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ANTHBOPOLOGIE. — TYPE BRUN
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_—__10ut en présentant aussi quelques légères modications dans leurs traits. Enfin les Nègres du plat
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dits.
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Les Abyssiniens ou Abyssirzs, par leur grand nombre et par leur ancienneté, forment le type de la
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famille. Ces peuples, constitués en corps
de nation de bonne heure et pendant des siècles, avaient
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une civilisation avancée que démontrent des débris de monuments : ils possédaient une littérature
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propre et deux langues parlées voisines l‘une de l’autre: le ghiz et l’âmbarique, ayant de l’analogie
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avec l’hébreu, et des idiomes plus ou moins corrompus; ils avaient embrassé le christianisme à
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une époque reculée. Mais, soumis aux Arabes, avec lesquels ils se sont mélangés, ils sont rapide'
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ment tombés dans un état complet de décadence, et ont embrassé le malmmétisme. Aussi les Abys:
sins modernes ne'représentent—ils plus le type originaire, et faut—il prendre plutôt les Gallas comme
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portant aujourd’hui les traits des premiers habitants de l’Abyssinie.
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Ces Gallas, d’après M. Hochet d’Héricourt, sont les Hommes les mieux faits, les plus noirs et les
plus robustes de la famille abyssinienne; ils professent un fétichisme mêlé de paganismè; ils sont plus
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violents, moins civilisés que les Abyssins, dont ils ne diffèrent pas d’ailleurs pour les habitudes, les
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costumes et même les formes extérieures. 'Ils se couvrent d’espèces de manteaux, et, comme les l’a—
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peus, aiment porter au bras des bracelets en coquilles ou en ivoire d’un seul morceau.
Adonnés à
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l’agriculture, ils sont cependant naturellement guerriers, et ont su conserver l’indépendance de
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leur patrie. Ce pays, qui s’étend entre les deux tropiques, sur—toutel’Afrique orientale, constitue le
royaume de Choa, que ces peuples, chassés de l’Abyssinie par les Turcs Vainqueurs, sont venus
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fonder. Une tradition des Gallas leur donne pour ancêtres des émigrants venus d’au delà de la mer,
sous la direction d’un chef nommé Oullabo-u: le nom de Galla même, qui signie envahisseur,
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vient, encore corroborer cette légende;
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La FAMILLE c..rnn constitue la troisième division de ce rameau, et doit être tout à fait distinguée
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de celle des Nègres proprement dits, dont elle est probablement issue par son mélange avec la race
brune. Les Cafres, en effet, ne peuvent être confondus avec les véritables Nègres à dents proclives
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sur les maxillaires, ni avec les Hottentots, qui en sont également voisins. Ces peuples, d’un noir
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plus ou moins bistré, habitent de vastes territoires; ils sont répandus sur les bords du canal Mo'2a"mbique et sur toute la côte orientale
de l’Afrique, et se rencontrent aussi sur l’ile de Madagascar,
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à Zanguebar, et dans les régions intertropicales de l’Afrique méridionale, jusqu’aUprès du cap de
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Bonne—Espérance. Leur chevelure n'est pas laineuse, mais déjà, comme celle
de tout peuple métis,
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elle eStrud'e, recoquillée et frisée. « Le crâne des Cafres présente, dit M. Eyriès, comme celui des
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Européens, une voûte élevée; leur nez, bien loin d’être déprimé, s’approche de la forme arquée; ils
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ont la lèvre épaisse du Nègre, et les p0mmettes saillantes duiHottentot; leur chevelure;est crépue;
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leur barbe plus forte que celle du Hottentot.— Ils sont en général grands etbien faits; la'couleur de
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leur peau est d’un gris noiràtre qu’on pourrait comparer à celle du fer quand il vient d’être forgé;
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mais le Cafre ne se contente pas de sa couleur naturelle : il se peint le visage et tout le corps d’ocre
rouge réduit en poudre et délayé dans l’eau. Quelquef0is les hommes, et plus souvent les,,femmes,
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'y ajoutent le suc de quelques plantes odoriférantes. Les femmes diffèrent beahcoup'des hommesî par
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la taille :' ellesatæignent rarement à celle d’une Européenne bien faite; d’ailleurs elles-sont "aussi
bien conformées'qiie les hommes. Tous les membres d’unjeune Cafre offrent ce contour arrondi et
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nous admirons dansfles antiques :leur physionomie annonce la doheeui‘ et la gaieté.
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Les habits des C—afrés* sont faits avec—l‘es‘ peaux des animaux qu’ils tuent àla chaSseouîde ceuxqu’ils
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élèvent;=ils) ont pour ornement des anneaux d’ivoire au brasgauche et aux "oreilles; Le:bétailfait
leur principa—le‘ribheês'e; la ”culturede5 terres leur feurnit unerpartiede leur subsistanceJ., de nom—
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breux—troupeaux” de
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ou bouillir laviaùde, et broiént les grains
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