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HISTOIRE
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uatée, etc.; le feu de forge est employé poun éprouver les pierres à chaux, lesargiles,
et même
quelques métaux, etc.
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Mais ces essais, tout en étant sufsants dans beaucoup de cas, ne peuvent pas touîj“ours remplacer
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l’analyse complète, pour laquelle toutes les ressources de la Chimie doivent être employées, et qui,
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seule, donne la composition véritable du corps qui lui est soumis. C’est ainsi que l’analyse doit tou—
jours être faite rigoureusement pour les minéraux nouveaux, et que les essais chimiques ne doivent
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guère être usités que pour reconnaître des corps déjà décrits.
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Sous le rapport de la composition intime que l’analyse démontrera, les minéraux peuvent varier
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entre eux assez considérablement. Les uns sont visiblement hétérogènes, c’est—'à—îdire formés de
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substances difféfentes‘agglutinées ensemble dans une'même pâte ou gangue : tel‘èSt, par exemple,
le Granit; les autres homogènes, soit plutôt visiblement que réellement, comme l’Argil6,qu’à l'aide
de_verres grossissants on voit formée de particules différentes, soit tout à fait homogènes, au moins
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mûr nos’moyens;d’investigation, comme les corps simples. En outre, les minéraux peuvent être
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simples dansléur'jcompcsition; binaires, comme les Oxydes, les sulfures,
chlorures, quelques
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alliages;
que les hydrates d’oxydes, beaucoup de sels“; quaternaires,
L’ana—
lyse
les substances qui entrent dans un minéral, mais elle doit faire
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plus, et exprimerdans quelles proportions se trouvent les éléments constituants: la masse totale
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étant prise pour 100,“ On etidédùit en quelleproportion se rencontrent les corps simples qui s’y trouvent.
.
On amême été plus loin encore, et, comme les atomes ou les dernières particules des corps ont, d"—-a—
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près la Chimie, des poids relatifs particuliers, l’analyse chimique montre combien, pour un atome
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d’une certaine sorte de substance, il entre d’atomes de chaque autre sorte de substance dans une
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molécule de l’espèce minéralogique. Dans les analyses, pour aider la mémoire, sans avoir à répéter
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en entier le nom des corps composants d’un minéral, on est convenu d’adopter des formules em—’
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pruntées en quelque sorte aux mathématiques, et produites en général par une ou deux des lettres
du nom françaisp_u latin duminéral : c’est ainsi, pour citer quelques exemples, que le Carbone est
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représenté par la lettre C; l’Eau, par Hy; l’Argent, par Ag; le Cuivre, par Cu; le Plomb, par Pb,— le
,
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Zinc, par Zn,— le Mercure, par Hg; 'la’ Potassè, par K, etc. : on a même fait plus, et des points en
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nombre variable et placés au-dessus des lettres indiquent si ce sont des acides, des'-oxydcs,'etc.,
dans lesquels entre le minéral indiqué. Ces procédés d’analyse, ou plutôt de nomenclature, sont des
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plus importants, mais il ne nous’est pas permis de les exposer en détail'dah$ ce cohrt
,
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L’analysene suft pas toujours seule pour dénir un minéral, -m_ênÏiefäch'imiquement. En effet, il
existe des corps qui, aVec la“ même composition relative, diffèrent cependant spéciquement; car ils
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n‘eut pas la même formecristalline,
et il faut alors avoir recours à l’ensemble des propriétés phy“
siques, mécaniques et tactiles. Ces cas, qui se présentent très—rarement dans la nature, comme,-par
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exemple, dans le Calcaire commun, qui cristallise en rhomboïde, et dans l’Arragonité, qui forme
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des prismes très-différents, sont, au contraire, assez nombreux parmi les corps articiels produits
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dans les laboratoires : ce sont les minérauæ que l’on nomme isomères.
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Les propriétés mécaniques des'corps bruts, tout en ayant moins de valeur—que les propriétés 'phy:
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siques et chimiques, en ont encoré’une“asSezÿgrande.
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La dureté,“ en Minéralogie-, est cettepr0priété des corps de résister plus ou moins à l’action d’étre
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entamés par un instrument tranchant,
et elle estainsi ”manifestée parceque le minéral petit plùs0'u
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mdins"facilement être rayé. Par conSéquéht, la
pas ici, comme dans le langage Vulgaire,
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la fragilité :. c’est la faculté de pouvoir se désà-g1*éger facilement et Sans le moindre
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choc, et un mêmeminéral peut à la fois être dur et fragile. Ladurèté est un caractère utile à con__
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sul-ter, et dépend de la disposition moléculaire des corps—, quoique
mélangé hétérogène
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; sufsep‘our la fairevarier dans une-mêmeÏespèce : avec la moindre peinte.de rer onjpeut déterminer
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_; ï,'s_i'_tel_le roche
est calcaire ou.quartzeuse, car la première se laisse facilement ”rayer en blan0, tandis
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que l‘autre,
attaque la pointe et
lui résiSteÏ_ Le Diamant est le plus dur de tons les mi'-_
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ilne'peutètre rayé'que par lui-même, et rayé touslesàutres; le Talc est, lui, tenta—l’opposé,“
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le plus mondes corpsbruts. On a, entre ces deux,minéraux, pris comme types,'disposé huitaùtres
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substances: le _C0rindéh,la Topaze, le Quartz, ‘le Feldspath, _l’Àp‘at‘hite, le 'Fluor,£leCalcaireet le
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Gypse, qui sont de Bioinsenînoins dures, et on & appliqué—à Chacune d’elles
et par _'
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comparaison avec elles onapu dresser une espèce de table relative'de fla'Ï-durèté de
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