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ANTHB-OPOLOGIE. -—— TYPE JAUNE.
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familles des races jaune et brune: provenant d’un mélange des deux
des Inde-Chinois et
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des Hindous, ils se sont propagés, bien avant nos temps historiques, dans les grandes îles de la
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Sonde, de Sumatra, de Java, où ils avaient fondé des empires riches et déjà avancés en civilisation.
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Plus tard, ils
des expéditions sur le continent d'où ils étaient sortis jadis, et allèrent s’établir
à Jôkor, en dominant toute la presqu’île de Malak ou Malacéa, d’où provient leur nom national.
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"Peuples navigateurs, les Malais traquèr‘ent de bonne heure avec les Arabes de la mer Rouge, puis
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ils col‘0nisèrent toutes les îles des archipels de l’Est, mais en ne s’établissant que sur les rivages et
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-refoulant dans l’intérieur les premiers propriétaires.
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La taille moyenne des Malais est de t‘“,75 à 1‘“,80 (5 pieds 5 ou 4: pouces) et rarement un peu.
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plus; ils sont assez forts : leur corps
est bien pris, musclé, sans emhonpoint; les membres bien faits,
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quoique déliés; le pied est petit,bien que presque constamment contenu dans une chaussure. La
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contexture. de latête et la proportion de son volume rappellent celles des races caucasiques, mais
les yeux sont un peu plus écartés, ouverts en long,— -bridés aux angles, un peu relevés vers les
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tempes, comme chez les Chinois, protégés par de longs cils, recouverts d’épais sourcils noirs, à pru—
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nelle noire de jais et à cornée tirant sur le jaunâtre; le nez, distingué du from parun enfoncement,
est peu différent du nôtre, assez bien fait, mais gros; la bouche, dont
suivant Bory, est
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d’un violet prononcé, est moyenne, avec des lèvres un peu Colorées, surtout la supérieure, et garnie
de dents verticales blanches, mais qui ne tardent pas à devenir noires et mêmeà tomber, par suite
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de l'usage que tous les—peu ples des contrées chaudes del’Asie ont de mâcher du bétel mêlé avec de
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l’arec et de la chaux. (Voir nos gures de Malais, pl. XIV, g. 1 et "2.) Lesfemmes sont en général
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belles, surtout dans leur jeunesse : leur sein est hémisphérique, élevé, ferme; leur peau, plus claire
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que_celle des hommes, est _unie, sans odeur désagréable: ces
fréquemment usage de
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l'eau, et, après le bain, elles s‘oignent le corps et les cheveux d’huile parfumée, qui entretient la ‘
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souplesse de la peau. «EXcessivement souples, dit Bo‘ry, lascives, et préférant les Européens aux
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hommes de leur
à prouver cette préférence par mille rafnements lubri—
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ques.qui ne sont guère cdnnusque des Chinoises. La multiplicité, la rapidité de leurs mouvements '
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s’allient fort bien avec la .mollesse de leurs allures nonchalantes. Nuhiles de très-bonne heure,
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dès neufà dix ans, on les dit moins
les autres femmes. » _Chez
elles la_vieillesse vient
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vite, et elles se déforment promptement. Les hommes, monogames ou polygames, ne sont pas,
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quoique sensuels, abeau'coup près aussi voluptueux queles femmes, dont ils sont cependant jaloux.
Ils sont généralement férùces, cruels, vindicatifs, sans foi, inconstants, paresseux, et se livrant au
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brigandage et au vol. Chez eux il y a un penchant irrésistible à s’enivrer avec des liqueurs
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tueUSes qu’ils obtiennent de diverses plantes, selon les climats: beaucoup d’entre eux {ont surtout
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abus de l’opium, qui les rend, lorsqu’ils en ont trop pris, furieux et sanguinaires. Marins par excel—
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lence, ils font le cabotage dansles eaux des pays qu’ils habitent,et même fort loinfdé chez eux, et
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par leur piraterie ils: rendent dangereuse lanavigation des mers de l’Inde et dela Clnnells preni
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nent surtout comme nourritùre‘ le riz, le
le fruit de l’arbre à pain; rechercheht‘_'äüSsi
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poisson et ne mangent que plus rarement la chair des mammifères et des oiseaux, et aiment relever
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leurs mets avec une grande quantité d‘épices. Même dans les îles les plus éloignées
et les
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Vres, ils ne vont jamais nus; leurs vêtements consistent souvent, chez les hommes, dans une pièce
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d’étoffexée
reins en manière de petits jupons ou—de caleçons
pas le
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genou; et-pour les femmes, en pagnes plus grandes, contournées, arrêtéeslsous
la gt>rge"pa'r quelque
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noeud et descendant juSqu’aux chevilles; le “haut.clu corps reste habituellement nu‘—‘, excepté
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habitants des villes etchez les guerriers, qdip_ortent sur l’épaule une pièce d’étoffe du’pa‘vseñ
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guise de manteau. Leurs “armes sont le kri‘s_ou lame légère garnie d’Un long fer ou d’une pointe. en .
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dés sabresgros‘sièrement faits,—
et saVenttr'è“s-biéhée servirdu“pmgnard,ret,
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fusils.- Les Malais_s_ont_ïgouvernés pari de
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respect-poïur.‘—les'_—reStes_de$_morts-est
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mécanisme, s’exprime par des
arabes et s’écrit’dé droite a ‘gauéhe:_éependant; quand—"
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leurs affàii‘esŒmmerciales les appellent
Européens,
dont ils ne repoussent pas—la société,_
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ils seserv€nt auSsi‘des caractères
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