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MAMMJFÈRES EN GÉNÉRAL.
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un développementinverse de celui de l’encépbale. La moelle épinière, les nerfs et les ganglions
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n'offrent pas de grandes variations. L’instinct est très—développé chez certains Mammifères, et nous
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n’avons à rappeler à ce sujet que celuidu Chien et du Cheval.
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-
Les fonctions de nutrition sont, chez tous les Mammifères, analogues à celles de l’Homme; néan_
,
moins plusieurs des organes qui s’y rattachent varient plus ou moins profondément. Les dents se
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trouvent dans l’immense majorité des espèces; mais leur nombre, leur structure et les diverses
sortes dans lesquelles on les a séparées, présentent des différences très-tranchées et dont on a tiré
de bons caractères génériques. Habituellement elles sont de trois sortes: des dents incisives, ca—
—
nincs et molaires sur le même animal; c’est ce qui a lieu dans les Singes, dans les Carnassiers, etc.;
mais, dans les Herhivores,
il peut n’y avoir que des molaires seulement. En effet, cette dernière
_
sorte de dents est’essentiellement celle qui
sert à la maètication, tandis,que les autres sont plutôt
utiles pour saisir une proie vivante. Les canines peuvent même quelquefois prendre un grand developpement, et devenir ce que l’on appelle des défenses, comme on peut voir dans l’Êléphant.
—
Chez les Baleines, les dents manquent et semblent remplacées par ces lames cornées si coi1sidé—_
-
lement, elles n’existent plus: tantôt le museau est prolongé en une espèce de bec cerné, arrondi,
—
comme dans l’Échidné; tantôt ce bec, également corne, peut s’aplatir comme dans l’Ornitho—
’
rbynque. L’œsophage ne présente pas de particularités bien différencielles, mais il n’en est pas de
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même de l’estomac, qui varie beaucoup dans sa forme chez un certain nombre de Mammifères.
Dans l’Homme, dans les Singes, dans les Carnassiers et. dans 'un grand nombre d’espèces qui se
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‘
nourrissent soit exclusivement, soit en partie, de chair, l’estomac est simple, c'est-à-dire composé
'
d’une poche unique, et les aliments, après y être restés quelque temps, se rendent directement
_
dans l’intestin; mais, chez les Buminants, cet organe est beaucoup plus complexe, beaucoup plus
—
gros, et composé parla réunion de
particulières: la
hc7*bier, la plus
_
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grande de toutes, qui occupe
gauche une assez grande partie de l’abdomen; le bonnet, second es—
_
tomac placé à droite de l’œsophage, en avant de la panse, dont il semble un appcndice, et dans lequel
’
‘
la membrane muqueuse forme un grand nombre de replis; le feuillet, troisième estomac, plus grand
que le bonnet, placé à droite de la pause,
et qui, connue les deux précédents, communique avec
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l’œsophage; enfin la caillette, quatrième estomac, assez développé, placéà droite du feuillet, assez ‘
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grand, et dont la surface interne sécréteue matière qui jouit de la propriété de faire cailler le '
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lait: les aliments, assez grossièrement divisés par les dents, se rendent d‘abord dans la panse;
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après y avoir séjourné quelque temps, par une contraction particulière, ils sont rapportés dans la
bouche et mâchés de nouveau, ce qui fait dire que l’animal rumine, puis ils sont poussés dans le
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bonnet, de la dans la caillette, et suivent dès lors la voie ordinaire; mais aussi quelquefois les ali—
'
ments peuvent suivre directement leur voie par.l’intermédiaire du feuillet. Dans certains Cétaeés,
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tels que le Dauphin, l’estomac présente_aussi une certaine complication. D’a près ce que nous venons »
‘
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de dire, on voit que les matières animalisées séjournent moins longtemps dans.le corps, comméplus
“
,
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nourrissa'ntes que les substances végétales, qui le sont beaucoup moins, et cela va être retrouvé
‘.
dans les autres parties du tube intestinal; En effet, l’intestin proprement dit varie également beau—
'
‘
coup de longueur et de grosseur, suivant le régime des Mammifères, chez les Carnassiers,‘
pas
.
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plus de trois ou quatre fois la longueur du corps, et .dans‘leBœuf, le Menton et autres Ruminants,
‘
,
il peut atteindre depuis dix à douze fois jusqu’a près de trente fois la lOngueur du Corps de l’a_
,
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ni'mal. L’intestin, dans presque tous les Mammifèrés,serehd à l’extérieur par une oùvertur'e,dis—
‘
tincte, l’anus; mais dans
q_ui’_ontencore d’autresrapports avec les Oiseaux, il
.
débouche'dans un cloaque commun aux orgahbs=nrinaires‘ et,génitaux. Les diverses annexes des or,
'
gane's nutritifs, tels que le foie et le pancréas, sont à peu près toutes constituées sur le même plan.”
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_
L’appareilcirculatoire
semblable à. celui de l’Homme, et le coeur présente toujours deux
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oreillettes et deux ventricules. La respiration, même dans
aquatiques, se fait tou—
_
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_,
jours par des poumons.
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Les organes urinaires offrent quelques variations: les reins, par exemple, uniques de chaque côté
,
du corps dans un grand nombre d’espèces, peuvent être, Chacun en particulier, sùbdivisés en un
grand nombre de lobes, comme dans le Marsouin,par exemple.
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Les l\fammifëres sont très—utiles
'e’ést'da‘ns cette classe que l’on trouve la ])lläpâl‘t
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