.
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1i
lNTRODUGTION.
9
'
_
Avant Linné et Buffon, ou en même temps qu‘eux et après' eux, nous nommcrons Spailanzaui,
_
l’un des premiers micrographcs; Bay, le créateur de l’école anglaise; Vioq-d’Azyr, qui fonda l‘ana—
tomie comparée; Haller, que l‘on peut regarder comme le premier initiateur de la physiologie mo—
derne; de Géer, Réaumur, Fourcroy, Eabricius, qui étudiérent les Insectes, soit sous le rapport de
leurs moeurs, soit sous celui des genres et des espèces; de Lamarck, qui s’occupa de la zoologie gé—
nérale, et surtout des animaux sans vertèbres,
et t aussi d’excellents travaux sur les végétaux;
Gall, qui, pour étayer la science problématique de la phrénologie, posa, en France, conjointement
avec Spurtzein, les bases du système nerveux; Ûken, en Allemagne, le chef de la philosophie pan—
théistique; de Lacépède, qui chercha à compléter l‘histoire naturelle des animaux supérieurs de .
‘
_
'
Buffon, en traitant des Cétacés, des Reptiles et des Poissons; de Gouan, de Broussonnet, de Bosc,
'
_<° ».—;.ç;‘
qui rent avancer la zoologie; la célébre famille des de Jussieu, qui fonda les familles naturelles
en botanique; llaüy, quiassit la minéralogie sur de nouvelles bases : sur celle de la cristallograpbie;
' —
_
des naturalistes célèbres, qui poussèrent la géologie dans une voie nouvelle, tels que Werner, qui
'
traita la science entière; Nicolas Desmarest, qui s’occupa des volcans, et montra, ce qu’on ne sup—
posait pas jusque-là, la nature ignée de nos montagnes d'Auvergne, Dolomieu, qui traita d’impor—’
,
tantes questions géologiques, etc.
,
'
'
,
'
La dixième période comprend l’époque actuelle; elle est ouverte par les entreprises hardics et si
'
-
utiles pour la science des (look, des Bougainville, des Vancouver, et se continue encore aujourd’hui,
_
..
renferme les découvertes innombrables des savants naturalistes des temps actuels, prend pour points
'
Ï
_
d‘appui l’observation et l’expérimentation, se sert du secours de la physique, de la chimie et des
’
,
mathématiques, et emploie surtout le microscope, cet agent nouveau, qui ne date pas de trois siècles,
_
—
et a été si complétement perfectionné; elle explore, sous tous les points de vue, les régions les plus
'
éloignées du globe;’et, pour ne parler que de travaux français, l’Australasie est encore étudiée par
_
'
Pérou et Lesueur, dansl’expédition de Baudin; par ltill_,.,Quoy et Gaimàrd, par Hombron, Mill. Jac—
{
‘
quinot, le Guillon et Dumoutier, dans celles de Dun1ontd’Urt7ille; par Lesson et Gai‘not, dans celle
:
de Freycinet, Souleyct etEydoux, par M. J, Verreaux, déjà connu par ses recherches personnelles
_
et celles de sa famille aux environs du cap de
etc.; l’Amérique, ‘a laquelle le
‘
_
nom de de Humboldt restera à jamais
vue
de ‘nouveau dans diverses de ses parties par Le—'
sueur, Gaudichaud, par MM. Th. Lacordaire, Sallé, Castelneau et Deville, etc.; la guerre elle—même
‘
.
}—
aide l’Histoire naturelle; les expéditions scientiques en Égypte et en Algérie ontlieu, et bientôt
_.
' _
probablement la Chine viendra à son tour. Les gouvernenÏents européens agissent comme ceux de
_
:
.
la France : l’Angleterre et la Hollande étudient surtout les productions de leUrS colonies idiennes;—'
la Russie, les centrées orientales de l‘Asie; l’Allemagne et l’Italie, leur propre sol, etc.; et l'Amérique
_'
elle-même, des que son émancipation l‘assoit sur de stables bases, tient à honneur de faire connaitre
.,
,
'
'
les animaux et les végétaux qui y croissent, les minéraux qui s’y trouvent. La paléontologie naît, et ‘
déjà elle tend à arriver à son apogée. Enn, tout—récemment:une branche spéciale de la science,
'
;
qui pourrait peut—être commencer une onzième période, celle de l’application, apparaît et
"
'
les naturalistes peut-être trop loin. N'oublions pas encore de dire qu’à notre époque appartient en_
‘
core la tératologie et l’embryogénie. Que de noms il y aurait à prononcer dans cette période!
.
Quoiqu’elle soit trop rapprochée de nous pour que_noùs
osions le faire complétement, nous devons
cependant en indiquer quelques—uns, et surtout parmi les naturalistes français. On a déjà—nommé
’
*
".
_
,
le principal d’entre eux: Georges Cuvier.
Guvier,_réunissant en lui et Linné et Buffon, deve—
.
—
nant le modèle à suivre dans la manière d’écrire l’Histoire naturelle, sous le double rapport du
…
style et de la méthode; G. Cuvier, posant la base de la zoologie
Tableau
des
Mama,
Règneanimal, mettant l’A77atomic 00771par‘ée en‘corps
,
_
'
—_
_
surtéutévoquant du sein dela terre les races perdues qui en peuplèrent autrefois lasurface,_éclai—Ï_ -
.
__
'
_
_
rant_la géologie et la Zoologie l’une par l’autre, et établissant, comme on
dit,-les chartes ou
_
_
_
furent déposés les titres chronologiquesd’un monde primitif—La même époque produisit Etienne
-
'
.
—
Geoffroy SaintJ—lilaire, aussi celebre comme anatomisi‘e que comme zoolo-giste, de Blainville, qui
_
«
.
.
'
établit la série
l’anatomie sur de nouveaux principes, et_lit monter
si haut
la pa—
'
_
léontologie, dans sa savante Ostéologie; Alex;Brongniaft, qui, après avoir donné une classiéation_
-
__
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,
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des Reptiles,
plus dans“ toute sa longue carrière que-des sciences
naturelles inqrga— [
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niques, devient l’historien des couches géologiques des environs de Paris; de
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