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ANTHBOPOLOGÏE. —- TYPE BRUN.
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aucun changement notable. Elle est au moins contemporaine de celle des bords du
:Nil; cependant, quoi qu’on en. ait pu dire,elle dut toujours en différer, ainsi queles principes reli—
,
.
elle paraît être dérivée. En effet, les Hindous n’ont jamais embaumé leurs morts, ap—
:_
pelé le cadavre de leurs princes aprèsle trépas au tribunal des sages, admis de révélation, non plus
,
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que le principe d’un Dieu véritablement unique, puisqu’ils faisaient le leur triple : delà ce respect
—
_
pour
le nomb'retrois, qui, passé dans l’Occident, y subsiste toujours, et que les pythagoriciens vin—
rent puiser chez les Brahmes avec la métempsyoose, croyance qui n’est qu’une modication de ce
_
principe de l’immortalité de l’âme, dont l’espèce arabique n'admit le dogme que très-tard, ainsi
qu’on l’a déjà vu. Chez les Hindous seulement on vit (et l’on voit encore aujourd’hui, quoique
,
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moins généralement) les veuves se brûler sur le tombeau de leurs époux. » Les Hindous professent
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:
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le bouddhisme et surtout le brahminisme: on connaît leurs pratiques superstitièuses et absurdes,
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leurs extases, ces vœux si contre nature qu’ils exécutent cependant; on sait qu’ils sont très—religieux
à leur manière, et que les pompes du culte sont d’un grandiose que ne peuvent atteindre les fêtes
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,
cathOliques; on a décrit ces temples magniquement ornés, ces processions immenses dans les—
.
,
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quelles les plus démts se font écraser sous les chars lourdement chargés, ces pratiques d’un féti—
_
_
chisme révoltant; enn on n’ignore pas l’obéissance que les Hindous montrent pour leurs brahmes
:
,
ou brahmines, et le respect qu’ils ont pour leurs fakir‘s (Voy. pl. XXVIII). La langue que parlent les
Hindous est le sanskrit, qui a donné naissance auxidiomes thinga, bengali, histoustany et tan10ul,
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et qui elle—même découle du dialecte primitif‘prukrit ou sarawasti balabani.
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_’
Depuis Alexandre, qui s’empara des Indes, les habitants de l’Hindoustan eurent à subir des maî,
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tres nombreux,_lès Arabes, qui y apparürent vers le commencement du huitième siècle de notre
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ère, sous les noms d’Afghans ou de Pataves; les Mongols, qui s’y établirent ensuite; les
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pendant quelque temps; les Portugais, et enn les Anglaisou plutôt les membres de la Compagnie
__._
°
.
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anglaise des Indes orientales, qui y apparurent dès 1601, et qui, aujourd‘hui, après avoir vainéu
les Rajahpouts, les Mahrattes, les Seyts, etavoir neutralisé des peuples voisins, commelesBirman”s‘
.
et les Persans, y règnent en maîtres, malgré de formidables révoltes, et sans avoir pour cela pu
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changer les usages originaires. Quant aux Français, ils ont plusieurs fois essayé de s’établir dans
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:
les Indes, mais ils n’y possèdent plus que leur comptoir peu étendu de Pondichéry.
.
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.
Les races que l’on'peut distinguer dans la famille hindoue sont assez nombreuses, et nous indi—
qu'erons seulement les principales d’après le résumé qu’en donne Lesson, et que nous reproduisons
_
_
-
.
‘
presque textuellement. Les Radjcpoutcs sont grands, vigoureux, et ont le teint blanchâtre. Les Ita—_
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‘
bitants du Kattiwar ont des cheveux blonds et des yeux bleus, et ceux qui ont été s’établir'dans la
chaîne de l’llymalaya sont, suivant Froser, très—blancs, et le plus habituellement ils ont des yeux
.
'
bleu's, la barbe et les cheveux frisés, de couleur chatain et même rousse. Les Maliens de Cachemire
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ont le teint aussi clair que
niéridionaux. .Les Sick—Path ou Ka7‘s du Kaboul sont, au
-
dire de Burney, des Hindous également très—blancs. Mais tout ce qui regarde cesïpeuples ne semble
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,
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pas bien démontré à Lesson, et il se pourrait qu’ils fussent'le résultat d’anciens
Les
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:
Sci/ts professent une religion quileur est particulière. Les Biais sont mahométans. Les Bengal—is,
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ou les habitants du Bengale,sont doux et timides. Les Maltrdttês sont, au contraire, belliqueux, Les
.'
.
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.
_Cingalais suivent les rits de Bouddha : mais tous les ethnographes ne les regardent pas commed‘es
;.
-
Hindous purs. Pritchard distingue, en outre,les Tamouls duDaltkan et diverses autres ,peuplades
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qu’il suppose avoir colonisé dans des temps très—reculés les rivages du Brahrîta—Poutra, dontilSaù—
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cours en descendant de la haute Asie; Les Ctngalais de
distincts des
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Vaidas,"sontèsÏde tribus,arriéréeS_plù“sanciennes de la mème île, soht beuddhistes, et probablement
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d‘origine hindoue, comme semble le montrer la description qu’en donné Davy. Enn les Malabarès
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ou ’I’àmoztlaet lès 'I’ltngas ne doivent très—probablementpas être séparés des Hindous, quoique leur
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langagè‘he soit pas le même que le sanslärit et en diffère notablement. — '
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Ouest {très—peu xé encore aujourd’hui sur les montagnards de l’Inde septentrionale, nommés
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_Pn7‘batigas, qui Sont pèut—êtredeSTamduls; Ces peuplad'es c0nstit_uétfles Bhilsde la chaîne du
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Vindhia, les Coulis du GuZaratè, les Tudas des NilgherieS‘,‘etc.
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_'La_raumm GiTANE Ou Tècuitä_ann constitueïla seconde et dernière division du__rame‘au hin‘d0u; Les
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Gitaoa, Ziizgari ou Iæz‘ngès, plusiZonnus sous” le nom tle'Bohémiéns, et'qui èntreeux s’appellent
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