…
,
l
‘
_
_
,
—
_
ANTHROPOLUGIE. —— TYPE BLANC.
2241
-
.
La civilisation des Perses a devancé celle des Européens, mais des émigrations de Scythes et de
_
'
Mongols ont postérieurement beaucoup modifié la masse du peuple connu sous le nom actuel de
.
Persans et l’ont successivement amené à l’état de décadence où il se trouve aujourd’hui. Les Per—'
sans modernes s’étendentdepuis le Turkestan jusque dans l’H-indoustan, et dans cet intervalle vivent
«
'
les vrais Persans ou Tadjiks, lesAfghans, les Kurdes, les Arméniens et les Ossètes: ces derniers regardés
'
’
'.
-
_
comme les descendants des anciens Médes, tandis que les Afghans parlent un dialecte dérivé du Zend.
’Ces Afghans,'qui habitent l’Inde, ont, ceux de l'Ouest, la peau très-blanche, tandis que ceux de l’Est
'
_
l’ont basanée: ces peuples ont le nez aquilin, le tour du visage agréable et le profil voisin du type
juif. Les Kurdes sont vigoureux, mais leurs traits sont grossiers: leur bouche grande, leurs yeux
_
petits : expression sauvage, qui contraste beaucoup avec le type persan, remarquable par la
'
'
_
régularité des traits, la grandeur de l’oeil, et une bouche médiocre et bien faite, Les Arméniens ont
'
'
une haute stature, la peau très-blanche, les yeux etles cheveux noirs, comme la grande majorité du
type, une tête bien formée et des traits plus arrondis que ceux des Persans, une chevelure noire et une
.
barbe bien fournie. Les Tadjiks ont conservé toute la régularité des formes des anciens Perses, comme
on peut s’en assurer en étudiant'les bas—reliefs des antiques monuments médo-perses, et, comme on
'
'
peut le voir, en les comparant à ce que les auteurs grecs nous disent de ces peuples; ils ont une
grande stature, un prol long et vertical, une abondance remarquable de cheveux et de barbe : '
’
'
mais cette race, qui constitue la branche iranienne de quelques ethnographes, se modifie plus ou
'
-
moins vers les régions nord et sud orientales de l’Iran, et elle est moins'régulièré à Caboùl qu’à
._
Hispahan. L’Asie Mineure, à l’ouest de l’Arménie, nous présente une population trés;mélangéez
.
outre le type caueasien qu’on y retrouve, en .y’ voit des racesdont nous parlerons bientôt, comme
'
_
'
'
celles des Turcs, des Pélasges et des Celtes. Quant aux Hindous, que l’on rattache parfois à la variété
'
ariane, parce qu’ils parlent un langage semblant dériver du s‘anskrit,no’us préférons, au point de
vue de l’histoire naturelle, les ranger dans une autre race à origine exclusivement asiatique. .
'
'
La RAGE PÉLASGIQUE, grande famille des Pe'lasges ouzdes Grecs, porte aussi les noms de race pélage,
-
suivant Bory de Saint—Vincent, qui y joint les Latins, et de race étruscO—pélage d’après Desmoulins.
'
Les peuples de cette raée ont une tête qui décrit un_ovale régulier; la forme subglobuleuse du crâne,
.
_
.
l’ample et régulière voussure du front, le prol presquevertical du maxillaire supérieur, le peu de
.
saillie des pommettes, soit en avant, soit sur les côtés, tels sont]es caractères de la tête des anciens
-
‘
Grecs, comme l’a montré un crâne de la colléction de Blumenbach, et coinme-l’offrent encore
jourd’hui, au rapport de M. Pouqueville, dans la nature actuelle, quelques types de la Morée : la
_'
_
statuaire antique, de même surtout que nous le voyons dans la tête de l’Apollon Pythien,'et comme
_
_
..
_
le montraient les statues des Phidias et des Praxitéle, présenteun front élevé, un espace interocu—
‘
—
laire asSez grand, avec une très-légère inflexion à la_ràci'ne du nez, ce dernier droitôu faiblement ..
_'
'
aquilin; des yeux grands, largement ouverts, cOuverts d’un sourcil peu “arqué; une lèvre supérieure
_
_
Courte; une bouche petite ou médiocre et d’un gracieux contour; ”un 'menton'saillant, bien arrondi.
_
.
En outre, la chevelure est épaisse et fournie; la taille est bien prise, et les membres sont souples.
.
:
Dans les peupledés grecques,le voyageur que nous avons nommé vante le port majestueux, l’a1r_1m- _
_
_
'
_
posant, les formes élégantes, les beaux traits et la physionomie animée des femmes de Sparte, les traits
,.
'
..
_
mâles, réguliers et la haute stature des hommes; les femmes de Tayg‘ète ont, d_lt‘i—l=“1,e_ port de Pallas,
,
.»
.
’
'
.
_
-
et la Messénienne se fait remarquer par son embonpoint; et, ici,
que sous Ces contours
_
.
.
.
,
-
jgéùéraiix'le type grec
des différences plus ou moins locales: celles—ci portent surtoqt sur
la
‘
.
'_
:
_
cou'leur‘de la peau”, des eheveux_et de l’iris de l’œil; la peau
varie en intensitéde
.
—
‘
blanc presquepur jusqu’aux teintes fortement hâlées; les cheveux des femmes
de Lacedemone,
ou
-
…
.
-_
plutôt des.Maïndtes_._actuelles, sont d’un beau blond et parfois rous'sâtres, e_t—leurs yeux noms.; les
_
.
.
Meæéniennésor‘tt des Cheveux noirs, etc.; ces variations, qu’on'remarque aujourd’hui, l’ont égale—.
,
»—
.
_
'
'
ment été jadis. La taille.de c‘es-peu’pleseSt- médioére, et la tété.y paraît petite par'l‘8pp'ül‘t au COTPS?
' _
'
‘
'
'
.,
le-piéd est un peugrahd,la jambe légèrement grasse,. Les “deux sexes
seforment de bonne heure _'
_
_
_
en raison de la chaleur'du. climat.…“
_
"
’
'
,' i_'
_
'
"
—
"
.
'
_
_
_
f—_
_
_
Les Pélasges ont_été les _'ba.bitants”primitifs de la
a été avancée parles
-
"
" '
‘
.
'
lumieres venues de l’Égypte et de l’Orient, maisdont'l_e'génie pritUn_eSSOr
.
.
'
_
'._
_":
_
tête de la dv”ilisati"on par leur ardeur g—uerrière,_la sagessedé leurs lois, leur Supér19r1té
'
;
'
Précédent

- 309/448

Suivant