Il
.
-
—
_
ii
’
.
..:—l}.
‘t
.
,
.
_
|
'
'
40
.
'
HISTOIRE NATURELLE.
'
_
:
quelques—uns d‘entre eux présente parfois des éminences particulières plus ou m01ns longues et qui
,
'
: Î ' i '.
ont reçu le nom de com—cs; mais ées cornes, formées dans les Ruminants par un prolongement de
.
.
.
' ËÎ
,
l'os du nez, peuvent aussi, comme dans le Rhinocéros, n’être produites que par la réunion—de poils,
..
-
,
-
ét, dans ce cas, purement dépendantes dela peau : ces cornes peuvent être persistantes ou bien .
»
Îi '
'
Caduques, c‘est-à—dire tombant à certaines époques, comme dans les Cerfs, et alors elles portent la
:
_
dénomination spéciale de bois; elles peuvent pousser pendant touté la vie, comme dans le Bœuf et le
_
'
Mouton, et le plus souvent le mâle seul en est pourvu, tandis que pour quelques espèces il y en a
—
; ,
dans les deux sexes.’—Le tronc, à peu près semblablement disposé Chez tous les Mammifères, est plus
_
.
_
'
'
ou moins long; les vertèbres ne varient pas beaucoup, ni dans leur structure ni dans leur nombre.. .. , '_
Quelle que soit'la longueur du cou, le nombre des vertèbres cervicales est habituellement de sept,
'Ï
!_.
_
trés-lOngues dans la Girafe, par exemple, et excessivement minces et soudées ensemble dans. les
'
:
'
Cétacés, et ce n’est qu’eXceptionnellement que l’on en compte neuf dans le Paresseux, et six seulement
‘
:
dansle Lamentin. Les vertèbres
ne varient guère que de douze à vingt; les lombaires diffèrent
_
ï_
‘.
davantage sous ce point de vue: il y en a le plus souvent
sixà sept; mais, de même qu’il peut n’y
.
ë
'
en avoir-que deux ou trois, de même on peut en troùvérneuf; les vertèbres sacrées, qui se soucient
:
_
pour former le sacrum, sont tantôt au nombre d’une seule, tantôt au nombre de deux, trois et jus—
'
'
'
Î
-
qu’à sept. La queue est excessivement variable dans sa longueur,“ et ildoit en‘résulter que les ver—
ë
'
'
.
tèbres coccygiennesou caudaleS qui la constituent doiVent être aussi en quantité assez différente;
'
g
elles peuventmêm‘e manquer chez quelques Mamhtifërés,'et l’on en a constaté de quarante à soixante
.
'
'
dans;diverses espèces; dans les Cétacés, où la queue.sert à la locomotion, les vertèbres offrent en
‘
dessus un os spécial, dit os en V, qui leur donne plus de force. Mais ordinairement la queue, qui
est un organe propre à' maintenir l’équilibre, 'ne sert pas a la locomotion, quoique dans le Kanguroo
.
Î… -
et la Gerhoise elle aide considérablement à l’action du saut. Parfois, de même que dans les Singes
_
Î
_
américains, elle est employée à xer l’animal quand:il grimpe sur les arbres. Les _;côtes sont en même
_
nombre que les vertèbresdorsal—es auxquelles:elles._s’articulent.4Le sternüm, -uni 'à ces dernières
pour former le thoraX, n‘offre pas de bien “grandes .différenéesi Enfin les membres,._plusou moins
_
-
;
Ë'
modiés suivant le milieu dansléqüélvivéntles Mamniiferesçou leur. genre dev—ie, sont presque
=
'
-
toujours au nombre de quatre,tnàis dans leslCétacés— il n’y ;en a_ plus que deux, les postérieurs
_
'
manquant; chez les Chauves—Souris, les“mémbres sont.disposés de manière à soutenir des mem—
,
:
.
'
branes alaires qui leur permettent de.voler; dans lesPhoques, les Cétacés, lès membres sont trahs—
‘
:
'
.
_
formés.en nageoires, etc.; plusieurs de. ces os '0l'frent. quelques différences; divers d’entre eux' s—’a—
'
:
-
_
grandissent ou diminuent, parfois il en n'ait—.de no‘uveaux; c’est ainsi que, dans les Didelphes, un os
'
'
.
'
’
particulier s’ajoute au bassin et sert-à soutenir la pochè.des femelles, que les phalanges des pieds de
_
'
devant,et de derrière
de cinqîà une seule,” et que ces dernières peuvent être ren—
.
_
Ï
fermées dans une'matiére cornée particulière_qu_’onnomme-sabot, etc.. .
_
,
.
',
.
î
—
'
Lesorganes des sens eXistentà leur summum. LeSens_dù toucher est surtout en rapport avec la
'
’
'
_
disposition
et il est_d’aüt3ntjplus sensiblefqùe,_éeux_—ci sont plus libres et recouverts
_
.
