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ANTHROPOLOGIE. — TYPE BRUN.
ses
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soient cependant assez timides. Ils vivent presqueexclusivement du produit de leur pêche; mais ils
.
se procurent aussi des aliments et des objets nécessaires à la vie en faisant le commerce des esclaves
et aussi celui du sagou, qu’ils savent préparer, et des oiseaux de paradis qu’ils échangent avec les.
'
Européens, principalement contre des piastres, dont ils savent se faire des bracelets. Du reste, ils
'
,
sont excessivement sauvages, connaissent à peine l’usage du feu, et vivent dans une déance mu—
_,
.
tue]lé et permanente, ne marchant qu’armés de leur arc avec deux ou trois carquois bien munis de
èches. Les femmes sont soigneusement cachées aux étrangers, et, lors d’un débarquement d’Eu—
.
l‘opéens, elles se réfugient avec les enfants dans des Cases, loin des côtes. Leur nom de Papous in—
'
‘
dique leur couleur noire par opposition à celle des Boughis et des habitants cuivrés des îles Ina——
‘
laises. A la Nouvelle—Guinée, ils ont rejeté dans l’intérieur des terres les 'I—larf0urs,‘ qui, quoique
=
_
belliqueux et les ayant plusieurs fois vaincus, leur pa‘yent,à ce qu’il paraît, un certain tribu.
'
.
La langue des Papcus n’est guère qu’un idiome parlé depuis Waigiou jusqu’à Doreï, le village
"'
principal de la Nouvelle—Guinée, idiome qui diffère autant du malais que des dialectes des habitants
'
_
du centre des îles; cette langue n’a rien de désagréable ni de dur dans
elle ne
=
produit pas de ces cris discordants et rauques qui caractérisent les tribus sauvages, et même dans la
'
bouche des femmes elle semble douce et harmonieuse. Nous représentons (pl. XXXL fig. 1) un ha—
'
hitant du havre Bercy, et (pl. XXIV, fig. 1) nous donnons le portrait de Monbai, l’un des chefs de
_
la Nouvelle-Guinée.
_
_
' .
'
.
'
La FAMILifE “nes ALFOUROUS, Hanronns ou Anpacms, comme ils s’appellent à la Nouvelle—Guinée,
'
"
comprend les premiers et les plus anciens habitants de toutes les îles de la Malaisie.-Ces peuples,
d’origine brune, ont été chassés par les Malais des rivages de la Nouvelle—Guinée et des Moluques,
"
’
ou se sont alliés à leurs vainqueurs, et, dans les îles les plus avancées de l’Océànie,ils se sont
_
croisés avec les insulaires de—ra‘ce jaune, d’où il doit résulter d’assez grandes différences entre les‘
'
diverses populations que l’on étudie. De là aussi résultent les tableaux différents que nous en' ont
présentés les navigateurs, qui sont loin d’être complétement xés à l’égard de ces sauvages.
.
'
Ces A!fourous ou Mélanésiens, comme les nomme Dumont d’Urville,sont répandus dans un
,
_
vaste espace dans l’Océanie, ou plus spécialement dans la partie qui porte la dénomination de Mé—
-
lanésie. On les trouve, ainsi que nous l’avons dit, dans l’intérieur des Moluques et de la Nouvelle—
'
'
Guinée, et ils peuplentles îles de la Nouvelle-Bretagne, de
de Boùka, de
Bougainville, de la Louisiade, de l'Amirauté, de Salomon, de Santa—Grux, de Saint—Esprit, de la
*
Nouvelle-Calédonie, Fidji, de Logalty, de Vanikoro, de Viti.et de plusieurs autres îles encore; on en
'
'
_
rencontre encore en petit nombre sur quelques points de Formose, des Philippines, de la Cochin—
chine, de la presqu’île de Malaca, de Bornéo, des Célèbes,de Timor, etc.
_
_
._
'
.
'
Toutes ces peu plades, qui ont entre elles une certaine ressemblance,
mal—connues. Lesson,
_
qui a été à même de les étudier'sur les lieux, en présente le portrait abrégé qui'suit :_ « Leur
crâne
'
"
'
est lông, étroit, v0û’té; la face est verticale et nullement proclive; leur taille est'médiocre, bien
_
.
prise, parfois élevée, et à membres robustes, les inférieurs exceptés,‘qtji sont un peu grêles;
leur
'
Î
‘
f
colération est brun—bistré; leur chevelure est ne, noire, épaisse et 'tl’èS-ÏlGXUGUSG, car elle tombe
'
_
_
en mèches très-héùchonnées; le visage est ovalaire; le nez petit'et déprimé, à narines transversales;
'
_
"
le‘menton
petit et bien fait; les pommettes sont médiocres; le frént est élevé; la
'
_
'
'
Ces insulairesnoirâ'tr—es repoussent généralement toutes communications avec les Blancs; ils prb—;
'
’
'
féssent
fétichisme et vivent
en guerre
les uns
les autres; leurs
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-
.
huttessont.”recouœrtes de châunies, leurs villages placés dans_les gorges intériéurésoù dans
_
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__
=
des ‘lÏ0UXj protégés par des accidents de terrains; "ils.emploient l’arc et les fléchés, censtruisent
.
,_
des—‘pi—roguessans balanéier, et sont d’habiles pêcheurs; ils,aiment se .couvrir'_
_
»
corps
passer des bâtonnets 'dans'la cloison du 'neiet dans
des.
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oreilles.-»
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.
En partiecontradictoirefent
nous avons dit d’aprés'Lesson, on rapporte que ces Méla'
‘
*
_-nésiens ont la peau plus noire encore que celle des Éthiopiens; ”quel'angle facial
pas aussi
_
__
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aigu que celui des__Négres;_que leurs cheveux sont courts, laineux; que l’arcade-sourciliére _etles
_
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.
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est: petit, fendu en long; que le nez— est'trës-épaté;
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que ‘la—bouche est grande“, :“…“ saillante‘,
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