballe,_1l
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saisit le fusil, tord le Canon comme s’il ne s’agissaitque d’un_eÏ_pailil_e,_ etbroieson ' ennemi entre 395
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dents ou_1’étoùffe dans ses bras puissants. Les Gorillés passent p'OUI‘JI‘ÈS%ÔHHgGTÊUX 3.US_$l_à UD_3_ŒI‘B
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qu’ils habitent” :'—O‘n_lesÇ représente Comme enlevan_t_les
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nègresses quand ils'en' trouvent l‘occasion; cependant, malgréles FBÏQÎÏS'DOIUbIÏGPX _dQS
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même récents, ce fait estloiñ 'd’être'parfaitement. démontré.”
Comme_‘ les _Chimpanaes, _: _
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sont regardes par les nègres'du____Gabon_ commedesêtres'l_lïumains,_membres
de'
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mais dégénérés'.: « t)uelqùéS—i111s,‘"dit_M; Savage,
GUXïPTGÎ'
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