î] .
d’une peau plus ne, tandis qu’il d_ei7ient_nul __lorsqu’i‘ls s0nt enc_1*oûtéspar un sabot plus ou meins
: '_
=
.
cerné. L’odorat est tres—marqué chez les Garnassiers_danslesquels les appareils de ce sens sont trés_
.
'
‘
_
développés, et
au_contra£iré,'çda=s les Ruminants. Parfois le nez est transformé en.
_
'
trompe, très—allongéedans'l’Éléphant,etiser't'asaisir;les‘bbjets et »à..'—lesporter à. la bouche;— encore
'
.
__
'
.
assez
les Ta'pi'rs, les (lochOns, les—Musaraignes, la Taupe, etc., et ayant alors pour.
' _
în“
_
mission de fouir_la terre.
liés yeux sont beaucoup plus gros chez ' les Mammifères nocturnes que -
'
;
—
‘
chei“lËeS diurnes, 'chez’certaines espèæs_souterraihés, ainsi-que chez la Taupe, il n’ya
._
'
_
.
.
vestiges d’œil, qui ne semblentplus que représenter l’organe; enfin dans-leseSpéces aquatiques, ils
»
:
"…
_
_
_
sont assezconsidérablement modifiés Les organes de l’audition offrent aussi des modications assez .
1
'.
'
‘
grandes; la forme del’oreille externe présente des caractères particuliers,et l’onsait quegla Conque
_
_
'
g
.
-
'
auditive est surtout très—petite dans les Mammifères aquatiques et dans ceux qui vivent dans le sein
_
Î'
,_
de latérr'e. La gusta-tion existe chez les animaux que nous étudions, mais l’on
sait trop quélést
‘
;
'
son_dégréde développement clîeZ tel ou tel d’entre cuir.
'
' _ë:
.
'
_
…
-
;
;;,»
—
_ ‘ -
_
'
-
'
.
-
Lésystëme nerveux est tres—développé chez les_Mammiféres, principalement 'le,_c_erVea-uaet}_le cer—î
—
:
:;
,
.
velet,'quidevie11nenta.cependant de plt1s en plus petits,_et couve"sfde moins en.moins.—dejcircone
"
;"
:
_
.
"
.
_
:
volutions en
série depuis lil—lemme jusqii’aux Huminants, et ordinairement la'fà'cé Suit
'
-
'_
.
-
—
_
ii
’
.
..:—l}.
‘t
.
,
.
_
|
'
'
40
.
'
HISTOIRE NATURELLE.
'
_
:
quelques—uns d‘entre eux présente parfois des éminences particulières plus ou m01ns longues et qui
,
'
: Î ' i '.
ont reçu le nom de com—cs; mais ées cornes, formées dans les Ruminants par un prolongement de
.
.
.
' ËÎ
,
l'os du nez, peuvent aussi, comme dans le Rhinocéros, n’être produites que par la réunion—de poils,
..
-
,
-
ét, dans ce cas, purement dépendantes dela peau : ces cornes peuvent être persistantes ou bien .
»
Îi '
'
Caduques, c‘est-à—dire tombant à certaines époques, comme dans les Cerfs, et alors elles portent la
:
_
dénomination spéciale de bois; elles peuvent pousser pendant touté la vie, comme dans le Bœuf et le
_
'
Mouton, et le plus souvent le mâle seul en est pourvu, tandis que pour quelques espèces il y en a
—
; ,
dans les deux sexes.’—Le tronc, à peu près semblablement disposé Chez tous les Mammifères, est plus
_
.
_
'
'
ou moins long; les vertèbres ne varient pas beaucoup, ni dans leur structure ni dans leur nombre.. .. , '_
Quelle que soit'la longueur du cou, le nombre des vertèbres cervicales est habituellement de sept,
'Ï
!_.
_
trés-lOngues dans la Girafe, par exemple, et excessivement minces et soudées ensemble dans. les
'
:
'
Cétacés, et ce n’est qu’eXceptionnellement que l’on en compte neuf dans le Paresseux, et six seulement
‘
:
dansle Lamentin. Les vertèbres
ne varient guère que de douze à vingt; les lombaires diffèrent
_
ï_
‘.
davantage sous ce point de vue: il y en a le plus souvent
sixà sept; mais, de même qu’il peut n’y
.
ë
'
en avoir-que deux ou trois, de même on peut en troùvérneuf; les vertèbres sacrées, qui se soucient
:
_
pour former le sacrum, sont tantôt au nombre d’une seule, tantôt au nombre de deux, trois et jus—
'
'
'
Î
-
qu’à sept. La queue est excessivement variable dans sa longueur,“ et ildoit en‘résulter que les ver—
ë
'
'
.
tèbres coccygiennesou caudaleS qui la constituent doiVent être aussi en quantité assez différente;
'
g
elles peuventmêm‘e manquer chez quelques Mamhtifërés,'et l’on en a constaté de quarante à soixante
.
'
'
dans;diverses espèces; dans les Cétacés, où la queue.sert à la locomotion, les vertèbres offrent en
‘
dessus un os spécial, dit os en V, qui leur donne plus de force. Mais ordinairement la queue, qui
est un organe propre à' maintenir l’équilibre, 'ne sert pas a la locomotion, quoique dans le Kanguroo
.
Î… -
et la Gerhoise elle aide considérablement à l’action du saut. Parfois, de même que dans les Singes
_
Î
_
américains, elle est employée à xer l’animal quand:il grimpe sur les arbres. Les _;côtes sont en même
_
nombre que les vertèbresdorsal—es auxquelles:elles._s’articulent.4Le sternüm, -uni 'à ces dernières
pour former le thoraX, n‘offre pas de bien “grandes .différenéesi Enfin les membres,._plusou moins
_
-
;
Ë'
modiés suivant le milieu dansléqüélvivéntles Mamniiferesçou leur. genre dev—ie, sont presque
=
'
-
toujours au nombre de quatre,tnàis dans leslCétacés— il n’y ;en a_ plus que deux, les postérieurs
_
'
manquant; chez les Chauves—Souris, les“mémbres sont.disposés de manière à soutenir des mem—
,
:
.
'
branes alaires qui leur permettent de.voler; dans lesPhoques, les Cétacés, lès membres sont trahs—
‘
:
'
.
_
formés.en nageoires, etc.; plusieurs de. ces os '0l'frent. quelques différences; divers d’entre eux' s—’a—
'
:
-
_
grandissent ou diminuent, parfois il en n'ait—.de no‘uveaux; c’est ainsi que, dans les Didelphes, un os
'
'
.
'
’
particulier s’ajoute au bassin et sert-à soutenir la pochè.des femelles, que les phalanges des pieds de
_
'
devant,et de derrière
de cinqîà une seule,” et que ces dernières peuvent être ren—
.
_
Ï
fermées dans une'matiére cornée particulière_qu_’onnomme-sabot, etc.. .
_
,
.
',
.
î
—
'
Lesorganes des sens eXistentà leur summum. LeSens_dù toucher est surtout en rapport avec la
'
’
'
_
disposition
et il est_d’aüt3ntjplus sensiblefqùe,_éeux_—ci sont plus libres et recouverts
_
.
î] .
d’une peau plus ne, tandis qu’il d_ei7ient_nul __lorsqu’i‘ls s0nt enc_1*oûtéspar un sabot plus ou meins
: '_
=
.
cerné. L’odorat est tres—marqué chez les Garnassiers_danslesquels les appareils de ce sens sont trés_
.
'
‘
_
développés, et
au_contra£iré,'çda=s les Ruminants. Parfois le nez est transformé en.
_
'
trompe, très—allongéedans'l’Éléphant,etiser't'asaisir;les‘bbjets et »à..'—lesporter à. la bouche;— encore
'
.
__
'
.
assez
les Ta'pi'rs, les (lochOns, les—Musaraignes, la Taupe, etc., et ayant alors pour.
' _
în“
_
mission de fouir_la terre.
liés yeux sont beaucoup plus gros chez ' les Mammifères nocturnes que -
'
;
—
‘
chei“lËeS diurnes, 'chez’certaines espèæs_souterraihés, ainsi-que chez la Taupe, il n’ya
._
'
_
.
.
vestiges d’œil, qui ne semblentplus que représenter l’organe; enfin dans-leseSpéces aquatiques, ils
»
:
"…
_
_
_
sont assezconsidérablement modifiés Les organes de l’audition offrent aussi des modications assez .
1
'.
'
‘
grandes; la forme del’oreille externe présente des caractères particuliers,et l’onsait quegla Conque
_
_
'
g
.
-
'
auditive est surtout très—petite dans les Mammifères aquatiques et dans ceux qui vivent dans le sein
_
Î'
,_
de latérr'e. La gusta-tion existe chez les animaux que nous étudions, mais l’on
sait trop quélést
‘
;
'
son_dégréde développement clîeZ tel ou tel d’entre cuir.
'
' _ë:
.
'
_
…
-
;
;;,»
—
_ ‘ -
_
'
-
'
.
-
Lésystëme nerveux est tres—développé chez les_Mammiféres, principalement 'le,_c_erVea-uaet}_le cer—î
—
:
:;
,
.
velet,'quidevie11nenta.cependant de plt1s en plus petits,_et couve"sfde moins en.moins.—dejcircone
"
;"
:
_
.
"
.
_
:
volutions en
série depuis lil—lemme jusqii’aux Huminants, et ordinairement la'fà'cé Suit
'
-
'_
